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Diffusé sur Arte le 3 octobre le film « Dans le ventre de l’hôpital » tourné entre 2014 et 2016 à l’hôpital Saint Louis, est un film à thèse

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Diffusé sur Arte le 3 octobre le film « Dans le ventre de l’hôpital » tourné entre 2014 et 2016 à l’hôpital Saint Louis, est un film à thèse, l’auteur ayant cherché à illustrer par des scènes tournées au bloc opératoire, sa vision et sa conception du « burn out ».

Le film documentaire « Burning out / Dans le ventre de l’hôpital » a été réalisé entre juin 2014 et juin 2016 au bloc opératoire de l’hôpital Saint-Louis AP-HP. 

« Film documentaire », ce n’est pas un documentaire, ni un reportage : l’auteur à partir de son scénario, s’appuyant sur les repérages réalisés en amont du tournage, a décliné sa thèse, qu’il a à nouveau exposée récemment lors d’une projection de ce film  à l’hôpital Saint-Louis devant les personnels : « le burn out est un phénomène de société, qui concerne la société toute entière : vous, moi. Nous en sommes tous responsables ».

Jérôme Le Maire, le réalisateur, avait indiqué, dès la demande d’autorisation de tournage, son intention. Entre 2012 et 2014, l’AP-HP, en toute transparence, a autorisé l’auteur à s’immerger pour en effectuer l’écriture*, avant de l’autoriser en totale liberté à y engager entre 2014 et 2016, et à son rythme, un tournage.

L’auteur a choisi un service, connu et repéré pour être à l’époque en difficulté, et non pas un service parmi d’autres. C’est un parti pris de l’auteur, assumé par l’hôpital. D’ailleurs, pendant la phase du tournage, il est question d’un audit qui avait été demandé par la gouvernance administrative et médicale de l’hôpital pour aider ce service à résoudre ses difficultés.

Le regard du réalisateur a donc sélectionné dans la matière très riche recueillie au cours de ses années de présence, les images nécessaires à sa démonstration. Le choix de l’auteur, que ne conteste pas l’AP-HP, conduit à éluder les contraintes spécifiques à l’activité chirurgicale en centre hospitalo-universitaire dans ce contexte précis: la rareté de la ressource de médecins anesthésistes, l’univers concurrentiel de la chirurgie, la pression liée à l’exigence légitime et accrue des patients, la réalisation des missions d’enseignement et de recherche à mener en parallèle de la mission de soins…. L’auteur pose lui-même des questions pendant le film à certains acteurs, pas à d’autres.

L’auteur assume également dans sa narration un choix chronologique : il interrompt son tournage au moment où se mettent en place les changements, initiés par l’équipe et la gouvernance médicale et administrative, sans chercher à montrer si ces changements, qui ont eu lieu, améliorent le fonctionnement du service. Or, de l’avis général, le fonctionnement du bloc s’est plutôt amélioré depuis cette crise.

Ce film ne peut donc être considéré comme un documentaire sur le burn-out en général, mais doit être pris comme il est, comme le réalisateur le reconnaît quand il le présente à l’hôpital Saint-Louis : l’opportunité offerte par un établissement de montrer la difficulté des relations interpersonnelles dans un service traversant une crise et soumis à une tension forte.

Les personnels qui ont assisté aux avant-premières organisées par l’hôpital Saint-Louis ne se sont reconnus que partiellement dans le parti pris du réalisateur. Par exemple, lors d’une récente projection à l’hôpital Saint-Louis, des personnels réagissaient : « Le film nous fait dire qu’on a perdu, le matin, l’envie d’aller à notre travail. Ce n’est pas vrai tous les jours. Si c’était le cas, nous ne serions plus dans ce service ». Les équipes concernées ont vu le film davantage comme un outil, pouvant frapper les esprits, pouvant avoir une valeur pédagogique pour pointer les dysfonctionnements et travailler sur les organisations, que comme un reportage ou une analyse.

L’AP-HP prend très au sérieux les questions de mal-être au travail, l’existence de phénomènes de burn-out, la nécessité de revoir au plus près les organisations managériales et les difficultés spécifiques de certaines disciplines comme l’anesthésie. Elle a conscience que dans ses établissements, comme dans l’ensemble du secteur hospitalier et d’autres secteurs soumis à de fortes tensions, des évolutions profondes doivent être menées. Elle y travaille à l’hôpital Saint- louis, comme dans les autres hôpitaux, en chirurgie comme dans les autres disciplines.  

> L’amélioration des conditions de travail : une préoccupation constante

La question des conditions de travail dans les blocs opératoires de l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP est un sujet de préoccupation pour l’institution. C’est ainsi que le directeur général a confié en 2015 une mission au Pr Laurent Hannoun en vue de proposer des mesures d’amélioration de l’attractivité pour la chirurgie à l’AP-HP.

Ce sujet a fait l’objet, bien avant le tournage de ce film, de mesures d’amélioration : mise en place des conseils de blocs et de cellules pour une meilleure coordination des professionnels, régulation du programme opératoire, évaluation et gestion des risques professionnels….

A l’hôpital Saint-Louis – AP-HP, et indépendamment du tournage de ce film documentaire, l’encadrement paramédical a été renforcé, les horaires des équipes (médicales et paramédicales) ont été harmonisés, et le programme opératoire bénéficie d’une meilleure planification. Des mesures ont également été mises en œuvre pour renforcer les effectifs et l’attractivité de l’hôpital auprès des anesthésistes-réanimateurs.

Enfin, le groupe hospitalier a engagé des investissements financiers afin d’ouvrir un plus grand nombre de salles opératoires facilitant ainsi aux patients et aux équipes l’accès au bloc tout en poursuivant parallèlement une politique annuelle de rénovation des blocs.

> Focus sur l’hôpital Saint-Louis - AP-HP

La performance et la sûreté de ce bloc opératoire ont été confirmées par la certification de la Haute Autorité de Santé en juillet 2017.

Le groupe hospitalier Saint-Louis, Lariboisière et Fernand-Widal est par ailleurs l’un des plus importants centres de recherche de l’AP-HP et à l’échelle nationale, avec plus de 1 000 projets de recherche clinique en cours et une activité de publication en forte augmentation.

Grand centre d’enseignement et de formation, le groupe hospitalier accueille ainsi chaque année plus de 400 étudiants de médecine et chirurgie.

C’est dans ce contexte, complexe et riche d’activités diverses, que les équipes prennent en charge des patients dans des conditions de qualité et de sécurité toujours renouvelées.

*Ce tournage a fait l’objet d’une convention entre les producteurs et l’AP-HP sur la base d’une note d’intention acceptée par les équipes de l’hôpital Saint Louis au sein duquel de longs mois de repérage avaient eu lieu.

À propos de l’AP-HP : L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8 millions de personnes  malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent. http://www.aphp.fr

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