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Première mondiale à l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP dans le cadre de la préservation de la fertilité : après maturation ovocytaire in vitro, une femme ayant préservé sa fertilité avant un traitement par chimiothérapie a pu mettre au monde un nouveau-né

Publié le Communiqués de presse

Les équipes du Pr Michaël Grynberg, chef du service de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité, et du Pr Nelly Achour Frydman, responsable de la biologie de la reproduction, à l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP, sont à l’origine, au sein du centre d’assistance médicale à la procréation (AMP) de l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP à Clamart, de la première naissance d’un enfant conçu après maturation ovocytaire in vitro, dans un contexte de préservation de la fertilité, avant chimiothérapie pour le traitement d’un cancer. Cette première mondiale a fait l'objet d'une publication au sein de la revue Annals of Oncology le 19 février 2020.

L’AP-HP est le 1er centre de préservation de la fertilité en Ile-de-France. Les 4 hôpitaux, Cochin, Jean Verdier, Tenon et Antoine-Béclère/Bicêtre, proposent toutes les techniques actuellement disponibles de préservation, pour les femmes, les hommes et les enfants.

La préservation de la fertilité féminine est un volet important de la médecine de la reproduction. L’autoconservation d’ovocytes et/ou d’embryons, voire la cryopréservation de tissu ovarien, représentent de réelles alternatives pour les femmes en âge de procréer, dont la fertilité pourrait-être altérée par une maladie et/ou des traitements.

Classiquement, la vitrification d’ovocytes ou d’embryons nécessite l’obtention d’ovocytes matures suite à une stimulation hormonale des ovaires. Cependant, certaines pathologies hormono-dépendantes telles que le cancer du sein peuvent contre-indiquer l’administration de traitements hormonaux. Dans d’autres cas, la stimulation ovarienne ne peut être envisagée, notamment lorsque la chimiothérapie doit démarrer en urgence. C’est le cas de cette patiente prise en charge à l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP qui, atteinte d’un cancer du sein hormono-dépendant, avait une contre-indication oncologique à la stimulation ovarienne.

Les équipes cliniques (Dr Gallot, Dr Sonigo et Mme Benoit) et biologiques (Dr Hesters et Dr  Mayeur) ont donc proposé d’utiliser la technique de maturation d’ovocytes in vitro (MIV) pour préserver les capacités de reproduction de la patiente considérant son risque de stérilité à l’issue des traitements anti-cancéreux. Cette technique a consisté en un prélèvement d’ovocytes immatures par ponction ovarienne à travers le vagin, sous contrôle échographique, sans aucune stimulation ovarienne préalable. Les ovocytes ont ensuite été maturés au laboratoire pendant 24 à 48 heures permettant, pour un certain nombre d’entre eux, d’atteindre la maturité et d’être congelés par vitrification.

La patiente, en rémission de sa pathologie cancéreuse, présentait une infertilité. Après accord de l’équipe oncologique, il lui a été proposé de décongeler ses ovocytes pour les féconder in vitro avec les spermatozoïdes de son conjoint. Les embryons obtenus ont ensuite été replacés dans l’utérus de la patiente qui a finalement pu accoucher.

« On sait que la compétence ovocytaire ou embryonnaire reste moindre qu’après une stimulation ovarienne. Cependant, ce succès prouve que la MIV constitue une réelle option pour préserver la fertilité féminine », rapporte le Pr. Michaël Grynberg.

« Plus de 650 patientes atteintes de cancer ont pu bénéficier d’une congélation d’ovocytes (4700 ovocytes conservés) au CECOS d’Antoine Béclère. Sept naissances ont déjà été obtenues. Cette première naissance après maturation d’ovocytes constitue un véritable espoir pour les patientes qui ne peuvent pas avoir de stimulation ovarienne » rapporte le Pr. Nelly Achour Frydman.

Cette première mondiale est le fruit d’une étroite collaboration entre les cliniciens et biologistes impliqués dans la prise en charge de l’infertilité et de la préservation de la fertilité au sein de l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP. La mère ainsi que le petit garçon né en juillet 2019 sont en parfaite santé. Cette 1ère mondiale contribue à l’excellence de la prise en charge à l’AP-HP proposée en matière de préservation de la fertilité. Les 4 hôpitaux de la plateforme (Jean Verdier, Antoine Béclère, Cochin, Tenon) proposent l’ensemble des techniques disponibles pour les femmes et les hommes.

Pour plus d’informations :
>> CP - Première mondiale à l’hôpital Jean-Verdier-AP-HP dans le cadre de la préservation de la fertilité : après maturation ovocytaire in vitro, une femme atteinte d’insuffisance ovarienne auto-immune a pu mettre au monde des jumeaux

>> CP - Vitrification ovocytaire : une première à l'AP- HP (Hôpital Jean Verdier) et une formidable avancée pour les couples infertiles
>> Informations spécifiques pour les professionnels de santé

>> En savoir plus sur les différentes techniques, les personnes qui peuvent être concernées

A propos de l’AP-HP : L’AP-HP est le premier centre hospitalier universitaire d’Europe, organisé autour des 6 Universités de Paris et de la région Ile-de-France. Elle est étroitement liée à tous les grands organismes de recherche (CNRS, INSERM, CEA, INRA, Institut Pasteur, etc.) dans le cadre d’unités mixtes de recherche de ses groupes hospitaliers. Elle compte trois Instituts Hospitalo-Universitaires d’vergure mondiale (IMAGINE, ICM et ICAN). Acteur majeur de la recherche appliquée et de l’innovation en santé, le CHU de Paris a créé un maillage de structures d’appui à l’organisation de la recherche et à l’innovation en santé : 14 unités de recherche clinique, 17 centres d’investigation clinique, 4 centres de recherche clinique et 2 centres pour les essais précoces, 12 plateformes de collections biologiques, 1 site intégré de recherche sur le cancer, 12 grands projets Recherche Hospitalo-Universitaire (RHU), un entrepôt de données de santé recueillant les données de soins des 8 millions de patients vus chaque année. Les chercheurs de l’AP-HP signent annuellement près de 9 000 publications scientifiques et plus de 4 000 projets de recherche sont aujourd’hui en cours de développement, dont 1 240 sont promus par l’AP-HP elle-même. Détentrice d’un portefeuille de plus de 650 portefeuilles de brevets actifs et 270 licences d’exploitation, l’AP-HP valorise les travaux de recherche remarquables des biologistes et cliniciens chercheurs de ses hôpitaux en consacrant 1,5 M€ chaque année à leur maturation. Près de la moitié des innovations brevetées sont licenciées à des entreprises du monde entier et sont à l’origine de la création de près de 60 jeunes entreprises.   http://www.aphp.fr

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