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Forte réponse immunitaire induite par le candidat vaccin COVID-19 Beta  de Sanofi GSK en dose de rappel

Publié le Communiqués de presse

L’essai COVIBOOST vise à mesurer et comparer la réponse immunitaire induite par deux candidats vaccins à base de protéine recombinante développés par Sanofi et GSK et celle d’une 3e dose du vaccin ARNm Pfizer-BioNTech (Comirnaty®) chez des participants préalablement vaccinés par deux doses de Comirnaty®.

Les inclusions se sont déroulées du 8 décembre 2021 au 14 janvier 2022. Deux cent quarante-sept participants ayant préalablement reçu deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech (2e dose reçue dans un délai de 5 à 7 mois avant la 3e dose) et sans antécédent de Covid-19 ont été inclus.

Ils ont reçu aléatoirement en première dose de rappel :

  • le vaccin ARNm de Pfizer-BioNTech (Comirnaty®) basé sur la souche originale du virus (souche originale, D614)
  • le candidat vaccin adjuvanté à protéine recombinante de Sanofi/GSK basé sur la souche originale du virus (souche originale, D614)
  • le candidat vaccin adjuvanté à protéine recombinante de Sanofi/GSK basé sur le variant Bêta (variant Bêta, B.1.351)

Les premiers résultats en termes de réactogénicité[1] et de réponse immunitaire induite par les trois différents vaccins 15 jour et 28 jours après leur injection ont été analysés et font l’objet d’une publication sous forme de lettre dans le New England Journal of Medicine le 29 juin 2022.

Les trois vaccins administrés en rappel permettent d’amplifier la réponse immunitaire ; cependant une plus forte réponse est produite par le candidat vaccin Sanofi/GSK basé sur le variant Bêta, sur la souche originale du virus et sur les différents variants du SARS-CoV-2 testés, y compris le variant Omicron BA1.

Les profils de tolérance étaient similaires pour les trois vaccins. La persistance de la réponse immunitaire induite par les trois vaccins étudiés en rappel sera évaluée à 3, 6 et 12 mois.

Cette plus forte réponse immunitaire, à la fois en anticorps et en réponse cellulaire, est encourageante, mais doit être confirmée par d’autres études. Par ailleurs, sa capacité à induire une protection contre la maladie devra être attestée par des études cliniques spécifiques.

Cet essai clinique a été promu par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), conduit dans 11 centres hospitaliers universitaires (CHU) du réseau COVIREIVAC coordonné par l’Inserm et l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, et financé par le ministère de la Santé et de la Prévention. Il a bénéficié du label « priorité nationale de recherche ». Ces résultats ont été obtenus dans un calendrier très resserré grâce à la mobilisation des CHU sous la coordination du promoteur AP-HP qui a permis de réduire les délais de mise en place de l’étude (conventionnement, ouverture des centres) et d’accélérer le rythme d’inclusion.

Même si plusieurs vaccins contre la Covid-19 sont disponibles, il est impératif de poursuivre la recherche afin d’approfondir les connaissances scientifiques, notamment concernant la durée de la protection et la qualité de la réponse immunitaire. Les études cliniques coordonnées par COVIREIVAC ont pour objectif d’apporter des réponses à ces questions de recherche.  

Lancée en octobre 2020, la plateforme COVIREIVAC, coordonnée par l’Inserm et F-CRIN en lien avec 32 centres hospitaliers universitaires et un réseau de 11 laboratoires d’immunologie, vise à mener et à promouvoir une recherche clinique vaccinale d’excellence en France. Depuis le 1er octobre 2020, 50 000 volontaires se sont inscrits pour participer aux efforts de recherche et améliorer les connaissances vis-à-vis de ces nouveaux vaccins. Il s’agit d’une initiative sans précédent dans notre pays. La plateforme est pilotée par l’Inserm et soutenue par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes ; l’Assistance PubliqueHôpitaux de Paris a coordonné le volet opérationnel clinique parmi les différents CHU. De nouveaux projets de recherche sont régulièrement lancés dans le cadre de COVIREIVAC.

 

[1] Propriété d’un vaccin de produire des réactions adverses sous forme d’une réponse immunologique excessive se manifestant par de la fièvre, de la douleur à l’endroit d’injection accompagnée d’un gonflement, une induration et une rougeur.

Les coordonnées du service presse

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En semaine, merci d’adresser vos demandes par mail à l’adresse service.presse@aphp.fr avec vos coordonnées téléphoniques, nous vous rappellerons dès que possible. Le WE vous pouvez joindre l’astreinte presse au 01 40 27 30 00. Compte-tenu de la situation sanitaire et en cohérence avec les consignes relatives aux visites des patients hospitalisés, nous privilégions les entretiens/interviews dans les bureaux et salles de réunion, en dehors des services de soins

Attachés de presse :

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Laure Delignières
Guy-Arnaud Behiri


Directeur de la communication et du mécénat de l'AP-HP :

Patrick Chanson

Assistance publique Hôpitaux de Paris