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Des résultats en faveur d’une chimiothérapie périopératoire pour traiter l’adénocarcinome gastrique localisé à cellules en bague à chaton, une forme particulière de cancer gastrique

Publié le Communiqués de presse

Le Pr Julien Taïeb, du groupe français PRODIGE et du service d’oncologie digestive de l’hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP, a présenté les résultats de l’étude PRODIGE-19 dont l’objectif était d’évaluer l’intérêt d’une chimiothérapie périopératoire dans une population particulière de cancers gastriques, les adénocarcinomes gastriques à cellules en bague à chaton. Ces données de phase II montrent que la chimiothérapie périopératoire, déjà largement utilisée dans l’ensemble des cancers gastriques localisés, est une option thérapeutique également intéressante dans cette sous-population, avec un taux de survie globale à deux ans plus élevé que celui observé avec la chimiothérapie adjuvante administrée après la chirurgie. Elles ont été présentées à l’ASCO lundi 3 juin 2019.

>> Présentation de ces travaux par le Pr Julien Taïeb, du service d’oncologie digestive de l’HEGP AP-HP

Le Pr Christophe Mariette avait constitué une base de données rétrospectives qui avait inclus plus de 1000 patients atteints d’un cancer gastrique ou de l’œsophage, et une analyse des données avaient mis en évidence l’intérêt d’une chimiothérapie périopératoire (réalisée avant et après la chirurgie). Au sein des cancers gastriques, les adénocarcinomes gastriques à cellules en bague à chaton constituent une entité particulière (environ 10% des cancers gastriques) pour laquelle se posait la question d’une chimiothérapie périopératoire ou d’une chirurgie première associée ensuite à une chimiothérapie adjuvante. Cette dernière est destinée à diminuer le risque de rechute en détruisant les cellules cancéreuses éventuellement restantes dans l’organisme.

L’étude française de phase II randomisée, PRODIGE 19, a donc été menée afin de répondre à cette question avec deux groupes de traitement :

> Un groupe CTFirst qui a reçu une chimiothérapie périopératoire par ECF (épirubicine, cisplatine et 5-FU), trois cycles avant et trois cycles après la chirurgie ;  

> Et un groupe ChirFirst traité par chirurgie suivie d’une chimiothérapie adjuvante avec un schéma ECF (épirubicine, cisplatine et 5-FU) pendant six cycles.

Le critère d'évaluation principal était le taux de survie globale à deux ans.

Cette étude qui a inclus 83 patients atteints d’un adénocarcinome gastrique à cellules en bague à chaton de stade Ib-III, a mis en évidence l’intérêt d’une chimiothérapie périopératoire vs chimiothérapie adjuvante avec plusieurs avantages :

> Un taux de survie globale à deux ans de 60% versus 53,5% ;

> Un plus grand nombre de patients ayant pu bénéficier de la totalité du traitement par chimiothérapie (87% versus 77%) ;

> Une meilleure sélection des patients dans le groupe ayant reçu une chimiothérapie périopératoire avec un taux de résection moins élevé (82,5% versus 90%) ;

> Une morbidité/mortalité comparable dans les deux groupes

> Un taux de résection R0 (marges négatives) plus important chez les patients ayant reçu une chimiothérapie périopératoire (88% versus 78%).

Les résultats de cette étude suggèrent donc la possibilité de proposer, comme c’est le cas pour l’ensemble des autres cancers gastriques, une chimiothérapie périopératoire aux patients porteurs de cette forme particulière d’adénocarcinome gastrique à cellules en bague à chaton.

Source :

Adjuvant chemotherapy versus perioperative chemotherapy (CTx) for resectable gastric signet ring cell (SRC) gastric cancer: A multicenter, randomized phase II study (PRODIGE 19).

Clarisse Eveno, Antoine Adenis, Olivier Bouche, Karine Le Malicot, Vincent Hautefeuille, Roger Faroux, Anne Thirot Bidault, Joëlle Egreteau, Bernard Meunier, May Mabro, Nicolas Carrere, Nicolas Barriere, Meher Ben Abdelghani, François Mauvais, Frédéric Di Fiore, David Malka, Sylvain Manfredi, Guillaume Piessen

Abstract 4019 : http://abstracts.asco.org/239/AbstView_239_257427.html

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