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Indicateurs précoces du besoin en lits de réanimation pendant l'épidémie de Covid-19

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Covid-19 : Service de Réanimation
Covid-19 : Service de Réanimation -
AP-HP
Le groupe de recherche COVID-19, regroupant des équipes de l’AP-HP, des facultés de médecine des universités franciliennes, d’Inria et de l’INSERM, et coordonné par le Pr Bruno Riou, directeur médical de crise de l’AP-HP et doyen de la faculté de Médecine Sorbonne Université, a mené une étude rétrospective dans le but d’évaluer les premiers signaux d’alerte liés à la Covid pour anticiper les besoins en lits de réanimation. Cette étude publiée dans la revue internationale PLoS ONE le 18 novembre 2020 montre que ces indicateurs précoces donnent la possibilité aux autorités sanitaires de décider de mesures, plus contraignantes si nécessaire, sans attendre une saturation des services hospitaliers.

La réponse médicale à la crise sanitaire de la Covid a mis en tension toutes les ressources hospitalières, en particulier les services d'urgence, l'hospitalisation conventionnelle, et les unités de soins intensifs. Bien que les analyses épidémiologiques aient fourni des informations précises sur la progression de l'épidémie, elles n'ont pas permis de prévoir les besoins en lits de réanimation. Il n’existait pas d’indicateur précoce reconnu.

En Ile-de-France, du 20 février au 5 mai 2020, plusieurs indicateurs précoces d’alerte ont été comparés au nombre de patients Covid admis en réanimation. Les appels aux SAMU – centres 15, les envois d’ambulance, le pourcentage de tests PCR positifs, les visites de SOS médecins, les passages aux urgences concernant des patients Covid étaient fortement corrélés au nombre de patients admis en réanimation avec un délai d'anticipation de 23, 15, 14, 13 et 12 jours respectivement.

En revanche, le nombre de patients admis en hospitalisation ne permettait pas d’anticiper le besoin de lits en réanimation.

Ces indicateurs précoces donnent aux autorités sanitaires la possibilité de décider de mesures, plus contraignantes si nécessaire, sans devoir attendre que les services hospitaliers soient saturés. Ils pourraient également être utiles pour anticiper une future épidémie, comme ils l’ont été dans le passé pour d’autres crises sanitaires comme la canicule de 2003.

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