Accompagner le désir d’enfant et préserver la fertilité des femmes

Mis à jour le 20/02/2026

L’accompagnement des femmes tout au long de leur vie reproductive est un axe prioritaire du projet médical de l’AP-HP. Elle œuvre pour le maintien d’une offre de soin publique complète et innovante, en phase avec les évolutions de la société et les aspirations des patientes.

L’assistance médicale à la procréation (AMP) rassemble différentes pratiques cliniques et biologiques intervenant dans la médecine de la reproduction. Les procédés biologiques utilisés en AMP s’étendent des méthodes de préparation et de conservation des spermatozoïdes, des ovules, des tissus germinaux (à l’origine de la formation des cellules reproductrices) et des embryons à des fins de conception d’un enfant ou de préservation de la fertilité. 

L’AP-HP dispose de cinq centres d'assistance médicale à la procréation (AMP) et de quatre centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain (CECOS) : 

  • Tenon ;
  • Cochin ;
  • Jean-Verdier ;
  • Antoine-Béclère ;
  • Bichat.

Par ailleurs, l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP, service du Pr Grynberg en association avec le département de génétique de l’hôpital Necker - Enfants malades, est le seul service à bénéficier d’une autorisation pour le prélèvement des cellules embryonnaires – 300 prélèvements réalisés par an – dans le cadre de diagnostics pré-implantatoires (DPI).   

 

En 2023, l’activité de l’AP-HP a représenté 3,3 % du nombre total de tentatives d’AMP en France. L’AP-HP joue un rôle important dans l’autoconservation non médicale d’ovocytes avec 38 % des demandes nationales de conservations (près de 15 350) au 31 décembre 2024. 

Réglementairement, la préservation de la fertilité féminine est possible en France en fonction du statut conjugal et de la situation médicale des patientes.

 

Si les adolescentes pubères dont la situation médicale le demande peuvent accéder aux traitements de préservation de la fertilité proposés aux adultes, les enfants prépubères font l’objet de prises en charge spécifiques. 

À l’hôpital Bichat AP-HP, le centre PREFERE, sous la responsabilité du Pr Koskas, propose un protocole fondé sur un traitement hormonal visant la régression de la lésion de l’endomètre et à éviter ainsi des hystérectomies.

Les femmes en situation d’obésité sont particulièrement exposées aux inégalités d’accès aux soins en matière de santé reproductive, notamment dans le champ de l’assistance médicale à la procréation (AMP) et du suivi des grossesses. Pour les accompagner, la maternité de Port-Royal (Hôpital Cochin - Port-Royal AP-HP) et le Centre Spécialisé de l’Obésité (CSO) de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou AP-HP ont noué un partenariat. 

Depuis 2020, les femmes présentant une obésité sévère y ont accès à un parcours de soin qui sécurise leur projet parental par une prise en charge nutritionnelle et médicale spécialisée. Un protocole partagé permet d’anticiper et de prévenir les complications obstétricales et nutritionnelles, en tenant compte des spécificités physiopathologiques féminines liées à l’obésité et aux antécédents chirurgicaux.

L’équipe du Pr Benachi, service de gynécologie de l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP, est formée pour accueillir les patientes suivies dans le cadre de nombreux centres de références maladies rares, parmi lesquelles les maladies osseuses constitutionnelles, le syndrome d’Ehlers, etc.   

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