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Les cancers gynécologiques en détail

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Prévention et dépistage

Le cancer du col de l'utérus

Il représente le 3ème cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde ; mais dans les pays industrialisés et en particulier en France, le dépistage et la vaccination contre le Papillomavirus HPV ont permis de réduire considérablement sa fréquence (environ 3000 nouveaux cas par an en France).

  • La prévention du cancer du col de l’utérus vise à empêcher le développement de la maladie et il repose actuellement sur la vaccination contre le Papillomavirus HPV. L’objectif de la vaccination contre le Papillomavirus HPV est d’éviter le risque d’infections par les deux virus (HPV 16 et HPV 18) qui sont le plus souvent la cause principale des cancers du col de l’utérus. La vaccination contre le Papillomavirus HPV est recommandée en France chez toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, et en rattrapage vaccinal chez les jeunes filles de 15 à 19 ans n’ayant pas été encore vaccinées. Elle consiste en 3 injections.
  • Il est très important de rappeler que la vaccination contre le Papillomavirus HPV et le dépistage par frottis, sont complémentaires et que le dépistage par frottis reste indispensable, même chez les femmes vaccinées.
  • L’objectif du dépistage du cancer du col de l’utérus est de détecter des cellules précancéreuses ou de faire le diagnostic précoce d’un cancer du col de l’utérus.
  • Le dépistage du cancer du col de l’utérus repose sur la réalisation régulière de frottis qui permet de rechercher la présence de cellules anormales ; si des cellules précancéreuses ou des cellules cancéreuses sont identifiées, un traitement local peut être proposé.
    • En pratique, en France, un frottis de dépistage est recommandé tous les 3 ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans ; malheureusement, il n’est pas ou effectué irrégulièrement dans environ 50% des cas. Des études ont montré que si toutes les femmes réalisaient régulièrement un frottis, la fréquence de ce cancer pourrait diminuer de 90% et ce cancer en France, pourrait devenir une maladie rare.
  • Le cancer du col de l’utérus est souvent diagnostiqué chez des femmes jeunes, autour de l’âge de 40 ans, posant fréquemment des problèmes de préservation de la fertilité. Son évolution et sa gravité dépendent du volume de la tumeur et de la présence ou non de cellules cancéreuses à distance.

Le cancer du corps utérin

Avec plus de 6300 nouveaux cas par an, le cancer du corps utérin aussi appelé cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique (hors cancer du sein) le plus fréquent en France, avec un pronostic favorable quand il est détecté tôt. Il survient généralement après la ménopause, avec un âge moyen de 68 ans au moment du diagnostic. Une obésité, un diabète et un traitement par tamoxifène semblent augmenter le risque de cancer de l’endomètre.

  • Il est le plus souvent diagnostiqué à un stade précoce avec un pronostic favorable.
  • Le traitement repose sur des interventions effectuées par chirurgie mini-invasive, éventuellement complétées par de la radiothérapie.
  • Cependant quelques formes sont de moins bon pronostic et requièrent des prises en charge spécialisées.
  • Enfin, il existe une forme génétique (syndrome de Lynch) qui peut bénéficier d’un dépistage et d’une prévention.

Le cancer de l'ovaire

Avec environ 4400 nouveaux cas par an, les cancers de l’ovaire représentent la 5ème cause de cancer chez les femmes, après les cancers du sein, les cancers du poumon, les cancers colorectaux et les cancers de l’endomètre. Le cancer de l’ovaire est le plus grave des cancers gynécologiques.

  • Il est souvent découvert à un stade avancé, le dépistage étant inefficace.
  • Le traitement repose sur des interventions importantes et de la chimiothérapie, de préférence effectués par des équipes entraînées à cette pathologie.
  • De nouveaux traitements apparaissent (thérapeutiques ciblées) qui modifieront peut être le pronostic de cette maladie.

Comment savoir si j’ai un cancer gynécologique ?

Alors que les cancers du col de l’utérus peuvent être dépistés à un stade très précoce lors de frottis, il n’existe pas d’examen simple qui réalisé systématiquement, permettent de détecter les cancers de l’endomètre et les cancers de l’ovaire.

Certains signes particuliers comme la survenue de saignements anormaux (en dehors des règles, chez une femme ménopausée), la présence d’une gêne abdominale, de douleurs pelviennes et/ou une augmentation du volume abdominal, peuvent évoquer un cancer gynécologique et doivent amener les patientes à consulter leur médecin. Dans un certain nombre de cas, les cancers gynécologiques évoluent à bas bruit, sans signe clinique particulier et ce fait, ils sont diagnostiqués à un stade tardif de la maladie.

Les traitements actuels des cancers gynécologiques

Les traitements des cancers gynécologiques dépendent de la localisation de la tumeur, du stade de la maladie (volume de la tumeur, extension locale et à distance, présence ou non de métastases) et de l’état général du patient.

En France, pour chaque patient atteint d’un cancer, le choix du traitement est discuté en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) en présence de différents spécialistes, oncologues, gynécologues, radiothérapeutes, chirurgiens…

Lorsque le médecin revoit le patient, il lui explique le traitement envisagé et lui remet un document appelé « Programme Personnalisé de Soins » qui contient un ensemble d’informations (plan de traitement, dates de RV, personnes à contacter à l’hôpital…).

pour le cancer du col de l'utérus

Le traitement du cancer du col de l’utérus dépend du stade de la maladie.

  • La chirurgie qui est le traitement de référence en cas de maladie localisée, consiste à retirer la tumeur et des ganglions au cours d’une intervention chirurgicale.
  • Une curiethérapie peut aussi être proposée avant ou après la chirurgie, éventuellement en association à la radiothérapie. Cette technique de curiethérapie qui consiste à implanter une source radioactive directement au niveau de la tumeur et/ou dans son environnement permet de détruire directement les cellules cancéreuses.
  • Le traitement des stades avancés repose sur une association de radiothérapie et de chimiothérapie (radio-chimiothérapie concomitante). Des résultats prometteurs avec de nouveaux médicaments pourraient permettre dans l’avenir d’augmenter les réponses au traitement.

pour le cancer de l'endomètre

La chirurgie est le traitement de référence du cancer de l’endomètre ; elle permet de retirer l’utérus et les ovaires au cours d’une intervention chirurgicale. La radiothérapie est également indiquée dans le traitement du cancer de l’endomètre ; il peut s’agir d’une radiothérapie externe ou d’une curiethérapie qui consiste à implanter une source radioactifs directement au niveau de la tumeur et/ou dans son environnement. Une chimiothérapie peut être proposée, avant et/ou après la chirurgie ou la radiothérapie.

pour le cancer de l'ovaire

La chirurgie et la chimiothérapie constituent les deux principaux traitements du cancer de l’ovaire. Comme pour les autres cancers, le choix du traitement dépend de nombreux facteurs parmi lesquels, le stade de la maladie, l’âge de la patiente et son état général et l’existence d’autres maladies associées.

Chirurgie robotisée en gynécologie à l’HEGP, AP-HP  (Pr Anne-Sophie BATS)

La chirurgie robotique se développe en gynécologie depuis 2005 avec la réalisation de la première hystérectomie robot-assistée. Cette technologie offre une vision 3D haute résolution, une exposition contrôlée par le chirurgien, une précision ainsi qu'une très grande amplitude de mouvement.  En cancérologie gynécologique, la chirurgie robotique s'est largement développée ces dernières années dans la prise en charge des cancers de l'endomètre ainsi que des cancers du col. 

Dans les cancers de l'endomètre, elle permet de limiter les pertes sanguines ainsi que le taux de transfert en hospitalisation complète suite à une intervention en chirurgie ambulatoire (ou taux de conversion), avec une durée d'hospitalisation plus courte. Elle paraît tout particulièrement intéressante chez les patientes obèses. 

Concernant les cancers du col, on retrouve les mêmes résultats avec la possibilité de développer des techniques chirurgicales délicates, telle que la chirurgie avec préservation nerveuse. La biopsie du ganglion sentinelle par fluorescence peut également être facilement réalisée par chirurgie robotique. Cette voie d'abord permet par ailleurs de repousser les indications de chirurgie mini-invasive, notamment pour la prise en charge des récidives de cancer du col ou encore des cancers de l'ovaire. 

Des études montrent la faisabilité de la chirurgie robot-assistée en ambulatoire. Elle facilite également la formation chirurgicale et accélère la courbe d'apprentissage des chirurgiens.  

 

Dans le classement Le Point des hôpitaux 2017

L'hôpital HEGP figure en bonne place dans le classement des hôpitaux 2017 proposé par le magazine Le Point, pour les spécialités suivantes :
> 1er pour cancers gynécologique, hypertension artérielle
> 4ème pour chirurgie des artères, 7ème pour glandes salivaires
> Autres spécialités pour lesquelles l'hôpital apparaît dans le classement :  cancer du colon ou de l'intestin, cancer de la vessie, maladies hormonales, cancer orl, urgences de la main, chirurgie de l'obésité, stimulateurs cardiaques, chirurgie des carotides, cancer du sein, cancer du poumon, adénome de la prostate, infarctus du myocarde, cancer de la prostate, chirurgie cardiaque, vésicule biliaire, pneumologie, appendicite, cancer du rein
Voir l'ensemble des résultats des hôpitaux de l'AP-HP

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