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Lancement de la phase clinique du projet européen ImmunAID sur l’identification de biomarqueurs pour faciliter le diagnostic des maladies auto-inflammatoires systémiques

Publié le Communiqués de presse

Les maladies auto-inflammatoires systémiques (MAIS) sont un ensemble complexe et mal connu de maladies rares, caractérisé par une forte inflammation causée par la dérégulation de l’immunité innée. Du fait des nombreux symptômes non spécifiques et de la complexité de ces maladies, il existe un délai de plusieurs semaines à plusieurs mois pour établir le diagnostic de ces maladies et un patient reçoit en moyenne jusqu’à 5 traitements inadéquats ou inefficaces avant que le bon diagnostic ne soit posé et le traitement approprié institué. La difficulté à identifier les MAIS conduit à une errance médicale qui impacte lourdement la qualité de vie des patients et parfois également le pronostic de leur maladie.

L’AP-HP fait partie du large consortium international de 24 partenaires répartis sur 12 pays participant au Projet Européen ImmunAID, promu par l’Inserm pour l’ensemble des centres français et étrangers, un projet de recherche doté de 15,8 millions d’euros (financement H2020, convention de subvention n ° 779295). Ce projet est piloté par le Pr. Vassili SOUMELIS, du service d'immunologie et histocompatibilité de l’hôpital Saint-Louis AP-HP, en charge de l’équipe "immunologie systémique humaine et réseaux inflammatoires" (Université de Paris / Inserm U976) pour la partie fondamentale et par le Pr. Bruno Fautrel, chef du service de rhumatologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, de Sorbonne Université et de l’Inserm (UMRS 1136), en charge de la coordination du réseau de recherche clinique CRI-IMIDIATE (FCRIN / Inserm / AP-HP) pour la partie clinique.

L’objectif de ce projet majeur, qui durera cinq ans, est d’identifier un ensemble de biomarqueurs permettant de caractériser une authentique « signature auto-inflammatoire » pour pouvoir poser rapidement le diagnostic de MAIS et élaborer un algorithme de décision clinique pour définir la meilleure stratégie de prise en charge des patients.

La phase clinique du projet ImmunAID a été lancée le 25 novembre 2019 à l’AP-HP avec l’ouverture des deux premiers centres de recrutement de patients à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP. L’ouverture des autres centres dans les hôpitaux Necker-Enfants malades, Saint-Louis, Tenon et Bicêtre aura lieu dès le début 2020.

Avec la constitution d’une cohorte européenne de patients atteints de maladies auto-inflammatoires systémiques rares, la collecte d’échantillons et de données cliniques, le projet ImmunAID allie les technologies « omiques » aux méthodes de « machine learning » afin d’identifier des mécanismes pathogéniques communs au sein de l’entité hétérogène des MAIS.

Un ensemble de données cliniques et biologiques sans précédent dans les maladies auto-inflammatoires systémiques

Il n’existe actuellement aucun biomarqueur spécifique des MAIS. Certaines MAIS – dites monogéniques - sont dues à des mutations génétiques connues mais les autres ne sont caractérisées que par un ensemble de signes cliniques. Au cours de ce projet, des échantillons biologiques seront collectés auprès des patients de la cohorte atteints de MAIS aux phénotypes bien caractérisés. Ces échantillons seront analysés selon deux approches complémentaires. Une approche sans a priori / non biaisée de collecte à grande échelle de données « omiques » (gène, ARN, protéine, microbiome) et une approche ciblée de données issues d’analyses fonctionnelles du système immunitaire (inflammasome, réseaux de cytokines, médiateur de résolution inflammatoire, etc).

Les données ainsi générées constitueront un véritable « immunome » des MAIS qui sera analysé à l’aide de méthode de classification et de modélisation des données afin d’obtenir les signatures des biomarqueurs. Il sera alors possible de proposer une nouvelle classification des MAIS pour mieux identifier les patients et mettre au point un algorithme de décision clinique robuste afin d’identifier les meilleures options thérapeutiques et le pronostic associé. Il s’agira aussi de développer des kits de diagnostic utilisables dans la pratique courante.

L’AP-HP et les maladies inflammatoires

L'AP-HP est le porteur du réseau de recherche clinique CRI-IMIDIATE (www.imidiate.org / www.cri-net.com), réseau d'excellence en recherche clinique labellisé F-CRIN (www.fcrin.org), dédié aux maladies inflammatoires à médiation immunologique (Immune-Mediated Inflammatory Disorders ou IMIDs). Ce réseau est fortement lié à la filière des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares FAI2R (www.fai2r.org), notamment aux centres de référence maladies rares présents au sein de l’AP-HP et impliqués dans les maladies auto-inflammatoires, le CEREMAIA (hôpitaux Bicêtre, Pitié-Salpêtrière et Tenon) (www.ceremaia.fr) et RAISE (hôpital Necker-Enfants malades) (www.raise.fr).

Reconnu au niveau européen, le réseau CRI-IMIDIATE mobilise rhumatologues, internistes et pédiatres coopérant avec des équipes internationales dans le cadre de la recherche sur les IMIDs, et notamment les plus rares de ces maladies. C'est un réseau dynamique ayant pour but de favoriser le développement de la recherche collaborative ainsi que l'évaluation rigoureuse de stratégies thérapeutiques innovantes. A ce titre, CRI-IMIDIATE a été l’un des moteurs pour la mise en place du projet ImmunAID et l’obtention du budget de l’étude dans le cadre des appels à projets Horizon 2020.

Pour en savoir plus : https://www.immunaid.eu/

A propos de l’AP-HP : Premier centre hospitalier et universitaire (CHU) d’Europe, l’AP-HP et ses 39 hôpitaux sont organisés en six groupements hospitalo-universitaires (AP-HP. Centre - Université de Paris ; AP-HP. Sorbonne Université ; AP-HP. Nord - Université de Paris ; AP-HP. Université Paris Saclay ; AP-HP. Hôpitaux Universitaires Henri Mondor et AP-HP. Hôpitaux Universitaires Paris Seine-Saint-Denis) et s’articulent autour de cinq universités franciliennes. Etroitement liée aux grands organismes de recherche, l’AP-HP compte trois instituts hospitalo-universitaires d’envergure mondiale (ICM, ICAN, IMAGINE) et le plus grand entrepôt de données de santé (EDS) français. Acteur majeur de la recherche appliquée et de l’innovation en santé, l’AP-HP détient un portefeuille de 650 brevets actifs, ses cliniciens chercheurs signent chaque année près de 9000 publications scientifiques et plus de 4000 projets de recherche sont aujourd’hui en cours de développement, tous promoteurs confondus. L’AP-HP a également créé en 2015 la Fondation de l’AP-HP pour la Recherche afin de soutenir la recherche biomédicale et en santé menée dans l’ensemble de ses hôpitaux. http://www.aphp.fr

 

 

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