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Point d’étape sur la suspension par mesure de précaution de la délivrance de lait provenant du lactarium d’Île-de-France rattaché à l’Hôpital Necker, suite à l’infection ou colonisation à Bacillus cereus de trois prématurés

Publié le Page vue 98 fois. Communiqués de presse

Vendredi 2 septembre 2016, l’AP-HP a décidé, par mesure de précaution, de suspendre la délivrance de lait du lactarium d’Ile de France rattaché à l’hôpital Necker, avec rappel des lots, en concertation étroite avec les autorités sanitaires. Cette décision faisait suite à trois cas d’infection ou colonisation de  prématurés dans deux de ses services de néonatalogie depuis le 6 août 2016, par une bactérie appelée Bacillus Cereus*.

Il s’agit d’une bactérie fréquemment présente dans l’environnement, mais pouvant avoir des conséquences graves chez certains grands prématurés ou personnes fortement fragilisées. Comme indiqué le 3 septembre dernier, deux des nouveau-nés, grands prématurés, sont décédés. Le troisième se porte bien.

Depuis le samedi 3 septembre 2016, des enquêtes approfondies menées par les équipes opérationnelles d’hygiène de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, par l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des produits de santé - ANSM ainsi que par l’ARS Île-de-France en lien avec le Centre de coordination de la lutte contre les infections associées aux soins – Nord - C-CLIN Nord ont eu lieu dans les services de néonatalogie et au lactarium d’Ile-de-France afin de comprendre les causes des contaminations. Ces enquêtes ont notamment porté sur le circuit du lait provenant du lactarium de Necker, de son arrivée à la biberonnerie jusqu’à la distribution au nouveau-né.

Par ailleurs, une analyse poussée des dossiers médicaux des trois prématurés a été menée pour rechercher d’éventuelles autres sources communes. Des analyses bactériologiques visant à identifier l’existence ou non de facteurs communs aux différentes contaminations se poursuivent, notamment des comparaisons des souches de lait. Les analyses effectuées à l’Institut Pasteur ont montré la présence de deux souches identiques et d’une troisième souche distincte. Ces résultats sont confrontés à d’autres prélèvements effectués dans l’environnement et dans des biberons pour lesquels les investigations se poursuivent.

Une recherche active d’autres cas de contamination au Bacillus cereus durant la période estivale a également été menée par les autorités sanitaires. A l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, la présence de Bacillus cereus a été trouvée chez un nouveau-né hospitalisé en service de néonatologie à l’hôpital Necker – Enfants malades. Ce nouveau-né, traité par antibiothérapie, se porte bien. Il n’avait pas reçu de lait provenant de donneuses mais avait été nourri par le lait de sa mère, pasteurisé au lactarium d’Ile de France et délivré avant la suspension de l’activité de délivrance de ce lactarium. La caractérisation de la souche est en cours.

Les résultats disponibles ne permettent pas à ce stade d’établir la cause exacte de la contamination de ces nouveau-nés. Les investigations se poursuivent. Il reviendra aux autorités sanitaires de déterminer, sur la base des résultats des recherches encore en cours et du plan d’action que proposera l’AP-HP, si les conditions de reprise de l’activité du Lactarium sont satisfaites.

Grâce à la solidarité entre établissements de santé et à la réactivité des lactariums de France, en particulier celui de Marmande, des solutions de suppléance ont immédiatement pu être mobilisées de telle sorte que les besoins des nouveaux nés pour lesquels le lait d’origine maternel est indispensable aient pu être satisfaits. Le lait maternel est en effet indispensable pour certains prématurés en raison des qualités nutritionnelles et immunologiques qu’il possède.

 

* Bacillus cereus est un bacille ubiquitaire que l’on peut retrouver dans le sol, l’eau, les végétaux. Il peut survivre sous forme de spores résistantes à la chaleur. Il peut contaminer les aliments et être responsable d’intoxications alimentaires (vomissements, diarrhées) chez l’homme, habituellement bénignes et rapidement résolutives. Chez les personnes immunodéprimées ou particulièrement fragiles comme les nouveaux nés, il peut être responsable d’infections graves généralisées (septicémies, méningites). Le traitement des infections graves repose sur des antibiotiques.

 

À propos de l’AP-HP : L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8 millions de personnes  malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 95 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent. https://www.aphp.fr

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