Mis à jour le 16/04/2026

Partager :

A l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, une avancée déterminante pour dire stop aux tremblements invalidants

Une technique innovante par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) vient d’être déployée à l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP. Coordonnée par le Pre Carine Karachi et le Dre Elodie Hainque, une équipe multidisciplinaire de neurochirurgie fonctionnelle œuvre à la prise en charge des patients atteints de tremblement essentiel ou de la maladie de Parkinson, lorsque les traitements médicamenteux ne suffisent plus. À ce jour, cet établissement est le premier en France à disposer d’un équipement pleinement opérationnel pour cette prise en charge innovante.

Cette technique est réalisée sans incision et sous contrôle IRM en temps réel. Lorsque les tremblements deviennent trop importants, les gestes les plus simples — manger, boire, écrire — peuvent devenir un véritable défi au quotidien.

Avant l’intervention, chaque patient bénéficie d’un parcours de soins complet et personnalisé en hôpital de jour : imagerie cérébrale (scanner et IRM), consultations spécialisées en neurologie, neurochirurgie et anesthésie. Une infirmière coordinatrice accompagne les patients à chaque étape et assure le lien tout au long du suivi. Grâce à des images d’une grande précision, le neurochirurgien repère la zone du cerveau à traiter, adaptée à l’anatomie individuelle de chaque patient, garantissant un geste efficace et sécurisé.

L’intervention dure environ trois heures. Après la mise en place d’un cadre sous anesthésie locale pour immobiliser la tête, le traitement débute. Sans incision, les ultrasons agissent à travers la peau et l’os directement sur une des zones clefs responsable du tremblement. Les effets sont visibles immédiatement : le tremblement diminue en temps réel sous les yeux de l’équipe et du patient. L’IRM devient alors un outil thérapeutique, permettant à la fois de voir, d’agir et de contrôler avec précision et sécurité.

Le traitement est le plus souvent réalisé d’un seul côté, généralement celui de la main dominante, afin d’optimiser les bénéfices tout en limitant les effets indésirables. Si cela est nécessaire, une seconde intervention peut être envisagée ultérieurement. Pour les patients, les résultats vont bien au-delà de la performance médicale : retrouver le plaisir de manger sans renverser son plat, boire d’une seule main, se maquiller, sortir au restaurant, ce sont autant de petits gestes qui marquent un véritable retour à l’autonomie, à la confiance et à la vie sociale.

Pour en savoir plus, découvrez cette technologie en vidéo

À propos de l’AP-HP : Premier centre hospitalier universitaire (CHU) d’Europe, l’AP-HP assure un service public de santé pour tous 24h/24. C’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP accueille chaque année plus de 8 millions de patients à tous les âges de la vie : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle est le premier employeur d’Île-de-France avec près de 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs, techniques et ouvriers, et peut compter sur plus de 2 000 bénévoles auprès des patients et des familles. Ses 38 hôpitaux sont organisés en six groupes hospitalo-universitaires (AP-HP. Centre - Université Paris Cité ; AP-HP. Nord - Université Paris Cité ; AP-HP. Sorbonne Université ; AP-HP. Université Paris-Saclay ; AP-HP. Hôpitaux universitaires Henri-Mondor et AP-HP. Hôpitaux universitaires Paris Seine-Saint-Denis), conventionnés avec sept universités franciliennes. Lieu de formation de plus de 22 000 étudiants et internes, l’AP-HP est aussi au premier rang de la recherche clinique en France. À ces missions, s’ajoute une action déterminée en matière de transformation écologique et de partage d’expérience à l’international. L’AP-HP s’engage pour demain. aphp.fr