Evaluation d’une stratégie de déseScalade thérapeutique basée sur le therapeutic drug MOnitOring dans les uvéiTes cHroniques non infectieuses traitées par adalimumab
SMOOTH
CHU Saint-Etienne
GRANGE Lucie
Centre Hospitalier Universitaire Saint-Etienne
Inclusions en cours
À propos
Pourquoi cette recherche est-elle mise en place ? Vous présentez une maladie inflammatoire chronique appelée uvéites chroniques non-infectieuses (UCNI) pour laquelle vous êtes suivi et traité par Adalimumab (anti-TNF, biomédicament). Grâce à ce traitement votre maladie est stable depuis plusieurs mois. Les traitements par anti-TNF comme l’adalimumab (ADA), sont des traitements qui ciblent l’action du d’une protéine inflammatoire le TNF. Cette protéine est produite en excès dans les maladies inflammatoires chronique par les cellules de l’organisme. Elle joue un rôle central dans les processus inflammatoires. Pour certaines maladies inflammatoires chroniques comme la Polyarthrite Rhumatoïde (inflammation chronique des articulations) les recommandations actuelles sont d’espacer les injections du traitement par Adalimumab lorsque la maladie du patient est stable depuis plus de 3-6 mois. Cet espacement permet ainsi de diminuer la dose de médicament injecté et probablement diminuer le risque de présenter les effets indésirables liés au traitement comme par exemple les infections. D’un autre côté, l’espacement présente un risque de provoquer une poussée de la maladie. A l’heure actuelle, il n’existe pas de recommandations concernant l’espacement des injections d’ADA dans le cadre d’une UCNI stable depuis plusieurs mois. Faut-il espacer au risque d’induire une nouvelle poussée de la maladie ou faut-il rester sur une même dose au risque d’effets indésirables. Lors d’un traitement par Adalimumab, il est possible de doser le taux du médicament dans le sang via une simple prise de sang. Une concentration élevée d’Adalimumab sanguin serait associée au maintien de la rémission. Le risque ophtalmologique lié à l’espacement des injections d’ADA chez les patients avec une UCNI stable depuis plusieurs mois et présentant de fortes concentrations d’ADA dans le sang semble faible par rapport à l’intérêt que présenterait l’espacement en termes de réductions des effets indésirables, notamment infectieux, avec un gain très vraisemblable en termes de qualité de vie (moins d’injections) mais aussi de réduction des coûts de santé. En quoi la recherche consiste-t-elle ? Cette recherche vise à évaluer quelles stratégies, parmi les deux exposées ci-dessous, va permettre un meilleur bénéfice clinique c’est-à-dire un maintien de la réponse complète ophtalmique et une absence d’infection. Si vous êtes une femme en âge de procréer il sera nécessaire de faire un test de grossesse avant chaque visite de suivi. Stratégies étudiées dans le cadre de l’étude : Si vous acceptez de participer à cette étude, vous serez inclus(e) selon le résultat d’un tirage au sort, dans l’une des deux stratégies suivantes : Stratégie A : la stratégie sera d’adapter la fréquence des injections en fonction de la concentration d’Adalimumab (ADA) sanguin. Une première adaptation aura lieu après la visite d’inclusion, la dose sera adaptée à 40 mg tous les 21 jours. La deuxième adaptation de la dose en fonction du résultat du dosage d’ADA sanguin aura lieu à S24, si votre pathologie est stable. Si une augmentation de l’activité de l’UCNI apparaît, quel que soit la visite, le médecin adaptera le traitement selon son appréciation. Stratégie B : la stratégie sera de continuer le traitement par adalimumab avec une dose de 40 mg tous les 14 jours. Si l’UCNI est stable, la dose ne sera pas adaptée. Si une augmentation de l’activité de votre maladie apparaît, quel que soit la visite, le médecin adaptera le traitement selon son appréciation.
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Cochin
Adresse :27 rue du Faubourg Saint Jacques
75679 PARIS CEDEX14
FranceAP-HP - Hôpital La Pitié-Salpêtrière
Adresse :47 boulevard de l'Hôpital
75651 PARIS CEDEX13
France