Menu
French English
  • Rechercher un nom de médecin, un service

  • Rechercher un contenu

Select the desired hospital

Les raisons d’une faible couverture vaccinale chez les femmes enceintes

Mis à jour le . Signaler ce contenu
Femme enceinte
Femme enceinte -
AP-HP
Odile Launay (Centre d’investigation clinique - CIC Cochin Pasteur - AP-HP) et Béatrice Blondel (Inserm Équipe de recherche en épidémiologie obstétricale, périnatale et pédiatrique – Université de Paris) ont mené des travaux qui soulignent que la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière reste particulièrement faible chez les femmes enceintes en France (7,4 % pendant la saison 2015-16). Malgré les risques de complications sévères, les futures mères ne reçoivent pas souvent de proposition de vaccination au cours de leur suivi et refusent souvent cette vaccination. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Human Vaccines and Immunotherapeutics.

Corps de texte

Depuis 2012, les autorités sanitaires françaises recommandent que toutes les femmes enceintes soient vaccinées contre la grippe. Les données de la littérature scientifique suggèrent en effet qu’elles-mêmes et leurs nouveau-nés sont plus à risque de développer des complications graves de la maladie.

Toutefois, en France, la couverture vaccinale des femmes enceintes reste faible. Dans leur étude, la chercheuse Inserm Béatrice Blondel et ses collègues estiment qu’elle était de 7,4 % pendant la saison 2015-16.

L’analyse des caractéristiques socio-démographiques des participantes à l’étude révèle que les femmes enceintes qui se font le plus vacciner sont plutôt âgée de 30 à 34 ans, ont un niveau de diplôme plus élevé, et travaillent plus souvent dans le secteur de la santé.

Par ailleurs, les femmes dont le médecin principal pendant la grossesse était un généraliste ont aussi un taux de couverture vaccinale plus important.

L’étude suggère qu’un travail de sensibilisation mené à la fois auprès des femmes et des soignants est nécessaire. En effet, seul un quart des mères interrogées disent avoir reçu une proposition de vaccination au cours de leur suivi prénatal. Parmi elles, 70 % ont refusé ce vaccin.

A voir aussi

Assistance publique Hôpitaux de Paris