Mis à jour le 13/01/2026

Partager :

Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 : la Cour des comptes salue la gestion de l’événement par l’AP-HP

Dans le cadre de travaux communs avec la Cour des comptes relatifs à l’organisation, au coût et à l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024, la chambre régionale des comptes d’Île-de-France a contrôlé l’AP-HP sous l’angle de sa participation aux JOP. Dans un rapport d’observations définitives publié le 12 décembre 2025, elle délivre une appréciation positive de la préparation et de l’organisation de l’événement par l’AP-HP.

Illustration jeux olympiques

Événement exceptionnel tant par sa durée que par son ampleur - plus de 10 000 athlètes olympiques et près de 4 500 athlètes paralympiques ont été accueillis - le déroulement des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris, du 26 juillet au 11 août puis du 28 août au 8 septembre 2024, a représenté pour l’AP-HP un double défi dans une période estivale traditionnellement tendue.

En lien avec les autorités sanitaires de l’État, l’AP-HP devait remplir plusieurs missions, notamment :

  • la création et la gestion de la polyclinique du village olympique et paralympique ;
  • l’accueil en hospitalisation des publics accrédités ;
  • la participation des SAMU-SMUR à la médicalisation des sites olympiques.

 

Les principaux constats de la chambre régionale des comptes

La chambre régionale des comptes note que plus de 13 000 actes ont été réalisés sous la direction de l’AP-HP à la polyclinique pendant les JOP. Le taux d’occupation des lits dans les hôpitaux de l’AP-HP a dépassé les 90 %.

Le rapport souligne :

  • une gestion de la polyclinique « sous contraintes imposées par le comité d’organisation des JOP mais sans difficulté majeure ; aucune plainte, réclamation ou déclaration d'événement indésirable n'ont été recensées » ;
  • un surcroît d’activité lié aux JOP, mais inférieur aux prévisions.

Dans un contexte de risques accrus, l’AP-HP a également dû s’organiser pour faire face à une éventuelle crise sanitaire. Même si celle-ci ne s’est pas produite, le rapport salue une « préparation utile à la gestion d’une crise multiforme ».

Il revient sur la mobilisation de « renforts humains prévus partiellement utilisés pour faire face à une éventuelle situation sanitaire exceptionnelle qui ne s’est pas produite ».

Les dépenses totales supportées par l’AP-HP pour l’organisation des JOP s’élèvent à 10,15 millions d’euros ; 98 % ont été prises en charge par l’État.

 

L’héritage des Jeux

Le rapport pointe un « héritage matériel faible » - ce qui était attendu : aucune infrastructure ou bâtiment exploitable après les JOP n’avait été prévu. « Néanmoins certains équipements financés par l’État dans le cadre de la préparation aux situations sanitaires exceptionnelles ont été conservés pour une utilisation postérieure » poursuivent les rapporteurs.

En ce qui concerne l’héritage « immatériel », les ambitions étaient élevées. En pratique, « des actions vertueuses ont été engagées notamment dans le domaine du handicap par l’élaboration et la diffusion en interne d’un guide de recommandations pratiques de prise en charge à destination des équipes chirurgicales et urgentistes, ou encore dans le domaine de la promotion du sport-santé à destination des patients et du personnel. »

 

Des bénéfices multiples

En conclusion, la chambre régionale des comptes estime que « la préparation et la participation de l’AP-HP aux JOP a été vertueuse à plusieurs égards » :

  • expérience acquise par l’AP-HP en termes organisationnels pour faire face à une crise multiforme. De nombreux outils, procédures et exercices ont été mis en œuvre en interne par l’AP-HP en vue de prévenir la crise et garantir la continuité des soins lorsque celle-ci apparaît.
  • retombées psychosociales positives des JOP pour certains agents de l’AP-HP, notamment pour les salariés ayant participé à la préparation et la gestion de la polyclinique. « Ces derniers tirent une certaine fierté et satisfaction d’avoir été acteur pour un temps court d’un centre de santé sui generis présentant des singularités fortes dans son mode de mise en œuvre et de gestion » conclut le rapport.

À voir aussi