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[ESMO 2019] ImmunoTox, un réseau multidisciplinaire spécifique pour la prise en charge des toxicités liées aux traitements d’immunothérapie

Publié le Communiqués de presse

Les traitements d’immunothérapie antitumorale développés récemment dans le traitement de nombreux types de cancers, peuvent induire des toxicités « immunologiques », différentes des évènements indésirables observés avec la chimiothérapie et les thérapies ciblées. La mise en place du réseau multidisciplinaire ITox*, initié par le Pr Olivier Lambotte, chef du service de médecine interne - immunologie clinique de l’hôpital Bicêtre AP-HP, aux deux réunions de consultation pluridisciplinaires (RCP) par mois, aide les cliniciens à prendre en charge les patients qui présentent une pathologie auto-immune au moment du diagnostic (décision du traitement), à gérer les effets secondaires qui peuvent survenir (traitement symptomatique, poursuite, interruption ou arrêt définitif du traitement) et à décider d’une reprise possible ou non de l’immunothérapie au décours d’une toxicité ayant nécessité une interruption du traitement.

Le poster, qui fait l’objet d’une présentation lors de la « Poster discussion » du samedi 28 septembre 2018, repose sur une analyse descriptive de tous les avis consécutifs donnés par le réseau ITox entre le 6 avril 2016 et le 2 janvier 2019.

Les traitements d’immunothérapie à visée antitumorale développés récemment pour traiter différents cancers peuvent induire des toxicités nouvelles, multiples et imprévisibles. Ces situations cliniques, encore peu connues des oncologues, ont conduit l’équipe de médecine interne de l’hôpital Bicêtre AP-HP dirigée par le Pr Olivier Lambotte à mettre en place dès 2015 un réseau d’experts, ImmunoTox (iTox), dédié à la gestion de ces toxicités afin d’accompagner les oncologues dans leur pratique courante*.

Ce réseau réunit des spécialistes pour chaque organe (pneumologues, neurologues, rhumatologues…), des radiologues et des oncologues et une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) est organisée deux fois par mois. L’existence d’une symptomatologie inexpliquée avant le début du traitement, la survenue de toxicités graves et/ou inhabituelles et la problématique de la réintroduction d’un traitement d’immunothérapie au décours d’une toxicité sont les principales thématiques discutées au cours des RCP ITox.

Au total, 398 situations (356 patients traités par une immunothérapie à visée anti tumorale) ont été analysées par le réseau ITox au cours de cette période. Les motifs de consultation étaient la recherche d’un lien de causalité entre la survenue ou l’aggravation d’un symptôme et le traitement d’immunothérapie (37% des cas), la possibilité de reprise d’une immunothérapie après la survenue d’un évènement indésirable de grade ≥3 (27% des cas), une prise en charge clinique complexe (25% des cas) et la possibilité d'initier une immunothérapie chez un patient présentant des comorbidités (10% des cas). Les toxicités associées à l’immunothérapie étaient de grade 3 ou 4 (toxicités sévères nécessitant un traitement ou une hospitalisation en urgence et pouvant au stade 4 mettre en jeu le pronostic vital du patient) chez plus de la moitié des patients (54%) et 13 (5%) décès toxiques liés à l’immunothérapie ont été rapportés (5%). Les organes le plus souvent concernés étaient les poumons (21 %), les organes gastro-intestinaux (13 %), le foie (12 %), l’appareil musculo-squelettique (10 %) et la sphère neurologique (8 %).

En plus de l’accompagnement des oncologues dans la prise en charge spécifique des toxicités liées aux immunothérapies antitumorales, la mise en place du réseau ITox permet aussi de fluidifier le parcours des patients atteints de cancer qui présentent des évènements indésirables sous traitement.

*Pour en savoir plus :

Champiat S, Lambotte O, Barreau E et al. Management of immune checkpoint blockade dysimmune toxicities: a collaborative position paper. Ann Oncol. 2016;27(4):559-74.

Les Hôpitaux universitaires Paris-Sud créent un centre d’expertise des complications aux immunothérapies cancéreuses (février 2017)

Evaluation de la réintroduction d’une immunothérapie anti-PD-1 chez des patients atteints de cancers après arrêt du traitement pour toxicité aiguë (juin 2019)

Source:

The ImmunoTOX multidisciplinary board, a descriptive study of collaborative management of immune-related adverse events. 1756PD - Lecture Time: 15:00

Jean Marie Michot, Ariane Lappara, Audrey Simonaggio, François-Xavier Danlos, Emmanuel Barreau, Rakiba Belkhir, Amandine Berdelou, Michael Collins, Cécile Cauquil, Philippe Chanson, Stéphane Ederhy, Julien Lazarovici, Hassan Izzedine, Jérôme Le Pavec, Eléonora De Martin, Christine Mateus, Andrei Seferian, Antoine Hollebecque, Andrea Varga, Jean-Charles Soria, Christophe Massard, Anne-Laure Voisin, Salim Laghouati, Aurélien Marabelle, Stéphane Champiat, Olivier Lambotte.

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