Mis à jour le 07/04/2026

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Parkinson et troubles du sommeil : une étude pour ouvrir de nouvelles pistes

Deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, la maladie de Parkinson touche plus de 270 000 personnes. Les troubles du sommeil sont fréquents chez ces patients. Le plus répandu est l’insomnie. Il reste pourtant peu étudié. Le projet Sompark, promu par l’AP-HP, a pour objectif d’étudier le sommeil de patients atteints de la maladie de Parkinson et de patients ayant un trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé.

Mieux comprendre les troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson

Le rôle des problèmes moteurs, de la tendance à être trop éveillé et des troubles de l’horloge interne dans l'insomnie de la maladie de Parkinson, ainsi que leur impact sur le sommeil du conjoint ont été peu étudiés. Le projet Sompark permettra de caractériser ces aspects chez 550 patients qui seront inclus dans cette étude : 300 atteints de la maladie Parkinson souffrant d'insomnie et/ou de trouble comportemental en sommeil paradoxal, 200 avec trouble comportemental en sommeil paradoxal isolé, c'est-à-dire, un trouble du sommeil caractérisé par des mouvements violents et des cris pendant la phase de sommeil paradoxal et 50 témoins sains.

Le suivi comprendra des entretiens avec des neurologues du sommeil, des questionnaires, des mesures biologiques et d’enregistrement du sommeil et de la vigilance sur 36 heures.

L’étude, financée par l’Association France Parkinson, a été lancée en février 2026 dans six centres participants, dont l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP.

 

L’axe intestin-cerveau, une piste prometteuse

L’étude Sompark va permettre d’explorer de manière peu invasive, via des analyses de sang, les paramètres d’inflammation intestinale, la composition du microbiote intestinal, la perméabilité digestive, et les paramètres inflammatoires systémiques. L’objectif de ce projet est de déterminer si des marqueurs biologiques digestifs et systémiques permettent de prédire l’évolution du trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé vers une maladie de Parkinson. Des analyses comparatives de ces marqueurs entre les patients ayant évolué vers une maladie neurodégénérative et les patients présentant toujours une forme isolée de trouble du comportement en sommeil paradoxal seront réalisées à 2, 5 et 10 ans de suivi.

 

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

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