Mis à jour le 30/01/2026
Covid-19 : nouveaux marqueurs rénaux et inflammatoires impliqués dans la gravité de la maladie
Des chercheurs et des chercheuses de l’Inserm et de l’Université Paris Cité, dans le cadre de l’étude Corimuno-19 promue par l’AP-HP, ont identifié des indicateurs biologiques permettant de prédire la mortalité à 3 mois des patients hospitalisés pour une pneumonie Covid-19 peu sévère. Se reposant sur trois marqueurs rénaux et inflammatoires renseignés par une simple prise de sang, ils ont élaboré un nouveau score, simple et performant, prédictif de gravité de la maladie.
L’impact de la Covid-19 continue de peser sur nos systèmes de santé. Le virus SARS-CoV-2, à l’origine de l’infection, circule encore activement et provoque un nombre élevé d’hospitalisations et même de décès. Chez les patients, l’évolution et la sévérité de la Covid-19 restent difficiles à établir et éminemment variables, allant de formes asymptomatiques à mortelles. Jusqu’à récemment, il demeurait ardu de prédire quel patient allait déclarer une forme grave voire fatale et donc de concentrer les efforts médicaux sur ceux qui en avaient le plus besoin.
Cette étude change la donne en proposant un nouvel outil prédictif capable d’informer sur le niveau de risque de chaque patient grâce à une simple prise de sang.
Ce nouveau score permet d'identifier précocement les patients les plus à risque et d'adapter leur suivi. Il présente également un intérêt scientifique en facilitant la caractérisation et la stratification des patients inclus dans les essais cliniques thérapeutiques, et en rendant ainsi certains résultats plus puissants et pertinents selon les profils cliniques des malades. Les travaux amènent également à réévaluer la physiopathologie et l’évolution d’une infection au SARS-CoV-2, notamment dans les formes sévères.
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