Mis à jour le 07/01/2026

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Résultats de l’étude « SCRATCH »

Cette étude de grande ampleur, promue par le CHU de Bordeaux, a mobilisé 28 hôpitaux français. Elle a été financée par un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) et par la Société Française de Dermatologie. Elle apporte des données essentielles pour améliorer la prise en charge thérapeutique de la gale.

Entre janvier 2016 et décembre 2021, l'essai SCRATCH a inclus 1 075 participants patients adultes et enfants de plus de 15 kg atteints de gale confirmée par dermoscopie. Les cas index et les membres du foyer ont été inclus dans l’étude. Les cas index ont été répartis aléatoirement dans le groupe ivermectine ou dans le groupe perméthrine (ratio 1:1). Les membres du foyer du cas index ont reçu le même traitement que le cas index (à l'exception des enfants de moins de 15 kg, qui ont tous reçu de la perméthrine à 5 %). 507 participants ont été traités par ivermectine orale et 568 participants par crème de perméthrine à 5 %. 

Chaque groupe a reçu aux jours 0 et 10 soit de l'ivermectine par voie orale à la dose de 200 µg/kg, soit une crème à la perméthrine à 5 %, appliquée de la tête aux pieds.

Le critère d'évaluation principal était la guérison clinique complète du foyer à J28, définie par la disparition des signes et symptômes chez tous les membres.

 

Les résultats de l'étude

  • Un taux de guérison de 88,5 % pour la perméthrine contre 71,8 % pour l'ivermectine, soit une différence de 16,7 points de pourcentage en faveur de la perméthrine (IC 95 % : -26,3 à -7,1)

  • Un profil de tolérance comparable entre les deux traitements : effets indésirables cutanés chez 15,6 % des participants sous perméthrine et 11,9 % sous ivermectine

Les résultats de l'essai clinique SCRATCH démontrent la supériorité statistique de la perméthrine topique à 5 % par rapport à l'ivermectine orale dans le traitement de la gale. La perméthrine topique à 5 % reste le traitement de référence pour la gale, sous réserve d’une population à traiter présentant les mêmes caractéristiques que celle de l’étude. 

Ces résultats apportent des données supplémentaires pour guider les professionnels de santé dans le choix thérapeutique optimal pour leurs patients atteints de gale, une affection qui reste un problème de santé publique en France et dans le monde.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue The BMJ le 6 janvier 2026 : https://doi.org/10.1136/bmj-2025-086277

 

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

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