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Prévention et traitement des accidents vasculaires : MSDAVENIR, l’AP-HP et l’Inserm signent deux conventions de financement pour les programmes de recherche SAVE BRAIN et SURVI

Publié le Page vue 271 fois. Communiqués de presse

Cyril Schiever, Président du Conseil d’administration de MSDAVENIR, Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP et le Professeur Yves Levy, Président-directeur général de l’Inserm ont signé aujourd’hui deux conventions de financement de programmes de recherche majeurs, destinés à soutenir la recherche française pour la prévention et le traitement des accidents vasculaires. Les deux programmes sont soutenus par MSDAVENIR, fonds de soutien à la recherche dans les sciences du vivant du laboratoire MSD France, à hauteur de 3,5 millions d’euros.

> Le programme SAVE BRAIN, conduit par des équipes de l’Inserm et de l’Hôpital Bichat-Claude Bernard AP-HP, porte sur la diminution des lésions cérébrales consécutives à un AVC grâce à l’amélioration du processus de reperfusion.

> Le programme SURVI, conduit par les équipes de l’Hôpital Beaujon AP-HP avec la participation de l’Inserm cherche à améliorer le pronostic et la prise en charge de l’infarctus intestinal, ou infarctus mésentérique.

«Nous sommes très heureux d’apporter notre soutien aux équipes de SAVE BRAIN et SURVI, dont l’ampleur et l’ambition des programmes contribuent au rayonnement de la recherche française dans le monde. Ces programmes de recherche sont surtout porteurs de beaucoup d’espoir pour les patients, à travers la réduction des nombreuses séquelles laissées par un accident vasculaire. C’est le sens de la mission que s’est fixé MSDAVENIR il y a deux ans : prendre part au dynamisme de la recherche public-privé en France pour mieux comprendre, prévenir et soigner les grandes pathologies » a déclaré Cyril Schiever, Président du Conseil d’administration de MSDAVENIR.

« L'Inserm s'est engagé depuis plusieurs années dans une démarche active de partenariats public-privés pour soutenir la recherche en santé. Il s'agit d'une des priorités du plan stratégique 2020 de l'Etablissement. Je félicite les équipes scientifiques qui, tout juste un an après la signature d'une convention cadre avec MSDAVENIR, ont déjà initié des projets de recherche ambitieux menés directement dans l'intérêt des patients touchés par les accidents vasculaires cérébraux » a déclaré le Pr Yves Lévy, Président-directeur général de l’Inserm.

SAVE BRAIN : limiter les effets nocifs de la reperfusion post-AVC sur les tissus cérébraux

Parmi les 150 000 personnes victimes chaque année d’un AVC en France, la deuxième cause de mortalité dans le monde[1], 80% concernent des accidents ischémiques cérébraux (AIC) : l’une des artères qui irrigue le cerveau se bouche et empêche le sang oxygéné de parvenir jusqu’au cerveau.

Bien qu’indispensable pour rétablir la circulation sanguine du cerveau, la reperfusion du territoire cérébral ischémié à la suite d’un AVC s’accompagne souvent de mécanismes toxiques qui endommagent les tissus cérébraux. Cette détérioration, due à une présence en haute quantité de leucocytes dans le sang reperfusé, peut être à l’origine de graves hémorragies et d’hématomes cérébraux.

Prévenir et mieux contrôler l’action délétère des leucocytes constitue une voie importante de recherche. C’est l’objectif du programme SAVE BRAIN, mené par les équipes de l’Inserm et de l’AP-HP, soutenu par MSDAVENIR. Leurs travaux uniques au monde portent sur des phases d’étude préclinique et cherchent à :

  1. Développer des agents thérapeutiques ciblant la signalisation CD31 pour contrôler l’activation des leucocytes lors des phases de reperfusion.
  2. Limiter les dégâts tissulaires infligés par les complexes multimoléculaires délivrés par les leucocytes en inhibant directement leurs effecteurs moléculaires grâce à des principes actifs délivrés lors de la reperfusion.

« Les AVC sont traités dans l’urgence avec des approches visant à lever les obstructions vasculaires. Cependant, cela conduit à une réponse inflammatoire qui peut à son tour infliger des dégâts au cerveau. Avec l’aide apportée par MSDAVENIR, le programme SAVE BRAIN porté par plusieurs équipes de notre unité de recherche Inserm U1148 et le service de Neurologie du Pr Pierre Amarenco à l’Hôpital BICHAT va tester des approches visant à limiter ces dégâts en utilisant des molécules-médicaments que nous avons développées et brevetées avec l’aide d’Inserm-Transfert. MSDAVENIR va nous accompagner pour nous permettre de transformer nos molécules en médicaments utilisables chez l’Homme avec l’objectif de diminuer la mortalité et la sévérité des séquelles après un AVC » a déclaré le Pr. Antonino Nicoletti.

SURVI : développer la prise en charge multimodale et multidisciplinaire pour sauver les patients victimes d’un infarctus intestinal

Malgré les progrès récents de la recherche (chirurgie digestive, cardiologie, réanimation etc.), aucun traitement n’est parvenu à endiguer la mortalité de l’infarctus intestinal ou ischémie mésentérique aiguë (IMA), qui peut dépasser 80%. Les séquelles sont lourdes pour les survivants. Notamment une résection étendue de l’intestin, cause principale du syndrome de grêle court qui empêche toute possibilité d’autonomie nutritionnelle.

En février 2016, la première Structure d’URgences Vasculaires Intestinales (SURVI), dédiée à la prise en charge des infarctus digestifs et des maladies vasculaires intestinales a ouvert à l’hôpital Beaujon AP-HP. Cet établissement offre aux patients une prise en charge multimodale et multidisciplinaire (gastroentérologie, radiologie interventionnelle, chirurgie vasculaire et digestive, anesthésie-réanimation) prenant en compte les différents aspects de la pathologie. Les premiers résultats observés dans le cadre d’une étude pilote montrent que le taux de survie dépasse 80%[2].

Le programme SURVI se compose de trois volets : (i) développement des soins et augmentation de la capacité d’accueil, (ii) enseignement et (iii) recherche en association avec l’unité Inserm 1148. Grâce au soutien de MSDAVENIR, les équipes ont pour ambition de poursuivre leurs travaux de recherche afin de :

  • Développer un marqueur biologique précoce et spécifique de l’ischémie intestinale afin d’améliorer son diagnostic
  • Evaluer des méthodes diagnostiques notamment endoscopiques pour confirmer le caractère ischémique de la muqueuse intestinale dès la prise en charge du patient
  • Mettre en place des outils thérapeutiques pour améliorer le diagnostic dans l’urgence et assurer une meilleure transmission du savoir (applications mobiles, création d’un registre national, étude médico-économique, etc.)

« L'objectif principal dans la prise en charge de l'infarctus intestinal a longtemps été uniquement centré sur la survie du malade, conduisant souvent à un sacrifice intestinal majeur et associé malgré tout à une forte mortalité. Le changement de paradigme a consisté à cibler préférentiellement la survie de l'intestin, ce qui nous a permis de réduire le recours à des interventions mutilantes et finalement d’améliorer considérablement la survie des malades. De là repose toute la stratégie : établir un diagnostic précoce, considérer l’ischémie comme réversible, revasculariser l’intestin comme le cœur ou le cerveau, limiter le recours à la chirurgie, préserver la vie et la capacité à s’alimenter. Tous ces aspects, ciblés par SURVI, dépendent finalement de la viabilité de l’intestin qu’il faut à tout prix préserver » a déclaré le Pr Olivier Corcos, responsable de SURVI – Urgences vasculaires intestinales à l’hôpital Beaujon AP-HP.

[1] Source : OMS 2015

[2] Source : Etude pilote AP-HP 2016

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