Traitement par radiofréquence d’un adénome surrénalien versus surrénalectomie chez les patients avec une hypertension artérielle et un hyperaldostéronisme primaire : essai multicentrique prospectif randomisé

ADERADHTA2

Promoteur

CHU Toulouse

Investigateur coordonnateur

PR BOUHANICK Duly-

Centre coordonnateur

Centre Hospitalier Universitaire Toulouse

Population

Patients

Statut de l’essai

Inclusions en cours

À propos

Pourquoi cette recherche est-elle mise en place ? Vos examens ont montré que vous avez une hypertension artérielle liée à un adénome de la surrénale avec un hyperaldostéronisme primaire. Vous avez comme la majorité des gens deux glandes surrénales situées au-dessus des reins. Des nodules peuvent se développer à l’intérieur d’une ou des deux glandes surrénales ce qui provoque une maladie parce qu’ils sécrètent trop d’aldostérone, une hormone qui agit au niveau du rein pour retenir le sel et faire perdre le potassium. Cet hyperaldostéronisme entraîne une hypertension et souvent un manque de potassium. Le nodule est un adénome bénin, encore appelé adénome de Conn du nom du médecin qui l’a décrit, et la prise en charge habituelle est en général chirurgicale, traitement de référence, par ablation de la surrénale atteinte. L’ablation du nodule surrénalien s’effectue par coelioscopie, (technique chirurgicale qui permet d’opérer à l’intérieur du ventre en ne faisant que des petites incisions), sous anesthésie générale et toute la glande surrénale est enlevée. Des traitements médicamenteux sont également nécessaires, soit pour préparer à l’opération, soit pour la compléter dans les cas où la chirurgie ne permet pas une guérison complète. Le traitement de certaines tumeurs par radiofréquence est une technique largement éprouvée et utilisée lorsqu’elles se situent dans le foie ou le rein par exemple. Plus récemment, dans des études préliminaires, l’ablation par radiofréquence a été utilisée sur la surrénale chez des patients qui avaient une hypertension artérielle, un hyperaldostéronisme primaire et un adénome surrénalien. Cette technique semble être une alternative prometteuse émergente à la chirurgie. Quelques patients ont déjà été traités par radiofréquence avec des résultats significatifs sur la baisse de la tension artérielle, le devenir des taux d’hormones, sur l’aspect de la surrénale sur le scanner ou sur sa sécurité d’utilisation. Mais ces études n’ont pas comparé directement la radiofréquence à la chirurgie et c’est ce que nous vous proposons de faire aujourd’hui. Nous nous attendons à des taux de guérison de l’hypertension artérielle identiques dans les 2 procédures, mais nous attendons moins de complications dans le groupe traité par radiofréquence. Nous pensons que l’ablation par radiofréquence permet un succès hormonal du même ordre que celui observé lors de la chirurgie (92%), mais avec un geste moins invasif puisque sans chirurgie, et un suivi plus simple. En quoi la recherche consiste-t-elle ? L’objectif principal est de montrer que l’ablation par radiofréquence d’un adénome surrénalien est aussi efficace que la surrénalectomie, sur la normalisation des paramètres hormonaux à 3 mois de suivi, chez les patients hypertendus avec un hyperaldostéronisme primaire et un adénome surrénalien unilatéral. Les objectifs secondaires sont de comparer entre les 2 groupes : les résultats cliniques (pression artérielle paramètres biologiques et médico-économiques (comparaison de durée de séjours hospitaliers, coût des 2 procédures), la consommation de traitements antihypertenseurs ; l’aspect de l’adénome sur un scanner après la radiofréquence, la survenue éventuelle d’effets secondaires liés à la radiofréquence comme à la chirurgie. Cette étude est financée par le programme hospitalier de recherche clinique (PHRC 2023-2024). 134 patients (67 dans chaque groupe) seront recrutés et suivis pendant une durée maximale de 10 mois. C’est une étude multicentrique nationale avec tirage au sort de l’intervention. Quelles sont les procédures de la recherche ? Votre groupe de traitement sera tiré au sort dans un des 2 groupes suivants : l’ablation par radiofréquence de l’adénome surrénalien (traitement expérimental) ou la surrénalectomie (traitement de référence, utilisé habituellement dans cette pathologie). - L’ablation par radiofréquence est une technique utilisée pour le traitement des tumeurs du rein ou du foie. Cette technique offre un suivi simple. La technique est réalisée par un radiologue interventionnel expérimenté. Elle est réalisée lors d’une anesthésie générale courte pour éviter la douleur, éviter que vous bougiez pour cibler précisément l’adénome de la surrénale. La pression artérielle est surveillée continuellement et en cas d’augmentation de la tension, un ajustement de traitement sera effectué. Vous serez placé(e) sur le ventre ou sur le côté afin de choisir l’accès optimal pour l’électrode de radiofréquence. Il est possible que le praticien injecte un produit de contraste pour localiser la lésion, le scanner évaluera l’étendue du traitement de l’adénome. Le principe est d’assurer la destruction de l’adénome en mettant en place dans la tumeur une électrode guidée par l’imagerie pour délivrer un courant alternatif à hautes fréquences. L'agitation ionique provoque une augmentation locale de température assurant la destruction de la tumeur. Le traitement est donc réalisé en radiologie interventionnelle par une équipe entrainée lors d’une anesthésie générale courte. - La chirurgie de la surrénale (surrénalectomie) : Le geste chirurgical consiste à enlever la surrénale par un chirurgien expérimenté. La coelioscopie (aussi appelée laparoscopie ou lomboscopie) est une technique de chirurgie permettant d’accéder à l’intérieur de l’abdomen par de petites incisions de la paroi abdominale. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale. Le chirurgien pratique une incision d'environ 2 centimètres, généralement dans le flanc ou la région du nombril. Par ce petit orifice, il introduit un appareil d’optique de quelques millimètres de diamètre (mini-caméra et lampe de forte intensité) au moyen d'un trocart (tige creuse) après avoir insufflé dans la cavité abdominale du gaz carbonique pour permettre une bonne vision. La caméra possède un effet grossissant, qui facilite l’observation et la précision du geste chirurgical. Les images de l’intérieur de la cavité abdominale sont transmises sur un écran visible par le chirurgien et ses aides. Pour libérer la glande surrénale afin de la retirer, le chirurgien pratique jusqu’à quatre petites incisions supplémentaires (de 0,5 à 1,2 cm de longueur). Il peut ainsi faire passer dans l’abdomen des instruments spécifiques, fins et longs (ciseaux, pinces, crochets, porte-aiguilles, matériel de coagulation). En fin d'intervention, le gaz carbonique est évacué, et les petites ouvertures cutanées refermées. La pièce opératoire, retirée lors de l’intervention, est secondairement analysée au microscope lors de l’examen anatomopathologique.

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    France

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