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Covid-19 : Revue systématique de l’efficacité clinique et immunologique des vaccins chez les personnes immunodéprimées

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Préparation d'un vaccin contre la COVID-19
Préparation d'un vaccin contre la COVID-19 -
AP-HP
L’équipe du centre d’investigation clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur de l’hôpital Cochin AP-HP, de l’Inserm et d’Université de Paris coordonnée par le Pr Odile Launay, a effectué une revue systématique de la littérature des études d’immunogénicité et d’efficacité des vaccins Covid-19 chez les personnes immunodéprimées. Elle a conclu à un risque de faible immunogénicité des vaccins Covid-19 parmi les personnes immunodéprimées, particulièrement chez les transplantés d’organes solides et les patients atteints d’hémopathies malignes. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication le 17 novembre dans la revue Clinical Microbiology and Infection.

Des données suggèrent que les vaccins Covid-19 seraient moins efficaces chez les personnes immunodéprimées, qui sont à risque élevé de Covid-19 sévère.

Les chercheurs ont conduit une revue systématique de la littérature des études d’immunogénicité et d’efficacité des vaccins Covid-19 chez les personnes immunodéprimées. Elles ont utilisé les bases de données Medline et Embase, incluant toutes les publications sur l’immunogénicité et l’efficacité des vaccins Covid-19 jusqu’au 31 août 2021.

Des 5 917 résultats initialement obtenus, 162 études, dont 157 d’immunogénicité et 5 d’efficacité, ont été inclues dans l’étude, regroupées par type de population immunodéprimée: cancer, hémopathie maligne, transplantation d'organe solide, maladie auto-immune systémique ou spécifique d'un organe, maladie auto-inflammatoire, maladie rénale chronique, infection par le VIH, immunodéficience congénitale, patients sous médicaments immunosuppresseurs, corticoïdes systémiques, anticorps monoclonaux.

Le taux de non-réponse vaccinale, définie par l’absence d’anticorps anti-protéine spike après vaccination complète, semblait plus élevé parmi les transplantés d’organes solides (compris entre 18 et 100%), particulièrement chez les transplantés pulmonaires et rénaux, et les patients atteints d’hémopathies malignes (14-61%), et semblait plus bas parmi les patients dialysés (2-30%) ou atteints de cancers solides (2-36%).

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