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Enfants de l’Assistance publique

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Les enfants de confession juive recueillis par l’Assistance publique (1940-1944)
AP-HP
Une plaque est dévoilée en l’honneur de Joseph Nadanowska, l’un des « enfants de confession juive recueillis par l’Assistance publique »

Corps de texte

Une plaque en l’honneur de Joseph Nadanowska, recueilli en 1942 à l’âge de 4 ans par l’Assistance publique suite à l’arrestation et à la déportation de sa mère à Auschwitz, a été dévoilée ce matin en présence de Monique Nadanowska, veuve de Joseph Nadanowska, de  Maître Serge Klarsfeld, Président de l’association des Fils et des filles de déportés juifs de France, et de Martin Hirsch, Directeur Général de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, dans le hall du bâtiment Victoria, au siège de l’AP-HP.  Joseph Nadanowska, confié au service des Enfants assistés de la Seine en 1942, n’a jamais connu de son vivant ni l’identité de sa mère ni le sort terrible qu’elle avait subi.

Une étude rédigée par Antoine Rivière, maître de conférences à l’Université Paris 8, sur « Les enfants de confession juive recueillis par l’Assistance publique (1940-1944) » a également été présentée ce matin. Elle a été menée à la demande de Martin Hirsch qui s’est engagé, dès son arrivée à la tête de l’AP-HP, à la faire réaliser, répondant ainsi à un souhait récurrent de l’association des Fils et filles des déportés juifs de France, présidée par Maître Serge Klarsfeld.

Parmi les 55 000 mineurs recueillis par l’Assistance publique de Paris entre 1940 et 1944, 184 enfants juifs ont été identifiés. La plupart ont vécu relativement longtemps en famille avant d’être confiés à l’institution parisienne (près des deux-tiers d’entre eux ont plus de 4 ans lors de l’admission). Nés en France, ils sont pour beaucoup des fils et filles d’immigrés venus d’Europe de l’Est (principalement de Pologne) s’installer à Paris dans l’Entre-deux-guerres. Souvent très modestes, les familles dont ils sont issus basculent dans la misère lorsque la guerre éclate et que les mesures antisémites se succèdent.

À partir des dossiers individuels des enfants assistés, une source d’une grande richesse, l’étude d’Antoine Rivière, qui n’est que le premier jalon posé sur un front pionnier de la recherche historique, entend répondre à trois interrogations principales. Quels sont les itinéraires et les circonstances qui ont conduit ces enfants à l’Assistance publique ? Comment sont-ils traités au sein de l’institution ? Que deviennent-ils  au lendemain de la guerre ?

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