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Paris Mémoire Vive (Paris MEM) : l’AP-HP et le fonds MSDAVENIR partenaires pour soutenir une étude clinique destinée à améliorer la prise en charge psycho-traumatique des victimes d’attentats

Publié le Page vue 572 fois. Communiqués de presse

Paris MEM est une étude clinique qui vise à évaluer l’efficacité d’une nouvelle technique de soins notamment pour les patients qui ressentent des difficultés post-traumatiques en lien avec les attentats qui ont touché la France en 2015 et 2016. Soutenu par MSDAVENIR et mené par les équipes de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, ce programme de recherche a été présenté le 4 novembre 2016, par ses coordinateurs les Prs Bruno Millet et Alain Brunet en présence de Cyril Schiever, président du conseil d’administration du fonds MSDAVENIR, et de Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP.

L’étude Paris Mémoire Vive

Pilotée par le Pr Bruno MILLET, psychiatre à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP et le Pr Alain BRUNET, spécialiste du traumatisme à l’Université McGill de Montréal, et soutenue à hauteur de 600 000 euros par le fonds MSDAVENIR, l’étude Paris Mémoire Vive (Paris MEM) porte sur une cohorte de 400 personnes notamment touchées par les attentats de 2015 et 2016 : victimes, proches de victimes, mais aussi professionnels de santé et de sécurité chargés de la prise en charge des personnes sur les lieux concernés.

D’une durée totale de deux ans, elle vise à évaluer l’efficacité d’une technique innovante de prise en charge des patients atteints de stress post-traumatique par blocage de la reconsolidation des souvenirs. L’évaluation conduite dans le cadre de l’étude portera sur le taux moyen de diminution des symptômes post-traumatiques, après sept semaines de traitement au propanolol.

L’étude est actuellement dans la phase d’inclusion de patients, qui durera 12 mois. Les personnes participant à cette étude ont le choix entre diverses options de traitement - la prise en charge innovante, dite de « blocage de la reconsolidation mnésique » et la prise en charge habituelle des psychotraumatismes.

Quinze centres, dont huit hôpitaux de l’AP-HP, ont d’ores et déjà accepté de participer à cette recherche.

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A cette occasion, Cyril Schiever a déclaré : « Accompagner les victimes des attentats pour les aider à se reconstruire nous apparaît à tous fondamental. Et c’est tout le sens du partenariat que nous nouons avec l’AP-HP : avec l’étude Paris-MEM, les équipes de l’AP-HP ouvrent la voie à la reconstruction psychique de centaines de personnes qui ont vécu l’horreur des attentats et sont aujourd’hui en situation de choc et de détresse psychologique. A travers ce partenariat et cette étude qui place la France en tête de la recherche mondiale en psychiatrie, MSDAVENIR soutient des travaux cliniques sur des enjeux qui nous concernent tous. »

Le blocage de la reconsolidation du souvenir : une thérapie innovante pour atténuer les souvenirs traumatiques

Le souvenir est le résultat d’un processus au cours duquel le souvenir remémoré traverse une phase d’instabilité ponctuelle avant de se consolider à nouveau dans la mémoire à long terme. Le blocage de la reconsolidation mnésique appliqué chez les personnes victimes de troubles psycho-traumatiques sévères vise à empêcher la consolidation définitive des souvenirs traumatisants.

Dans le cadre d’une méta-analyse menée sur des patients sains, des équipes de recherche ont prouvé que le bétabloquant propranolol agissait sur la phase-clé de la consolidation et permettait de diminuer l’intensité des souvenirs traumatiques forts.

Le groupe de recherche dirigé par Alain Brunet est parmi les premiers à avoir utilisé le propranolol pour prévenir le développement de l’état de stress post-traumatique (ESPT). Les résultats d’un premier essai clinique randomisé en double aveugle*, présentés lors du dernier congrès américain de psychiatrie biologique, montrent que la réactivation du souvenir traumatique diminue sous l’influence du propranolol.

Pour les personnes qui ont été confrontées à des attentats - victimes mais aussi personnels de secours et soignants chargés de leur prise en charge, le risque de développer des troubles psycho-traumatiques est très élevé. Plusieurs traitements existent actuellement pour soigner ces troubles. Améliorer l’efficience des traitements psycho-traumatiques pour un plus grand nombre de patients est devenu depuis plusieurs années, un enjeu-clé de la recherche en psychiatrie. Dans cette perspective, le blocage de la reconsolidation mnésique constitue une alternative prometteuse. Les travaux menés dans ce domaine par les équipes de l’AP-HP et soutenus par MSDAVENIR sont parmi les premiers au monde, plaçant la France à l’avant-garde de cette technique innovante.

* Brunet, A., et al. Randomized Placebo-Controlled Trial of Propranolol plus Traumatic Memory Reactivation for PTSD. in Society for Biological Psychiatry. 2014. New York, NY, USA.

Pour participer à l’étude Paris-MEM :

> Contacter l’équipe au 01 42 16 15 35
> Répondre aux critères suivants :  
- Ressentir des difficultés à reprendre sa vie normalement depuis les attentats
- Etre âgé(e) de 18ans ou plus
- Etre affilié(e) à la Sécurité Sociale
- Etre disponible pour environ 1 rdv/semaine pendant 8 semaines
- Ne pas être enceinte

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