Etude de phase II muticentrique randomisée comparant un traitement standard par corticoides seuls à une association de corticoides et de photochimiothérapie extracorporelle en première ligne thérapeutique en cas de GVH aigue de grade II cutanée survenant après allogreffe de cellules souches hématopoiétiques

COPAVEHDI

Promoteur

CHRU Nancy

Investigateur coordinateur

RUBIO Marie-therese

Centre coordonnateur

Centre Hospitalier Régional Universitaire Nancy

Population

Patients

Statut de l’essai

Inclusions en cours

À propos

Pourquoi cette recherche est-elle mise en place ? Vous avez reçu une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques et souffrez actuellement d’une réaction du greffon contre l’hôte (GVH) aigue qui se manifeste par une éruption au niveau de la peau +/- des nausées/vomissements. La GVH aigue est liée à l’activation des cellules immunitaires du votre donneur au sein de votre organisme. Ce sont essentiellement les lymphocytes du donneur qui attaquent votre peau +/- tube digestif haut. Le traitement conventionnel de la GVH aigue repose sur l’utilisation des médicaments immunosuppresseurs, appelés corticoïdes, pendant plusieurs mois. Dans 50% des cas de GVH aigue, le traitement par corticoïdes ne sera que partiellement efficace et devra être associé à d’autres médicaments immunosuppresseurs pour contrôler la GVH. L’utilisation prolongée des corticoïdes et leur association à d’autres immunosuppresseurs augmentent le risque d’infections et sont responsables de complications telles que l’induction de diabète, de cataracte ou de fragilisation osseuse. Il est donc nécessaire de trouver des traitements de la GVH aigue qui permettraient de réduire la durée de traitement par corticoïdes et le recours à d’autres immunosuppresseurs. La photochimiothérapie extracorporelle (PEC) est un traitement qui consiste à prélever les cellules lymphocytes du sang par une technique de cytaphérèse (technique utilisée pour les dons de plaquettes par exemple) et de les traiter par un médicament UVADEX qui va les rendre sensibles aux rayons UV et ainsi détruire ceux qui sont activés et responsables de la GVH aigue. Les lymphocytes sont traités dans la poche où ils ont été détournés par la technique de cytaphérèse, puis vous seront réadministrés par voie veineuse. Ce traitement est réalisé en hôpital de jour et le processus complet dure environ 2H par séance. Ce traitement a été démontré comme très efficace dans le traitement des GVH aigues cutanées réfractaires aux corticoïdes. Cette étude a pour but d’évaluer l’intérêt de combiner le traitement conventionnel par corticoïdes à un traitement par PEC dès le début du traitement de la GVH aigue pour pouvoir réduire la durée du traitement par corticoïdes et l’utilisation d’autres immunosuppresseurs. En quoi cette recherche consiste-t-elle ? La recherche proposée consiste à comparer deux stratégies thérapeutiques de traitement de la GVH aigue de grade II cutanée +/- digestive haute : traitement conventionnel par corticoïdes seuls versus traitement expérimental par corticoïdes associé à des séances de PEC. L’objectif principal de cette recherche est de comparer le pourcentage de patients qui ne sont pas en échec de traitement à 6 mois du début du traitement de la GVH aigue entre le bras de traitement conventionnel (corticoïdes seuls) et le bras expérimental (corticoïdes + PEC). L’échec de traitement inclue l’impossibilité de réduire les corticoïdes rapidement, la nécessité d’avoir recours à un autre traitement immunosuppresseur pour la GVH aigue ou l’évolution vers une GVH chronique nécessitant un traitement par immunosuppresseurs. Les objectifs secondaires de cette recherche sont de comparer entre les 2 groupes de patients, la dose cumulée de corticoïdes, l’incidence d’infections, l’incidence et la sévérité de la GVH chronique, l’incidence de rechute de la maladie hématologique, la reconstitution immunitaire et la qualité de vie. Il est prévu d’inclure 124 patients présentant une GVH aigue de grade II cutanée +/- digestive haute. Les patients inclus seront randomisés (choix au hasard) pour définir quel traitement leur administrer : 62 recevront le traitement conventionnel et 62 le traitement expérimental. Il s’agit d’une étude multicentrique c’est-à-dire que cette recherche sera mise en place dans 10 établissements de soins affiliés à la Société Française de Greffe de Moelle et de Thérapie Cellulaire situés en France. Votre durée de participation à cette recherche débutera au moment de la signature du consentement et se durera entre 12 mois et 30 mois maximum. Cette durée se décompose en 3 phases : 3 mois de traitement, 9 mois de suivi, et une dernière collecte de vos données 18 mois plus tard maximum.

Critères d'inclusion:

  • Âge > 18 ans,
  • transplantation de cellules souches hématopoïétiques allogéniques (quel que soit le type de greffon et de donneur) après une maladie maligne ou non maligne
  • patient souffrant d'une GVHD aiguë de grade II avec atteinte cutanée +/- gastro-intestinale haute (stade 2-3 peau + tractus gastro-intestinal supérieur ou stade 3 peau) dans les 3 mois suivant la transplantation de cellules souches
  • patient nécessitant un traitement de première ligne pour la GVHD aiguë
  • patient capable de commencer une thérapie PCE dans les 3 jours suivant la randomisation
  • validation de la présence d'un accès veineux périphérique ou central (son type doit être conforme aux recommandations décrites dans le manuel de l'opérateur Therakos Cellex), permettant de réaliser des séances de PCE hebdomadaires pendant 3 mois. En l'absence de cathéter central préexistant à l'inclusion, l'accès périphérique sera privilégié.
  • leucocytes > 1,5 G/l, plaquettes > 30 G/l, hématocrite > 27 % (les transfusions sanguines sont autorisées), d'après les derniers résultats d'analyse sanguine disponibles,
  • patient bénéficiant de l'assurance maladie française,
  • patient informé du contenu et de l'organisation de l'essai clinique,
  • le patient a été informé du contenu et de l'organisation de l'essai clinique, * le formulaire de consentement éclairé a été signé.

Critères d'exclusion:

  • GVHD aiguë de grade 1,
  • GVH aiguë de grade > II ou GVH aiguë avec atteinte du tractus gastro-intestinal inférieur ou du foie,
  • rechute de la maladie hématologique au moment de la GVHD aiguë,
  • infection en cours non contrôlée au moment de l'inclusion : infections bactériennes ou fongiques, réactivation du CMV avec augmentation de la charge virale du CMV,
  • séropositivité au VIH ou infection réplicative au VHB ou au VHC (sur la base d'une évaluation avant la transplantation),
  • patient présentant une allergie ou des contre-indications à l'UVADEX, à la photophérèse extracorporelle, aux stéroïdes ou au posaconazole (voir détails dans le protocole de l'étude),
  • femme en âge de procréer sans méthode contraceptive efficace, femme enceinte ou allaitante,
  • patient ayant des antécédents de thrombose veineuse profonde au cours des 5 dernières années,
  • patient inclus dans un autre essai clinique prospectif sur la GVHD aiguë.
Se porter volontaire pour l’essai

Établissement(s) recruteur(s)

  • AP-HP - Hôpital La Pitié-Salpêtrière

    Adresse :

    47 boulevard de l'Hôpital
    75651 PARIS CEDEX13
    France

  • AP-HP - Hôpital Saint Louis

    Adresse :

    1 avenue Claude Vellefaux
    75475 PARIS CEDEX10
    France

Contacter l'équipe de coordination de l'essai

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Afin de faciliter les réponses des médecins aux  demandes de participation aux essais cliniques , il est nécessaire de communiquer des informations sur votre état clinique motivant cette  demande et, de bien vérifier que  l’essai choisi  est  ouvert aux inclusions (cette information figure sur ce  registre des essais).

J’ai bien noté que :

  • L’AP-HP est responsable du traitement des données personnelles que vous renseignez dans le formulaire de demande de participation. Ces informations servent uniquement à transmettre votre demande à l’équipe de l’essai clinique concerné, afin qu’un médecin puisse vous recontacter pour vous donner plus d’informations sur la recherche.
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  • Les données traitées par la DRCI ne sont conservées que le temps nécessaire à cette transmission. Une trace des demandes est conservée pour une durée de trois mois dans la base de données de l’AP-HP, conformément aux règles de sécurité et de confidentialité en vigueur. Les données ne sont utilisées qu’aux fins de mise en relation avec un médecin investigateur en vue d’une éventuelle participation à un essai clinique et ne font l’objet d’aucune réutilisation ni transmission à des tiers non habilités.
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