Mis à jour le 11/02/2026
Une personne sur deux atteinte de maladie chronique prête à recourir à la téléconsultation
Des équipes de médecine interne de l'AP-HP, de l’Université Paris Cité, de l’université Sorbonne Paris-Nord, de l’Inserm, et d'INRAE (CRESS), ont évalué le recours à la télémédecine dans le suivi de maladies chroniques. Une large proportion de patients se déclare favorable aux soins à distance.
Dans le contexte de l'augmentation de la prévalence des maladies chroniques et le manque de professionnels de santé, le développement et l’optimisation du soin à distance pourraient contribuer à améliorer la continuité du suivi des patients et à gagner ainsi du temps pour les professionnels de santé, sur les consultations en présentiel.
L’AP-HP, a promue l'étude REACTIVE, une étude visant à explorer les nouvelles modalités d’interaction entre les patients et leurs médecins, qu’il s’agisse de consultations par vidéo, par téléphone ou d’échanges via des messageries électroniques. L’enquête, effectuée auprès de 2 000 adultes, a révélé que 47 % des patients ne disposent actuellement d’aucune possibilité de soin à distance avec leur médecin habituel.
Les préférences des patients varient fortement selon la situation clinique. Le présentiel reste a privilégier en cas de symptômes nouveaux ou d’aggravation de l’état de santé.
En revanche, un patient sur deux se dit prêt à consulter à distance un autre médecin que le sien lorsque les délais pour obtenir un rendez-vous avec son médecin habituel sont trop longs, notamment pour un renouvellement d’ordonnance ou l’analyse de résultats d’examens.
Les résultats de l'étude souligne également que le soin à distance demeure insuffisamment proposé et intégré dans l’organisation actuelle des soins. Les auteurs préconisent le développement de modèles de prise en charge « hybrides », combinant consultations en présentiel et à distance, adaptés aux besoins cliniques et aux préférences des patients.
Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse