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Maison des Femmes de l'AP-HP : ouverture d'un premier site pour toutes les victimes de violences

Publié le Communiqués de presse

Pour améliorer le parcours et la prise en charge des victimes de violences, l’AP-HP, en lien avec de nombreux partenaires, crée la Maison des femmes de l’AP-HP et ouvre le premier des trois sites hospitaliers parisiens au sein de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard (18e). Deux autres seront prochainement ouverts au sein des hôpitaux Pitié-Salpêtrière (13e) et Hôtel-Dieu (4e). Ainsi, l’AP-HP s’inscrit pleinement dans les conclusions du Grenelle des violences conjugales. Ces trois structures proposeront un accompagnement global, personnalisé et coordonné pour toutes les victimes de violences en s’appuyant sur un réseau hospitalier.

La Maison des Femmes de l’AP-HP constitue un lieu pour les victimes de violences, qui peuvent ainsi être en situation de précarité sanitaire et sociale. Elle leur propose des prises en charge médicale, sociale et juridique grâce à un partenariat unique des hôpitaux avec les services de police, de justice, les associations spécialisées et les collectivités. Elle réunit des équipes pluridisciplinaires de l’hôpital et de ses partenaires.

Ce dispositif est le fruit d’un partenariat et/ou de financements de l’Etat (ARS Ile-de-France, Délégation Régionale aux droits des femmes et à l’égalité d’Ile-de-France, Police, Justice, Caisse d’allocations familiales) et de la Ville de Paris au travers de subventions d’associations spécialisées et de fonds privés.

C’est aussi l’opportunité de mettre en réseau les ressources médicales existantes à l’AP-HP, en particulier autour des équipes du Professeur Olivier Sibony de l’hôpital Robert-Debré AP-HP, du Professeur Marc Dommergues à la Pitié-Salpêtrière AP-HP et du Professeur Cédric Lemogne à l’Hôtel-Dieu AP-HP.

UNE « MAISON », QUATRE VOLETS ESSENTIELS

Les trois premières Maisons des Femmes de l’AP-HP, lieux d’accueil, d’écoute, de soin, d’accompagnement et d’orientation innovants sont constituées de quatre volets :

  • sanitaire et médical avec une équipe pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle : médecin, sage-femme, gynécologue, infirmier, aide-soignant, psychologue, psychiatre.
  • social : un parcours personnalisé avec une prise en charge individuelle, des activités collectives (groupes de paroles et ateliers par exemple), et une aide à l’accès au droit dans le cadre d’un partenariat avec la Caisse d’Allocations Familiales, avec des travailleurs sociaux et des associations spécialisées.
  • juridique avec une permanence qui conseille et oriente avec des experts de l’aide aux victimes.
  • judiciaire grâce à une permanence policière permettant le dépôt de plainte.

Les professionnels de la structure élaborent avec les personnes concernées un parcours de soin personnalisé. A la suite d'un entretien d'accueil, selon ses besoins, elle peut bénéficier de consultations médicales, d’un soutien psychologique, d’une aide juridique et judiciaire, de la possibilité de porter plainte sur place, d’un accompagnement social et d'activités collectives telles que groupes de parole, ateliers psychocorporels, estime de soi, yoga, sophrologie... Les personnes concernées seront orientées en en coordination avec les réseaux partenaires. 

 

Pour mettre en place ces structures, l’AP-HP s’est associée à plusieurs partenaires :

  • Le Parquet de Paris
  • Le Ministère de l’Intérieur, la Préfecture de Police et les commissariats concernés
  • La Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité d’Ile-de-France
  • La Mairie de Paris et les Mairies d’arrondissements concernées
  • Des associations spécialisées

Les Maisons des Femmes de l’AP-HP, en lien avec l’ensemble des acteurs impliqués, ont pour vocation de :

  • Proposer un lieu d’accueil unique permettra une coordination pour un accompagnement global et pluridisciplinaire, l’alliance des expertises sociale, médicale et juridique ;
  • Mettre en place un véritable maillage médical, alliant la mise en réseau de proximité et la fédération des équipes médicales autour de la prise en charge des femmes victimes de violences ;
  • D’établir un partenariat unique avec les services de police et de justice qui simplifie, facilite la prise en charge des femmes victimes de violences et le dépôt de plainte.

Pour l’AP-HP, ce dispositif s’inscrit dans le cadre d’un projet global qui vise à améliorer le parcours et la prise en charge des femmes victimes de violences.

 

Pour l’AP-HP, la création de ces trois premières Maisons des femmes s’inscrit dans le cadre d’un projet global qui vise à améliorer le parcours et la prise en charge des femmes victimes de violences.

Ces structures permettent également de faire des suivis de cohortes pour mesurer les effets du phénomène de violences à long terme, d’un point de vue médical comme d’un point de vue social. Leur existence permettra la production de travaux de recherche qui pourront alimenter la connaissance du sujet, la formation des personnels de santé et des professionnels confrontés aux violences faites aux femmes.

POURQUOI AVOIR CRÉÉ LA MAISON DES FEMMES DE L’AP-HP ?

Loin d’être marginales, les violences faites aux femmes constituent un phénomène d’ampleur en France, et tout particulièrement en Ile-de-France. Elles concernent tous les milieux sociaux sans distinction, sont responsables d’affections aigües et chroniques parfois mortelles.

L’augmentation du phénomène, la prise de conscience collective, la mobilisation de l’ensemble des acteurs ont contribué à mettre en lumière l’absolue nécessité de poursuivre une action déterminée afin de mieux prendre en charge les femmes victimes de violences pour mieux les accompagner et les protéger.

Face aux violences qu’elles subissent, les femmes entrent dans le parcours de prise en charge souvent par les services d’accueil des urgences des hôpitaux, lors de consultations en maternité ou en gynécologie, en consultation chez leur généraliste ou lors d’une prise en charge médicale pour des raisons non directement liées aux violences subies. Le besoin de coordination sur l’unique volet médical est nécessaire et fondamental.

La question du repérage est primordiale. Les professionnels de santé ne bénéficient pas toujours d’une formation suffisante, tant pour la détection des signaux – même faibles –  que pour le suivi des femmes victimes de violences. La prise en charge se « limite » parfois au seul volet médical immédiat dissocié de l’ensemble des besoins de ces patientes.

La santé mentale des femmes victimes de violences est aussi insuffisamment prise en compte, notamment au niveau psychologique et psycho-traumatique. Il est donc essentiel de renforcer les dispositifs d’accompagnement en santé mentale, afin que la dimension psychologique soit envisagée de manière immédiate et dans la durée pour toutes les victimes.

Concernant l’hébergement, avec l’écoute et l’aide aux démarches judiciaires, c’est un besoin principal exprimé par les femmes victimes de violences accueillies par les structures spécialisées en Ile-de-France. Les places d’hébergement dédiées aux femmes ayant subi ou subissant des violences sont rares. Toutes les femmes victimes de violences ne sont pas en situation de précarité et ne relèvent pas des dispositifs de l’hébergement d’urgence du 115. Certaines ont néanmoins besoin de répit pour quelques jours, d’être logées et entourées en attendant l’éviction du conjoint violent, ou d’être accompagnées dans la recherche active d’un logement pérenne. Le dispositif fixe cet objectif comme prioritaire.

Plusieurs enquêtes et rapports indiquent que les victimes, quelle que soit leur catégorie sociale, se sentent isolées, désarmées et particulièrement impuissantes face aux démarches à accomplir tout au long de leur parcours. En plus des évènements traumatisants auxquels elles se trouvent confrontées, elles doivent souvent faire face à des difficultés pour recourir aux droits auxquels elles peuvent prétendre.

Les situations de violences faites aux femmes s’exercent sous différentes formes :

  • Chaque année, 10,9% des Franciliennes sont victimes de violences au sein du couple1
  • 10% des Franciliennes déclarent avoir été victimes de tentative de viol ou d’agression sexuelle au cours de leur vie2
  • 3% des Franciliennes subissent des violences très graves (cumul d’agressions physiques ou sexuelles)3
  • Les mutilations sexuelles féminines concerneraient 13 000 femmes majeures en Île-de-France
  • 1 meurtre sur 5 en France est un féminicide résultant de violences au sein du couple. Une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint

Source :

1-Observatoire national des violences faites aux femmes, La lettre de l’Observatoire, n°13 « Violences au sein du couple et violences sexuelles », Nov 2018.

2-Centre Hubertine Auclert, Recherche-action : Situations et parcours des jeunes femmes entre 18 et 25 ans victimes de violences en Île-de-France, 2016.

3-Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, exploitées par ONDRP « Eléments de mesure de violences au sein du couple », Nov. 2017.

 

FOCUS SUR LA MAISON DES FEMMES DE L’AP-HP HÔPITAL BICHAT – CLAUDE BERNARD

La Maison des Femmes de l’AP-HP Hôpital Bichat – Claude-Bernard propose deux grands axes pour la prise en charge des femmes victimes de violences :

  • La mise en place d’un véritable dispositif médical qui garantit une mise à l’abri, des soins d’urgence et une orientation des femmes 24h/24 et 7j/7.
  • Un lieu d’accueil, d’accompagnement et d’orientation situé au cœur de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard AP-HP proposant un accompagnement global et pluridisciplinaire, alliance des expertises sociales, médicales, psychologiques, psychiatriques et juridiques. Ceci est rendu possible grâce à un partenariat unique et innovant avec les services de police et de justice, des interactions avec tous les services de l’hôpital, du, GHU et plus largement de l’AP-HP. La collaboration avec la médecine de ville, les dispositifs institutionnels et associatifs est indispensable à sa réussite.

Un lieu unique au nord de Paris :

La Maison des Femmes de l’AP-HP Hôpital Bichat – Claude-Bernard est un lieu d’accueil, d’écoute, d’informations, de soins, d’accompagnement et d’orientation dédié aux femmes victimes de violences.  

L’accompagnement est pluridisciplinaire. Il s’inscrit dans un parcours personnalisé, avec une prise en charge individuelle, des activités collectives (groupes de parole, ateliers) et des orientations coordonnées.

L’équipe est composée d’une sage-femme coordinatrice, d’un gynécologue-obstétricien, d’une infirmière, d’une aide-soignante, d’une sage-femme sexologue, d’un psychologue, d’un psychiatre et d’un travailleur social.

La Maison des Femmes de l’AP-HP Hôpital Bichat – Claude-Bernard propose des consultations juridiques et d’avocats et une permanence hebdomadaire de la police.

Elle propose un parcours personnalisé adapté aux besoins des femmes avec :

  • Un suivi individuel : des consultations médicales, un soutien psychologique, une aide juridique et judiciaire, un accompagnement social.
  • Des activités collectives avec des groupes de parole et des ateliers : estime de soi, lien social, sophrologie, yoga…

 

 

[EN VIDEO] La Maison des Femmes de l’AP-HP Hôpital Bichat – Claude-Bernard >> voir la vidéo

 

 

Informations pratiques :

La Maison des Femmes de l’AP-HP Hôpital Bichat – Claude-Bernard est ouverte du lundi au jeudi de 9h à 17h et le vendredi de 14h à 16h30 sur rendez-vous en toute confidentialité et sécurité.

Hôpital Bichat – Claude-Bernard AP-HP

46 rue Henri Huchard - 75018 Paris

Pour consulter à la Maison des Femmes de l’AP-HP Hôpital Bichat – Claude-Bernard, contactez-nous : maisondesfemmes.bichat@aphp.fr - Tél : 01 40 25 82 29

Un lieu facilement accessible :

En métro : ligne 13 -Porte de Saint-Ouen

En tram :  T3B – Porte de Saint-Ouen

En bus :  21 : Station Porte de Saint-Ouen / 60, 95, : Station Porte Montmartre / 31 : Station Guy-Moquet

En RER : ligne C : arrêt Saint-Ouen (15mm à pied)

En voiture : Les visiteurs doivent stationner leur véhicule à l’extérieur de l’hôpital.

A propos de l’AP-HP : L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Elle s’organise en six groupements hospitalo-universitaires (AP-HP. Centre - Université de Paris ; AP-HP. Sorbonne Université ; AP-HP. Nord - Université de Paris ; AP-HP. Université Paris Saclay ; AP-HP. Hôpitaux Universitaires Henri Mondor et AP-HP. Hôpitaux Universitaires Paris Seine-Saint-Denis) et s’articule autour de cinq universités franciliennes. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8,3 millions de personnes malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France: 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent. http://www.aphp.fr

Les coordonnées du service presse

CONTACTER LE SERVICE DE PRESSE DE L'AP-HP

En semaine, merci d’adresser vos demandes par mail à l’adresse service.presse@aphp.fr avec vos coordonnées téléphoniques, nous vous rappellerons dès que possible. Le WE vous pouvez joindre l’astreinte presse au 01 40 27 30 00. Compte-tenu de la situation sanitaire et en cohérence avec les consignes relatives aux visites des patients hospitalisés, nous privilégions les entretiens/interviews dans les bureaux et salles de réunion, en dehors des services de soins

Attachés de presse :

Mathilde Capy
Barnabé Chalmin
Éléonore Duveau


Directeur de la communication et du mécénat de l'AP-HP :

Patrick Chanson

Assistance publique Hôpitaux de Paris