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Un générique est un médicament qui a les mêmes propriétés pharmacologiques et thérapeutiques que le médicament princeps dont il est la copie. Il contient exactement la même quantité de principe actif et peut donc être substitué en toute sécurité.
La prescription médicamenteuse est toujours un acte médical complexe et à risques. Tout médicament peut avoir des effets indésirables qu'il soit princeps ou générique. Pharmacologiquement, les génériques n'ont pas plus d'effets indésirables que les produits princeps et les quelques cas cliniques de déséquilibre thérapeutique lors de passage d'un médicament à l'autre sont plutôt les témoins d'une instabilité thérapeutique que d'une moindre efficacité du générique. Les données pharmacologiques permettent donc d'avoir une sécurité vis-à-vis de l'emploi de ces traitements mais il est nécessaire d'avoir aussi l'adhésion du patient pour éviter tout effet nocebo du générique. En dehors de ces rares cas, le générique n'a que des avantages économiques sans désavantage thérapeutique et l'AP-HP s'engage, comme pour d'autres exemples d'actions dans le cadre du contrat de bon usage des produits de santé, à favoriser l'utilisation des génériques. Cet engagement nous concerne tous et impose la mobilisation de chacun.
La diversité des génériques disponibles sur le marché permet actuellement de soigner la plupart des maladies, qu’elles soient aiguës ou chroniques. Les génériques ne se trouvent toutefois pas pour toutes les catégories de médicaments. Ils ne peuvent exister que sous la forme d’une solution utilisée par voie injectable ou d’un médicament pris par voie orale. Les médicaments appliqués de manière locale et qui ne sont pas absorbés au niveau du tube digestif, comme les collyres, les pommades, les aérosols…, peuvent avoir des propriétés physico-chimiques liées aux excipients ou à la fabrication qui rendent impossible la comparaison au produit princeps. La bio-équivalence du médicament, qui garantit une efficacité identique à celle du médicament d’origine, ne peut pas être démontrée. Les données pharmaceutiques permettent de s’assurer in-vitro que le produit a la même composition que le princeps, tant pour la molécule active que pour les excipients à effet notoire.
Un médicament générique possède les mêmes propriétés pharmacologiques que le produit princeps. Ils peuvent donc être substitués l’un à l’autre sans modification de l’activité thérapeutique. Un médicament générique répond aux mêmes exigences de qualité, de sécurité et d’efficacité. Certaines réticences concernant les génériques ont pourtant la dent dure. La remise en cause de leur efficacité repose sur des facteurs psychologiques susceptibles d’avoir une incidence sur l’effet souhaité. Certains malades, notamment les personnes âgées, sont particulièrement attachés à leurs médicaments habituels. Un générique peut avoir une forme, une couleur, un goût différent de celui du produit princeps. Même si les données pharmacologiques apportent l’assurance d’une parfaite bio-équivalence et garantissent une efficacité efficiente, l’effet placebo, ou dans le cas présent, plutôt l’effet nocebo, peut induire inconsciemment une suspicion quant à l’efficacité du médicament. Ainsi, dans certains cas particuliers, notamment chez les patients épileptiques difficiles à équilibrer, la substitution par un générique peut être mal ressentie par le malade lui-même et ce malaise peut, à lui seul, participer au déclenchement d’une nouvelle crise. Il reste donc essentiel pour le médecin et le pharmacien de bien expliquer l’équivalence du générique et ne pas forcer un malade à prendre un générique contre son gré au risque qu’il ressente, même si cela n’est pas fondé pharmacologiquement, une moindre efficacité.
Bien se soigner tout en dépensant moins…Efficaces et fiables, les génériques sont en moyenne 30% moins cher que les médicaments de marque. En 2006, les médicaments génériques ont permis d’économiser 6,7 millions d’euros en Ile de France. Un prix réduit qui s’explique par le processus de fabrication du médicament. Les génériques n’occasionnent que le coût de fabrication, les frais de recherche et de développement de la molécule ayant déjà été réalisés. La demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) revient donc à un tarif inférieur se répercutant sur le prix de vente du médicament.
A côté des 500 millions d’euros de médicaments hospitaliers dépensés à l’hôpital pour les malades hospitaliers, une somme comparable est dépensée pour des médicaments prescrits à l’AP-HP mais dispensés par les pharmacies de ville. Il peut s’agir d’ordonnances faites aux urgences, en policlinique, en consultation externe ou lors de la sortie des patients, après une hospitalisation traditionnelle, de jour ou de semaine. Cette ordonnance, même si elle est issue de l’hôpital, sera dispensée par les pharmacies de ville et suit donc les mêmes règles de substitution possible pour les médicaments génériques. Cependant, il est à noter que les pharmacies de ville ont moins tendance à substituer les médicaments génériques issus d’une ordonnance de l’AP-HP (58 % de substitutions) alors qu’ils les prescrivent plus facilement (70 % de substitutions) quand ils sont proposés par un médecin sur une ordonnance de ville. Un taux de substitution identique pour les ordonnances AP-HP aux taux observés pour les ordonnances de ville permettrait de faire une économie pour la Sécurité Sociale de l’ordre de 6 millions d’euros par an.
L’Assistance Publique Hôpitaux de Paris et l’Assurance Maladie de Paris ont signé le 12 décembre 2007 une convention de partenariat afin de développer la prescription de médicaments génériques prescrits par les médecins hospitaliers. Par cet accord, l’Assurance Maladie entend amplifier la dynamique de maitrise médicalisée de l’évolution des dépenses, et L’AP-HP poursuivre une démarche d’amélioration de la qualité des soins, de promotion du bon usage et de la sécurisation du circuit du médicament, engagée depuis plusieurs années. Pour développer préférentiellement la délivrance de génériques, quand ils existent, aux patients vus à l’hôpital, l’AP-HP a développé plusieurs dispositions :