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Première mondiale à l’hôpital Jean-Verdier-AP-HP dans le cadre de la préservation de la fertilité : après maturation ovocytaire in vitro, une femme atteinte d’insuffisance ovarienne auto-immune a pu mettre au monde des jumeaux

Publié le Communiqués de presse

Les équipes du Pr Michaël Grynberg, chef du service de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité, et du Dr Christophe Sifer, responsable du laboratoire de biologie de la reproduction, à l’hôpital Jean-Verdier AP-HP, sont à l’origine, au sein du centre d’assistance médicale à la procréation (AMP) de l’hôpital Jean-Verdier AP-HP de Bondy, de la première naissance de jumeaux conçus après maturation ovocytaire in vitro, dans un contexte de préservation de la fertilité, chez une femme souffrant d’une insuffisance ovarienne prématurée d’origine auto-immune.

L’AP-HP est le 1er centre de préservation de la fertilité en Ile-de-France. Les 4 hôpitaux, Cochin, Jean Verdier, Tenon et Antoine-Béclère/Bicêtre, proposent toutes les techniques actuellement disponibles de préservation, pour les femmes, les hommes et les enfants.

La préservation de la fertilité féminine est un volet important de la médecine de la reproduction. L’autoconservation d’ovocytes et/ou d’embryons, voire la cryopréservation de tissu ovarien, représentent de réelles alternatives pour les femmes en âge de procréer, dont la fertilité pourrait-être altérée par une maladie et/ou des traitements. Cette discipline est en plein essor depuis quelques années et cela tient en particulier aux avancées des techniques de congélation, et notamment au développement de la vitrification pour lequel l’hôpital Jean-Verdier AP-HP a été précurseur*.

Classiquement, la vitrification d’ovocytes ou d’embryons nécessite l’obtention d’ovocytes matures suite à une stimulation hormonale des ovaires. Cependant, certaines pathologies hormono-dépendantes, telles que le cancer du sein, peuvent contre-indiquer l’administration de traitements hormonaux. Dans d’autres cas, la stimulation ovarienne n’est pas envisageable faute de temps ou de réponse des ovaires. C’est le cas de cette patiente prise en charge à l’hôpital Jean-Verdier AP-HP qui ne pouvait pas bénéficier d’une stimulation ovarienne, ni d’une cryopréservation de tissu ovarien, en raison d’un dysfonctionnement ovarien d’origine auto-immune.

Les équipes du Pr Grynberg et du Dr Sifer ont donc proposé d’utiliser la technique de maturation d’ovocytes in vitro (MIV) pour préserver les capacités de reproduction de la patiente. Cette technique a consisté en un prélèvement d’ovocytes immatures par ponction ovarienne à travers le vagin, sous contrôle échographique, sans aucune stimulation ovarienne préalable. Les ovocytes ont ensuite été maturés au laboratoire pendant 24 à 48 heures permettant, pour un certain nombre d’entre eux, d’atteindre la maturité et ainsi être fécondés en vue d’une vitrification embryonnaire.

« Même si la compétence ovocytaire ou embryonnaire reste moins importante qu’après stimulation ovarienne, nous venons de prouver que la MIV peut constituer une réelle alternative en matière de préservation de la fertilité féminine. En outre, le diagnostic d’insuffisance ovarienne auto-immune débutante ne permettait pas, jusqu’alors, d’envisager une possibilité de lutter contre le déclin inéluctable de la fonction ovarienne », rapporte le Pr Grynberg. D’autres grossesses, dans un contexte similaire, sont actuellement suivies au centre d’AMP de l’hôpital Jean-Verdier AP-HP. « Cela confirme l’intérêt majeur de cette technique de MIV, associée à la vitrification ovocytaire ou embryonnaire, pour  préserver la fertilité féminine dans certaines indications où aucune autre option n’est envisageable », ajoute  le Dr Sifer.

Cette première mondiale est le fruit d’une étroite collaboration entre les cliniciens et biologistes impliqués dans la prise en charge de l’infertilité et de la préservation de la fertilité au sein de l’hôpital Jean-Verdier AP-HP. La mère ainsi que les jumeaux nés en décembre 2018 sont en parfaite santé. Cette 1ère mondiale contribue à l’excellence de la prise en charge à l’AP-HP proposée en matière de préservation de la fertilité. Les 4 hôpitaux de la plateforme (Jean Verdier, Antoine Béclère, Cochin, Tenon) proposent l’ensemble des techniques disponibles pour les femmes et les hommes.

Le Pr Michaël Grynberg est actuellement chef de service de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité à l’hôpital Antoine Béclère – AP-HP à Clamart et chef de service, par intérim, de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité à  l’hôpital Hôpital Jean Verdier – AP-HP à Bondy.

*Pour plus d’informations : CP - Vitrification ovocytaire : une première à l'AP- HP (Hôpital Jean Verdier) et une formidable avancée pour les couples infertiles

Pour en savoir plus :

>> Informations spécifiques pour les professionnels de santé

>> En savoir plus sur les différentes techniques, les personnes qui peuvent être concernées

À propos de l’AP-HP : L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8,3 millions de personnes  malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent. http://www.aphp.fr

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