Etude prospective de phase II de désescalade thérapeutique et d’évaluation du marqueur miRNA M371 pour les séminomes de stade IIa/IIb < 3 cm
EDEN
Centre Léon Bérard
FLECHON Aude
Centre Léon Bérard
Patients
Inclusions en cours
À propos
Les tumeurs germinales séminomateuses du testicule, avec une atteinte ganglionnaire rétro-péritonéale (ganglions abdomino-pelviens) sont une pathologie rare affectant essentiellement l’adulte jeune. La prise en charge standard repose sur une orchidectomie (ablation du testicule) suivie soit : - d’une radiothérapie externe (traitement par rayons sur la zone de la maladie, permettant la destruction de cellules cancéreuses) - ou d’une chimiothérapie (administration par perfusion intraveineuse de molécules permettant la destruction de cellules cancéreuses) o par 3 cures de bléomycine-étoposide-cisplatine (BEP) - ou 4 cures d’étoposide-cisplatine (EP). Ces deux traitements possibles présentent une excellente efficacité mais des effets secondaires (toxicités) à court et/ou long terme. La radiothérapie semble être associée à plus de toxicités à long terme (risque de second cancer) tandis que les toxicités à court terme sont plus importantes avec la chimiothérapie (nausées, diminution des globules blancs par exemple). De ce fait, le choix optimal du traitement reste controversé. Compte-tenu du taux de guérison excellent et des éventuels effets secondaires induits par les traitements antitumoraux, une désescalade thérapeutique (diminution du nombre de cycles de chimiothérapie ou de la dose de radiothérapie) doit être étudiée et envisagée. Selon les résultats d’une étude récente présentés en 2020, une désescalade suite à un résultat négatif d’examen d’imagerie médicale appelé PET-scan1 après 2 cures de chimiothérapie semble faisable et sans risque. Par ailleurs, il a été montré que les taux sanguins d’un biomarqueur appelé miRNA-M371 sont liés à la réponse au traitement. Cependant, d'autres évaluations sont nécessaires avant de pouvoir utiliser ce biomarqueur dans la décision thérapeutique. Nous émettons l’hypothèse que l’administration d’une chimiothérapie allégée seule ou associée à un boost (dose concentrée) de radiothérapie pourrait permettre une diminution des toxicités avec un maintien de l’efficacité. Le but de l’étude EDEN est d’évaluer l’efficacité d’un traitement allégé chez les patients présentant un PET-scan négatif (absence d’activité anormale des cellules) après 1 cure de chimiothérapie par l’association EP, en administrant, après cette première cure de chimiothérapie : - soit 1 cure de chimiothérapie par carboplatine - soit un boost de radiothérapie sur les ganglions à la place des 3 cures conventionnelles supplémentaires de chimiothérapie par EP. Il s’agit de s’assurer que cette réduction de traitement permet de limiter le risque d’effets secondaires à long terme tout en restant aussi efficace. Cette étude évaluera également les taux sanguins du biomarqueur miRNA-M371, qui seront comparés aux résultats du PET-scan. Cette recherche s’adresse à des hommes adultes atteints d’une tumeur germinale séminomateuse du testicule opérée, avec une atteinte ganglionnaire rétro-péritonéale non traitée antérieurement. Elle est réalisée par les équipes d’oncologie d’une vingtaine de centres en France, et doit inclure 90 patients. L’étude se déroulera sur une période estimée de 8 ans et votre participation durera au maximum 5 ans
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Saint Louis
Adresse :1 avenue Claude Vellefaux
75475 PARIS CEDEX10
France