Essai de phase II en double aveugle, multicentrique, contrôlé par placebo, pour évaluer l'efficacité et la sécurité de l'alpelisib (BYL719) chez les patients pédiatriques et adultes atteints du syndrome de mégalencéphalie-malformation capillaire-polymicrogyrie (MCAP).
SESAM
CHU Dijon Bourgogne
OLIVIER-FAIVRE Laurence
Centre Hospitalier Universitaire Dijon Bourgogne
Patients
Fermé aux inclusions
À propos
Pourquoi cette recherche ? Le syndrome MCAP (Mégalencéphalie-malformations Capillaires Polymicrogyrie) est associé à une mutation du gène PIK3CA survenue au cours du développement embryonnaire. Ce syndrome appartient à la famille des syndromes d’hypercroissance liés à PIK3CA regroupés sous la dénomination commune PROS (PIK3CA related overgrowth spectrum), caractérisé par une atteinte cérébrale quasi systématique. Cette mutation est à l’origine d’une croissance anormale des tissus et peut toucher les tissus adipeux(graisseux), les muscles, la peau, les os, les vaisseaux sanguins et lymphatiques ou les tissus neuraux. Jusque-là, la prise en charge des patients était pluridisciplinaire, adaptée aux atteintes et visait à diminuer les symptômes et éviter les complications. Il n’existait pas de traitement spécifique pour le syndrome MCAP. Il a été développé un inhibiteur de PI3K bloquant l’activité de la protéine impliquée dans les mécanismes de croissance anormale des tissus, l’Alpelisib, qui fait partie de cette classe de médicaments. Des patients atteints de PROS ont été traités par Alpelisib (BYL719) dans le cadre d'une autorisation temporaire d'utilisation, et les résultats obtenus sur 19 de ces patients (dont 2 atteints du syndrome MCAP), ont rapporté une efficacité encourageante et aucune preuve de toxicité. Un programme de recherche international évaluant l’efficacité, la sécurité et la pharmacocinétique de l'Alpelisib est encours (programme EPIK) et la France y participe activement. Cependant, les atteintes du syndrome MCAP et leurs particularités par rapport aux autres syndromes de la famille des PROS, tels que les troubles cognitifs ou du comportement par exemple, ne sont pas spécifiquement évaluées dans ce programme. Sur la base de ces travaux contribuant à une connaissance de plus en plus poussée de la pathologie, nous posons l’hypothèse que l’Alpelisib pourrait améliorer les symptômes des patients porteurs d’un syndrome MCAP en diminuant les troubles cognitifs et comportementaux et de ce fait, avoir un impact positif sur la qualité de vie des patients et des familles. Plus largement, l’Alpelisib pourrait permettre une adaptation des programmes de rééducation et des structures de soins. L’étude qui vous est présentée vise à évaluer l’efficacité et la tolérance de l’Alpelisib (BYL719) chez des patients atteints du syndrome MCAP.2 Présentation générale Les centres participants sont situés en France. Le CHU de Dijon Bourgogne est le centre coordonnateur en charge de l’organisation générale de l’étude. Si vous acceptez de participer à cette étude, vous devrez effectuer une partie des visites prévues au protocole dans l’hôpital local de référence et 5 ou 6 visites dans l’un des deux centres évaluateurs : CHU Dijon Bourgogne ou Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (Hôpital Necker). Au total, la durée sera de 34 mois (maximum) au cours desquels 17 visites (maximum) seront réalisées. Des appels téléphoniques réguliers seront également effectués (mensuels). L’étude clinique SESAM est une étude interventionnelle, visant à évaluer l’efficacité et la sécurité d’un traitement par Alpelisib pendant 24 mois. Elle comporte des actes en plus de la prise en charge habituelle. Il est prévu que 20 patients âgés de 2 à 40 ans participent à l’étude. Au moment de commencer le traitement, une randomisation (tirage au sort) sera effectuée pour savoir si vous recevrez le vrai traitement (alpelisib) ou un placebo pendant les 6 premiers mois de traitement de l’étude. Pendant cette période la moitié des patients prendront le placebo, l’autre moitié prendra l’alpelisib. Le placebo est une substance sans principe actif avec les mêmes caractéristiques visuelles que l’Alpelisib. Cette comparaison pendant ces 6 mois entre les patients prenant du placebo et ceux prenant de l’alpelisib nous permettra de nous assurer que les éventuels effets observés seront bien dus à l’alpelisib et non à l’effet placebo. En effet, il a été démontré que le seul fait de prendre un médicament, même inactif, peut donner des signaux d’efficacité, et il faut être certain que l’effet noté soit en rapport avec la prise d’Alpelisib. Cette randomisation (tirage au sort) sera réalisée en « double aveugle », c’est à dire que ni vous, ni le médecin, ne saurez quel sera le traitement attribué pendant les 6 premiers mois (Alpelisib ou placebo). Au bout des 6 mois, les patients ayant reçu le placebo débuteront alors le traitement par alpelisib, et ce pendant 24 mois (soit une durée totale de 30 mois de participation à l’étude). Les patients ayant reçu l’alpelisib dès le début poursuivront le même traitement pendant encore 18 mois (soit une durée totale de 24 mois de participation à l’étude). Au total, tous les participants à l’étude auront bien 24 mois de traitement par alpelisib.
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Necker-Enfants Malades
Adresse :149 rue de Sèvres
75743 PARIS CEDEX15
France