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Les Hôpitaux universitaires Paris-Sud créent un centre d’expertise des complications aux immunothérapies cancéreuses

Publié le Page vue 417 fois. Communiqués de presse

Les Hôpitaux universitaires Paris-Sud de l’AP-HP (Antoine-Béclère, Bicêtre et Paul-Brousse) ont créé début janvier 2017 un centre d’expertise des complications des immunothérapies cancéreuses.

Ce centre, regroupant des spécialistes de huit spécialités différentes*, permet de donner des avis et d’améliorer la prise en charge des nouvelles complications, parfois méconnues, rencontrées par les patients recevant un traitement d’immunothérapie (ICB)** pour traiter un cancer.

Les Hôpitaux universitaires Paris-Sud ont parallèlement mis en place avec  Gustave Roussy un réseau de correspondants spécialistes d’organes que les oncologues peuvent solliciter. Le centre d’expertise et le réseau sont placés sous la supervision du Pr Olivier Lambotte, immunologiste à l’hôpital Bicêtre AP-HP.

Les immune checkpoint blockers (ICB)** sont des thérapies ciblées ayant permis d’améliorer significativement le traitement de certains cancers mais au prix d’une toxicité nouvelle. Des complications, qui n’existaient pas avec les traitements anticancéreux conventionnels, apparaissent et conduisent au développement de pathologies auto-immunes. Compte tenu de leur efficacité, ces molécules sont reçues par un nombre croissant de  patients. La prise en charge de leurs effets secondaires immunologiques, qui reste actuellement mal codifiée du fait de leur apparition relativement récente, constitue un enjeu majeur.

Afin de mieux traiter ces effets indésirables d’un genre nouveau, le centre d’expertise des complications des immunothérapies anti-cancéreuses des Hôpitaux universitaires Paris-Sud de l’AP-HP a été créé début janvier 2017. Les équipes prennent déjà en charge quotidiennement des patients atteints de ce type de complications adressés par  Gustave Roussy (environ une centaine de patients en 2016). A terme, des patients issus d’autres structures leur seront adressés. Cette activité répond en effet à un besoin croissant du fait du recours de plus en plus fréquent aux traitements par ICB.

Ce centre d’expertise a ainsi pour principales missions :

> d’assurer une expertise devant un nouveau symptôme d’un patient recevant une ICB pour traiter son cancer (ce symptôme pouvant être une complication immunologique de l’ICB ou être lié à la progression du cancer ou à une autre affection).

> de proposer et de favoriser des travaux de recherche clinique et fondamentale : l’activité clinique du centre s’accompagne en effet de nombreux projets de recherche sur l’impact immunologique des ICB.

Afin de mieux traiter ces toxicités nouvelles, les Hôpitaux universitaires Paris-Sud de l’AP-HP ont aussi mis en place avec Gustave Roussy un réseau de correspondants spécialistes d’organes. Ce réseau d’experts*** permet aux oncologues de disposer de correspondants identifiés pour chaque spécialité, lorsqu’ils se trouvent confrontés à une complication auto-immune ou présumée comme telle. Un avis et/ou une prise en charge spécialisée rapide (consultation et si nécessaire, hospitalisation) leur sont proposés. Les principales toxicités identifiées des ICB sont prises en charge par les médecins des Hôpitaux universitaires Paris-Sud, en dehors de la toxicité cutanée (Gustave Roussy) et des toxicités pulmonaires (Centre Chirurgical Marie-Lannelongue).

Par ailleurs, depuis le mois de Mars 2016, une réunion de concertation pluridisciplinaire  permet de donner un avis d’experts consensuel aux oncologues qui par exemple hésitent à traiter des patients avec une maladie auto-immune connue  pour laquelle ils craignent une aggravation sous ICB, ou qui font face à des situations cliniques complexes.

La prise en charge du cancer à l’AP-HP

La prise en charge du cancer est au cœur de la mission de service public de l’AP-HP, qui dispose de l’ensemble des compétences et expertises pour diagnostiquer et soigner tous les types de cancer. Son objectif est de permettre à toutes les personnes malades, indépendamment de leur situation sociale ou de leur revenu, d’avoir les chances les plus élevées de guérir et de réduire le plus possible les conséquences négatives de la maladie sur leur vie quotidienne. L’AP-HP a pris dans ce domaine des engagements concrets et poursuit la déclinaison du plan cancer 3.

Elle s’est notamment engagée à garantir des rendez-vous dans des délais rapides pour qu’il n’y ait pas de perte de chances pour les patients. Entre 2014 et 2016, les délais pour une première consultation en oncologie médicale ont diminué de 7 jours et ceux pour la radiothérapie de 5 jours. Plusieurs centres de diagnostic rapide (sein, colon, poumon, foie, pancréas) ont également été ouverts dans ses hôpitaux.

Elle a mis en place une plateforme de préservation de la fertilité, qui permet désormais à tous malades concernés, adultes et enfants, un accès en 48h, 365 jours par an, à une consultation. Elle garantit aussi aux patientes traitées ou non à l'AP-HP, une possibilité de reconstruction mammaire, sans reste à charge. Elle s’est aussi attachée à structurer, tout en travaillant à un ancrage territorial, les parcours de soins et à adopter une approche par thématique d'organe (centres experts et centres associés).

L’AP-HP a également investi 24 millions d’euros entre 2014 et 2016 pour moderniser les équipements de radiothérapie ou d’imagerie dans ses hôpitaux. L’accès à la recherche clinique (essais en oncologie) a progressé entre 2014 et 2015 de 45 %. L’AP-HP s’est aussi engagée dans les innovations en biologie moléculaire.

Près de 59 000 patients, dont 38 000 nouveaux patients ont été pris en charge pour un cancer en 2015 à l’AP-HP, soit environ 1/3 des patients d’Ile-de-France.

* Médecine interne immunologie clinique, endocrinologie, rhumatologie, neurologie, gastro-entérologie, hépatologie, ophtalmologie, néphrologie

** Immune checkpoint blockers (ICB) : anticorps thérapeutiques qui permettent de renforcer la défense immunitaire anti-tumorale et contribuent à limiter la progression des lésions cancéreuses.

*** Ce réseau est formalisé dans l’application mobile « Manuel pratique d’oncologie de  Gustave Roussy », disponible sur Apple Store et Google Play.

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