Comprendre et traiter l’agressivité pathologique sévère et résistante : Utiliser la Stimulation cérébrale profonde pour Traiter l’Agressivité Résistante

STAR

Promoteur

CHU Rouen

Investigateur coordonnateur

KARACHI-AGID Carine

Centre coordonnateur

AP-HP - Hôpital La Pitié-Salpêtrière

Population

Patients

Statut de l’essai

Inclusions en cours

À propos

Pourquoi cette recherche est-elle mise en place ? L’agressivité est définie comme un comportement hostile (d'attaque ou de défense) dirigé contre une cible, considérée comme une proie ou une menace, motivée pour éviter un préjudice (hétéro-agressivité). Il s’agit de l’agressivité impulsive. Ce comportement hostile peut aussi être dirigée vers le sujet lui-même (auto-agressivité). L’agressivité devient pathologique lorsque son intensité est disproportionnée, menant à un comportement violent et destructeur, alors que le contexte extérieur ne justifie pas une telle réaction voire, lorsqu’il n’y a aucun stimulus pouvant expliquer rationnellement ces conduites. Cette agressivité pathologique impulsive est souvent associée à certains troubles psychiatriques, notamment le trouble de la personnalité antisociale, le trouble explosif intermittent, la schizophrénie, les troubles du spectre autistique (TSA) notamment lorsque le TSA est associé à une déficience intellectuelle sévère. On peut voir ce type d’agressivité aussi dans le cadre du stress post-traumatique et dans les conduites d’addiction. L’agressivité pathologique peut souvent être améliorée par la prescription de médicaments et la mise en place de stratégies psycho-éducatives. Cependant, certains patients présentent une agressivité pathologique sévère qui résiste à toutes thérapeutiques médicales et psychoéducatives. Cette agressivité impulsive pathologique est alors imprévisible sans circonstances déclenchantes. Elle se caractérise par des accès auto- et hétéro-agressifs incontrôlables nécessitant l’institutionnalisation en raison d’une mise en danger des patients et d’autrui. En France, ces patients sont hospitalisés en Unité pour Malades Difficiles (UMD) pour une prise en charge thérapeutique renforcée associant thérapie psycho-comportementale, traitements pharmacologiques voire électro-convulsivo-thérapie (ECT). Malgré cette prise en charge maximale, l’agressivité pathologique d’une minorité de patients persiste aboutissant à une impasse thérapeutique, confinant le patient en UMD pour de nombreuses années avec désocialisation, qualité de vie effondrée et retentissement familial majeur. Nous avons évalué en 2018 qu’il existait 2 à 5 patients avec agressivité pathologique résistante par UMD, c’est à dire une cinquantaine de patients dans cette situation. En quoi la recherche consiste-t-elle ? L’étude que nous proposons consiste en l’utilisation de la Stimulation cérébrale profonde afin d’améliorer l’agressivité pathologique de patients souffrant de schizophrénie ou de TSA hospitalisés ou adressés dans l’UMD du CH du Rouvray dans le cadre d’un protocole de recherche clinique rigoureux. Quel est le traitement / produit / stratégie étudié ? L’intervention chirurgicale pour l’implantation des électrodes de stimulation cérébrale profonde comprend plusieurs étapes : • Le matin dès l’arrivée et sous anesthésie générale, le cadre de stéréotaxie est positionné sur votre tête. Avec ce cadre, une IRM sera réalisée afin de définir la cible et le trajet des deux électrodes (une par hémisphère). • Vous serez ensuite conduit au bloc opératoire pour l’intervention chirurgicale. • Le début de l’intervention consiste à faire deux trous de trépan centimétriques et à positionner sur le cadre un arceau comportant le microdescendeur, système permettant de descendre les électrodes dans le cerveau. • Afin de repérer précisément la cible visée (triangle de Sano, structure du cerveau dans laquelle sera positionnée l’électrode définitive), deux à trois micro-électrodes dites « d’exploration » de 300 microns de diamètre seront utilisées et descendues à l’aide du microdescendeur. Les deux ou trois électrodes sont descendues en même temps et positionnées en croix (une au centre, une derrière, une de côté, à une distance de 2mm les unes des autres). • Après avoir enregistré les neurones et stimulés la zone cible pour garantir le meilleur positionnement possible, des clichés radiographiques sont réalisés. Les électrodes d’exploration sont alors retirées et l’électrode définitive est mise en place. • Les électrodes implantées seront connectées à des extensions jusqu’au neurostimulateur qui sera placé sous la peau dans la région sous-claviculaire ou para-ombilicale. • La durée de l’ensemble de la chirurgie sera d’environ 5 heures. • Après l’intervention, un scanner cérébral sera effectué́ pour vérifier la bonne position des électrodes. Comment la recherche se déroule-t-elle ? Il s’agit d’une recherche multicentrique avec 2 centres en France (CHU de Rouen pour le recrutement et le suivi et l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière pour l’analyse de l’imagerie et l’acte neurochirurgical). Cette étude sera réalisée chez 6 patients présentant une agressivité pathologique : 3 patients atteints de schizophrénie et 3 patients avec TSA qui vont être opérés d’une stimulation cérébrale profonde du triangle de Sano dont vous ferez partie. Dans le cadre de cette étude, sa participation totale sera de 12 mois.

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Établissement(s) recruteur(s)

  • AP-HP - Hôpital La Pitié-Salpêtrière

    Adresse :

    47 boulevard de l'Hôpital
    75651 PARIS CEDEX13
    France

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