Mis à jour le 15/01/2026
Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP : vers une prise en charge optimisée de l’arrêt cardiaque
Fortes de leur expertise dans la sensibilisation et la prise en charge de la mort subite de l’adulte, les équipes de l’Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP se mobilisent pour innover et proposer un parcours de soins encore plus performant.
Le saviez-vous ? En France, 1 arrêt cardiaque a lieu toutes les 10 minutes, soit 40 000 chaque année. Le taux de survie s’améliore très progressivement pour atteindre aujourd’hui 14 %. Afin d’améliorer ce chiffre encore trop bas, les équipes de l’Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP travaillent de concert pour améliorer la prise en charge des patients. Ce travail passe par une forte coordination des différents acteurs impliqués dans la prise en charge des arrêts cardiaques. « Malgré le massage cardiaque, la défibrillation précoce et l’intervention des secours en amont, on arrive à un plateau concernant la survie des patients. On s’est donc posé plus globalement la question de l’organisation du parcours patient et de la collaboration entre l’ensemble des acteurs » explique le Dr Richard Chocron, médecin urgentiste à l’HEGP.
Le centre d’expertise mort subite (CEMS-PARIS), fondé par le Pr Xavier Jouven, cardiologue, et inauguré à l’Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP en 2011 par l’AP-HP, l’INSERM et l’Université Paris Cité, récolte et analyse ainsi avec précision les données des presque 4000 cas de mort subite survenus sur Paris et sa petite couronne. Les travaux du CEMS couvrent ainsi près de 10% de la population française et constituent une base de données complète et unique.
Un projet organisationnel innovant fort d’une expertise avancée
L’Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP propose d’ores et déjà une expertise médicale avancée pour les victimes d’arrêts cardio-respiratoires, du service d’urgence à la réanimation en passant par l’imagerie, la rééducation ou le don et la greffe d’organes. Chaque année, en moyenne, il prend en charge plus de 100 victimes d’arrêts cardio-respiratoires. Il s’agit donc de l’un des plus gros centres d’accueil avec les hôpitaux Cochin - Port-Royal AP-HP et la Pitié-Salpêtrière AP-HP, faisant de l’arrêts cardio-respiratoires et du groupe hospitalo-universitaire AP-HP. Centre - Université Paris Cité un acteur clé de la recherche et de l’optimisation de la survie des patients.
Pour le Pr Xavier Jouven et le Dr Richard Chocron, le fonctionnement du GHU permet d’aller plus loin. « Depuis 2 ans environ, nous travaillons sur un projet de Cardiac Arrest Center (CAC) répondant à de nombreux critères internationaux, et qui constituerait une véritable innovation organisationnelle à l’échelle du GHU » explique le Dr Richard Chocron.
Le concept de CAC s’appuie ainsi sur la complémentarité et l’intégration de tous les maillons de la chaîne de la prise en charge. Une prise en charge pensée à 360° rapide et centralisée signifierait ainsi une chance de survie fortement accrue.
Ce projet transversal et pluridisciplinaire concerne non seulement les soins, mais aussi les aspects pré- et post-hospitaliers liés aux arrêts cardio-respiratoires : la formation du grand public aux gestes de premier secours, la sensibilisation aux facteurs de risque, la réanimation spécialisé (SAMU/SMUR), la prise en charge psychologique des patients et de leurs proches, l’appui aux politiques de santé… L’Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP, l’hôpital Necker-Enfants malades AP-HP et l’hôpital Cochin - Port-Royal AP-HP pourraient ainsi unir leurs expertises respectives pour former un hub à la pointe en matière d’offre de soins. Dans un élan européen, la création d’un Cardiac Arrest Center à l’AP-HP serait une première nationale.