Etude de phase I / II randomisée, multicentrique, ouverte, évaluant la sécurité et l'activité clinique et biologique de NP137, anticorps monoclonal humanisé ciblant la Netrine-1, en association avec une chimiothérapie Carboplatine-Paclitaxel et / ou le pembrolizumab chez des patientes présentant un carcinome du col de l’utérus ou de l’endomètre localement avancé ou à un stade métastatique, progressant ou rechutant après au moins une chimiothérapie systémique antérieure
GYNET

GYNET

Promoteur

Centre Léon Bérard

Investigateur coordonnateur

RAY-COQUARD Isabelle

Centre coordonnateur

Centre Léon Bérard

Population

Patients

Statut de l’essai

Fermé aux inclusions

À propos

A ce jour, malgré les progrès significatifs réalisés, les options thérapeutiques destinées aux patientes atteintes de carcinome du col de l’utérus ou de l’endomètre localement avancé ou à un stade métastatique sont restreintes en termes d’efficacité, de tolérance, ou de qualité de vie. Il existe un besoin persistant de thérapies anticancéreuses innovantes, plus sûres et plus efficaces ciblant de manière sélective les cellules cancéreuses. Plusieurs études cliniques récentes ont démontré l’efficacité de traitements stimulant le système immunitaire afin qu’il détruise les cellules cancéreuses. On parle d’immunothérapie. Depuis quelques années, plusieurs immunothérapies, essentiellement des anticorps, ont été développées pour restaurer une réponse immunitaire efficace contre les cellules cancéreuses. Sur la base de résultats cliniques récents, les autorités de santé aux États-Unis ont autorisé la mise sur le marché d’un anticorps, le Pembrolizumab, pour les patientes atteintes d'un cancer du col de l'utérus récurrent ou métastatique avec progression de la maladie après chimiothérapie. Cependant, tous les patients ne répondent pas à ces traitements d’immunothérapie et il est encore nécessaire d’améliorer leur efficacité, par exemple, en testant des combinaisons thérapeutiques avec de nouvelles molécules. Le développement d’agents qui rétablissent ou activent les signaux entrainant la destruction spécifique des cellules tumorales est une stratégie thérapeutique intéressante dans le cadre d’une administration conjointe à la chimiothérapie de base et/ou à l’immunothérapie. La société française, NETRIS PHARMA, a développé un nouveau « candidat médicament », le NP137. Il s'agit d'un anticorps qui reconnaît spécifiquement une protéine : la nétrine-1 qui est un ligand d’un récepteur membranaire contrôlant la survie des cellules. Il a récemment été démontré que son expression et celle de ses récepteurs étaient augmentées dans de nombreux types de cancers, faisant de ce ligand une nouvelle cible pour le développement de thérapies anti-tumorales. Le blocage de cette l’interaction par NP137 conduirait à un rétablissement des signaux conduisant à la mort des cellules tumorales associé à l’inhibition de la croissance tumorale et du développement de métastases. Le NP137 a été administré seul pour la première fois chez l’Homme dans le cadre de l’étude de Phase I, initiée en 2016, chez des patients atteints de tumeurs solides à un stade avancé ou en phase métastatique et notamment chez des patientes présentant un carcinome de l’endomètre. A ce jour, le NP137 est bien toléré chez les patients et les données d’efficacité restent à être confirmées. L’administration du NP137 en combinaison avec le Pembrolizumab et les traitements de chimiothérapie habituelle, représente une des stratégies intéressantes dans le traitement des cancers utérins. Les données précliniques et cliniques encourageantes rapportées justifient donc la pertinence de la conduite d’un essai clinique chez des patientes présentant un carcinome du col de l’utérus ou de l’endomètre localement avancé ou à un stade métastatique afin d’évaluer la tolérance et l’efficacité du NP137 combiné au Pembrolizumab et à la chimiothérapie actuellement proposée habituellement en France. L’objectif de l’étude GYNET est d’évaluer dans un premier temps la tolérance des combinaisons thérapeutiques proposées dans cet essai puis leur efficacité. De plus, les résultats issus de cette étude pourront également contribuer à l’avenir à améliorer la prise en charge des patients atteints de la même maladie. Jusqu’à 240 patientes devraient participer à cette étude en France

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    Adresse :

    27 rue du Faubourg Saint Jacques
    75679 PARIS CEDEX14
    France

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