Mis à jour le 26/01/2026

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Un chien-thérapeute pour faciliter les soins dentaires chez les enfants autistes

Les équipes de médecine bucco-dentaire de l’hôpital Bretonneau AP-HP, de l’unité de recherche clinique des hôpitaux Necker-Enfants malades et Cochin – Port-Royal AP-HP, de l’université Paris Cité et de l’Inserm ont étudié les bienfaits de la thérapie assistée par les animaux (TAA), et plus particulièrement des chiens, lors des soins bucco-dentaires chez les enfants présentant un trouble autistique.

Le trouble du spectre autistique (TSA) correspond à un trouble du développement se traduisant par des différences dans la communication, les interactions sociales et le comportement. Ces spécificités peuvent compliquer l'accès aux soins dentaires : de nombreux enfants présentent une anxiété marquée face à l’environnement inconnu du cabinet dentaire. Cette anxiété complique la relation de soin et peut perturber le vécu de la séance pour l’enfant comme pour le professionnel de santé.

Afin d'améliorer l'accompagnement de ces enfants, les dentistes recourent à des approches comportementales telles que l’hypnose, le renforcement positif (récompenser un comportement calme et adapté), la modélisation (inviter l’enfant à reproduire un comportement observé chez une autre personne ou un objet) ou la démystification (aider à comprendre ce qui suscite la peur en expliquant et en déconstruisant les sources d’anxiété). 

Dans ce contexte, l’étude promue par l’AP-HP, a cherché à évaluer si la Thérapie Assistée par l'Animal (TAA), lors de deux séances de soins dentaires, pouvait favoriser la transition vers une prise en charge dentaire conventionnelle, sans chien, chez des enfants avec un TSA présentant des difficultés de coopération.

Selon les besoins de chaque enfant, le chien pouvait alors remplir plusieurs rôles thérapeutiques. Tout d’abord, il servait de modèle in vivo, permettant à l’enfant d’observer et d’apprendre à partir de son comportement – un levier particulièrement utile pour l’apprentissage de la régulation émotionnelle et des interactions positives. Ensuite, le chien constituait une source de renforcement positif, en motivant l’enfant grâce à des activités centrées sur lui, par exemple faire aboyer le chien avec un geste de la main ou jouer avec lui pendant les pauses entre deux étapes du soin dentaire. Enfin, le chien jouait un rôle de distraction et de médiation sensorielle apaisante, contribuant à réduire le stress et l’anxiété.

Les résultats ont mis en évidence une baisse significatives de l'anxiété moyenne lors de la troisième séance, suggérant que la TAA pourrait jouer un rôle clef dans l’acclimatation des enfants aux soins dentaires.

 

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

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