Contribution des fast-ripples à l'amélioration de la prise en charge neurochirurgicale de l'épilepsie pharmaco-résistante
NENUFAR
CHU Toulouse
VALTON Luc
Centre Hospitalier Universitaire Toulouse
Patients
Inclusions en cours
À propos
Contexte et justification de la recherche / Pourquoi cette recherche est-elle mise en place ? Les épilepsies focales (c’est-à-dire caractérisées par des crises débutant dans une région limitée du cerveau) restent mal contrôlées ou mal équilibrées par le traitement médical dans 30% des cas, on parle alors d’Épilepsies Focales Pharmaco-Résistantes ou EFPR. Les patients atteint d’EFPR souffrent d’un handicap social et professionnel, et sont plus souvent sujets à des complications médicales potentiellement graves Dans certains cas, on peut proposer un traitement chirurgical qui consiste à opérer la zone du cerveau responsable des crises (la zone épileptogène), et cette opération permet de diminuer nettement le risque de crise chez la plupart des patients : 65 à 80% des patients opérés ne présentent plus de crise pendant les 2 ans suivant l’opération. Le bilan pré-chirurgical (bilan de phase 1) regroupe diverses explorations cherchant à préciser la localisation de la zone épileptogène. Lorsque ce bilan est insuffisant, il peut être nécessaire de réaliser un enregistrement intracérébral au moyen d’une Stéréo-ElectroEncéphaloGraphie (SEEG, ou bilan de phase 2), qui permet de localiser plus précisément la zone épileptogène. Elle consiste à implanter des électrodes dans les zones cérébrales suspectées d’appartenir au réseau épileptogène. Ces dernières années, une série d’études a suggéré que certaines activités électriques cérébrales très courtes (15 millisecondes environ) mais à très haute fréquence (> 200 hertz) appelées « fast-ripples » pourraient être des biomarqueurs intéressants de la zone épileptogène, c’est-à-dire que les fast-ripples permettraient d’identifier la zone épileptogène plus précisément. Les fast-ripples sont plus facilement enregistrés à partir de micro-électrodes, des micro-filaments de 20 microns de diamètre (à titre illustratif, un cheveu fait environ 100 microns de diamètre). Les micro-électrodes adjointes aux électrodes standards forment alors ce qu’on appelle des micro-macro électrodes ou électrodes hybrides. Quel est l’objectif de cette recherche ? L’objet de la présente étude est d’évaluer si l'identification des fast-ripples améliore significativement le résultat de la chirurgie mesuré par l'absence de crises invalidantes après un an. Cela sera évalué en comparant les résultats entre les patients qui seront implantés avec des électrodes hybrides, et pour lesquels l’information concernant les fast-ripples sera analysée, aux patients qui seront implantés avec des électrodes standards uniquement et pour lesquels l’information concernant les fast-ripples ne sera pas analysée. À terme, cette étude, si elle est positive, permettrait d’améliorer la localisation de la zone épileptogène. Cela présenterait des avantages en termes de nombre de patients finalement libres de crises après la neurochirurgie. Cela permettrait également potentiellement d’augmenter le nombre de patients pouvant bénéficier d’une neurochirurgie et de réduire la durée d’hospitalisation nécessaire pour identifier la zone épileptogène. Quel est le dispositif étudié ? Pour la moitié des patients de cette étude, 4 à 6 électrodes standards (ou macroélectrodes) seront remplacées par des électrodes hybrides, c’est-à-dire des électrodes habituelles auxquelles sont adjoints des micro-filaments. Les micro-filaments sont regroupés par groupe de 4, qu’on appelle alors tétrode, et il y a soit deux, soit trois tétrodes par électrode hybride en fonction du modèle choisi. Ce sont les médecins chargés de l’implantation qui choisissent les électrodes standards qui seront remplacées par les électrodes hybrides en fonction de différents paramètres liées à la localisation présumée de la zone épileptogène, la distance des zones cérébrales explorées, etc. Aucune électrode supplémentaire n’est implantée dans le cadre de ce protocole, puisque que ce sont simplement des électrodes standards qui sont remplacées par d’autres. L’implantation des micro-macroélectrodes est similaire à l’implantation des macroélectrodes seules et ne nécessite donc aucune modification de la procédure neurochirurgicale standard de la SEEG. De plus, l’enregistrement sur les microélectrodes n’interfère pas avec l’enregistrement sur les macroélectrodes car les deux enregistrent en parallèle. Ainsi, l’impact des microélectrodes pour vous ou sur la SEEG devrait être minime. Les électrodes hybrides sont un nouveau dispositif médical de recherche qui n’est pas encore marqué CE. Les études précédentes avec ces électrodes ou d’autres modèles similaires ne montrent pas de risque ou de complication accrue par rapport au modèle standard. Cette étude n’implique pas de contrainte médicale supplémentaire par rapport à une SEEG standard. Cette étude est multicentrique et concerne les services de Cardiologie en France. Il est prévu d’inclure 150 participants pour lesquels une indication de première ablation par radiofréquence d’un trouble ventriculaire a été posée, soit 75 participants par groupe. Deux groupes équivalents seront constitués par tirage au sort : - Un groupe de patient présentant des troubles du rythme cardiaque recevra le traitement d’ablation par radiofréquence via un abord endocardique seul - Un groupe de patients présentant des troubles du rythme cardiaque recevra le traitement d’ablation par radiofréquence via un abord combinée épi- endocardique Chaque participant sera suivi durant 2 ans et les données générées automatiquement par le défibrillateur pourront être recueillies jusqu’à la fin de l’étude.
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Bicêtre
Adresse :78 avenue du Général Leclerc
94275 LE KREMLIN BICETRE CEDEX
FranceAP-HP - Hôpital La Pitié-Salpêtrière
Adresse :47 boulevard de l'Hôpital
75651 PARIS CEDEX13
France