Etude de phase II multicentrique évaluant l’axitinib +/- le pembrolizumab en première ligne de traitement chez des patients ayant un carcinome rénal papillaire localement avancé ou métastatique
PAXIPEM
Centre Léon Bérard
NEGRIER Sylvie
Centre Léon Bérard
Patients
Inclusions en cours
À propos
L’étude PAXIPEM vous est proposée car vous êtes atteint d’un cancer rénal papillaire, contre lequel vous n’avez pas encore reçu de traitement. Le cancer du rein papillaire est une forme particulière de cancer du rein, peu fréquente et souvent exclue des études cliniques sur le cancer du rein métastatique. De ce fait, peu de données cliniques sont disponibles sur l’efficacité des traitements récemment développés, pour cette forme particulière. Quelques études évaluant certains de ces traitements récents (tels que les thérapies ciblées/traitements anti-angiogéniques qui visent à empêcher la tumeur de construire un réseau de vaisseaux sanguins dédié à son alimentation en oxygène et en nutriments) ont néanmoins été réalisées chez des patients atteints de la même forme de maladie que vous, mais les résultats ont été décevants en termes d’efficacité. L’évaluation de nouveaux traitements dans la prise en charge des formes papillaires de cancer du rein est donc une nécessité. Récemment, des médecins français ont réalisé une étude qui a apporté des résultats encourageants avec l’axitinib dans les cancers du rein métastatique papillaire de type 2. L’axitinib, commercialisé sous le nom d’Inlyta, est un médicament qui freine la croissance de la tumeur et qui a déjà montré son efficacité dans le traitement du cancer du rein métastatique dans sa forme la plus fréquente (forme dite à cellules claires). D’autre part, les résultats préliminaires d’une étude clinique d’immunothérapie avec le pembrolizumab ont été récemment rapportés et semblent aussi intéressants. Le pembrolizumab, commercialisé sous le nom de Keytruda, est un anticorps monoclonal humain dirigé contre un récepteur cellulaire appelé PD1 dont le blocage permet une réaction immunitaire contre les cellules cancéreuses. Ce traitement a aujourd’hui des indications validées pour les mélanomes métastatiques ou non, les cancers bronchiques métastatiques, les cancers métastatiques de la sphère ORL et la maladie de Hodgkin en rechute. Plus récemment son efficacité a été démontrée en association avec l’axitinib dans les cancers du rein métastatique de type « à cellules claires » et l’indication de cette association a été validée. Nous émettons l’hypothèse que l’association axitinib-pembrolizumab pourrait générer un bénéfice clinique chez des patients ayant un cancer du rein papillaire de type 2. Le but de l’étude PAXIPEM est de confirmer l’intérêt de l’axitinib et d’évaluer l’efficacité de l’association axitinib - pembrolizumab dans le traitement des formes papillaires de type 2 du cancer du rein métastatique, en évaluant le taux de patients ayant une diminution partielle ou complète de leurs métastases 6 mois après le début du traitement, la durée de cette réponse au traitement (c’est-à-dire pendant combien de temps cette diminution perdure), ainsi que la survie globale, la survie sans progression de la maladie et la tolérance aux traitements. Cette étude s’adresse à des adultes atteints d’un cancer du rein papillaire de type 2 métastatique non traité antérieurement. Elle est réalisée par les équipes de cancérologues d’une vingtaine de centres en France et doit inclure une soixantaine de patients.
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Tenon
Adresse :4 rue de la Chine
75970 PARIS CEDEX20
France