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Publié le Communiqués de presse

Les premiers résultats de l’étude MAPS dont le Pr Gérard Zalcman, chef du service d’oncologie thoracique de l’hôpital Bichat, APHP, est le coordinateur, avaient démontré en 2015 une amélioration de la survie globale avec l’association d’un antiangiogénique*, le bévacizumab, à la chimiothérapie, traitement de référence du mésothéliome pleural malin. Cette année, les données de qualité de vie qui sont présentées par le Pr Virginie Westeel (CHU de Besançon) au congrès de l’ASCO, confirment et valident l’intérêt de cette stratégie thérapeutique.

Le mésothéliome pleural malin est un cancer rare dont l’incidence en France ne dépasse pas 1000 nouveaux cas par an. MAPS est un essai de phase III randomisé, promu par l’Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique (IFCT), dont l’objectif était d’évaluer l’intérêt d’associer un antiangiogénique, le bévacizumab, à la chimiothérapie de référence utilisée dans cette indication (pémétrexed- cisplatine). Les premiers résultats présentés au cours du congrès de l’ASCO en 2015 puis publiés dans The Lancet en 2016 avaient mis en évidence un bénéfice significatif sur la survie globale, critère principal de l’étude, en faveur de l’association antiangiogénique-chimiothérapie.

Dans cet essai, les 448 patients inclus dans l’étude étaient traités soit par chimiothérapie seule pendant 6 cycles, soit par l’association chimiothérapie-bévacizumab, et le  bévacizumab était poursuivi au-delà des 6 cycles, jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable. Cette étude a atteint son objectif principal puisque la survie globale des patients était augmentée de près de 3 mois dans le groupe traité par l’association chimiothérapie-bévacizumab (versus chimiothérapie seule). Parallèlement, une analyse longitudinale de la qualité de vie a été réalisée avec une méthodologie spécifique mise au point par le Pr Franck Bonnetain pour analyser le temps jusqu’à détérioration définitive de la qualité de vie (diminution des scores de qualité de vie supérieure à 5 points et ce, à deux reprises.

Le premier point à retenir de cette étude est le taux élevé de remplissage des autoquestionnaires de qualité de vie par les patients, d’environ 60%, qui permet de disposer de données fiables tout au long de l’étude.

Dans cette analyse longitudinale, différentes dimensions de qualité de vie ont été explorées parmi lesquelles, un score global de qualité de vie et des scores spécifiques évaluant les fonctions cognitives, émotionnelles, sociales, physiques.  Les résultats de cette nouvelle analyse montrent que l’évolution de la qualité de vie et de ses différentes dimensions est comparable dans les deux bras de traitement tout au long de l’étude, c’est-à-dire que les patients soient traités par chimiothérapie seule ou par une chimiothérapie associée au bévacizumab. En analyse multivariée, deux items, la douleur et les neuropathies périphériques, se révèlent même améliorés dans le bras chimiothérapie-bévacizumab.

Ces données confirment l’intérêt d’associer du bévacizumab à la chimiothérapie de référence chez les patients atteints d’un mésothéliome pleural malin pour obtenir un gain significatif sur la survie globale, sans impact délétère sur la qualité de vie, avec même, un effet bénéfique sur l’évolution de la douleur et des neuropathies périphériques.

*Antiangiogénique : thérapie ciblée dirigée vers la vascularisation tumorale

Références

Oral Abstract Session à l’ASCO le lundi 4 juin 2018  à 9h24 heure locale (16h24, heure de Paris) intitulée « Impact on health-related quality of life of the addition of bevacizumab to cisplatin-pemetrexed in malignant pleural mesothelioma in the MAPS phase III trial”.  

Abstract 8505

https://meetinglibrary.asco.org/record/160037/abstract

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