Exposition aux perturbateurs endocriniens et survenue d’hypospade : étude toxicologique, environnementale et des perturbations hormonales

HYPOLLUT

Promoteur

CHU Montpellier

Investigateur coordonnateur

KALFA Nicolas

Centre coordonnateur

Centre Hospitalier Universitaire Montpellier

Statut de l’essai

Inclusions en cours

À propos

L’hypospade est la malformation génitale la plus fréquente du nouveau-né garçon après la cryptorchidie (testicule non descendu) et sa prévalence augmente. Elle est estimée à 3,8 cas pour 1000 naissances masculines. L’hypospade se manifeste par l'ouverture de l'urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité. Dans une étude que nous avons déjà menée, nous avons montré que la pollution augment probablement le risque de Malformation chez le petit garçon. En interrogeant les familles de plus de 700 enfants (dont 350 hypospades), nous avons constaté : • que l’exposition à des Perturbateurs Endocriniens Environnementaux (PEE) dans le cadre professionnel de la maman est un facteur de risque d’hypospade ; • que l’exposition paternelle l’est aussi à un moindre degré ; • que la proximité du lieu de grossesse de sites potentiellement pollués est plus fréquente chez les enfants hypospades, • et que plus il y a d’expositions, plus le risque augmente. Les Perturbateurs Endocriniens Environnementaux (PEE) sont définis comme des polluants qui peuvent dérègler l’action des hormones et entrainer des maladies et des malformations. Il s’agit surtout de produits chimiques industriels, de plastiques, d’herbicides, de pesticides, de peintures, de cosmétiques, de la dioxine…. Ils rentrent dans le corps humain par l’air (voie respiratoire), par l’eau et le sol (ingestion et contact). Les produits se concentrent dans les cheveux notamment de la femme pendant la grossesse À ce jour, aucune étude n'a démontré de façon formelle association entre l'exposition à ces produits et la malformation de la verge. Cette nouvelle étude HYPOLLUT vise à démontrer la relation entre l’exposition aux PEE et les malformations de la verge du bébé. C’est la 1ère étape indispensable à la mise en place de recommandations, de mesures préventives et de protection chez les femmes enceintes, ainsi que la mise en place de suivi spécifique pour les populations à risque. L’objectif principal de cette recherche est de comparer l’exposition aux PEE pendant la grossesse de mères d’enfant porteur d’un hypospade à celle de mères dont l’enfant ne présente aucune malformation. Cette étude se déroulera dans plusieurs centres d’investigations en France (Montpellier, Toulouse, Lille et Lyon) (étude multicentrique). 200 binômes mère/enfant vont participer : - 100 binômes mère/enfant porteur d’hypospade (Groupe Cas) - et 100 binômes mère/enfant sans malformation du développement génital (Groupe Témoins). Une recherche de substances toxiques sera réalisée dans les cheveux des mères d’enfant porteur d’un hypospade, ainsi que dans les cheveux des mères dont l’enfant ne présente aucune malformation génitale. Le cheveu constitue une véritable sauvegarde des molécules avec lesquelles nous sommes et avons été en contact. En effet, lors de sa croissance, il va accumuler au sein de sa structure des données correspondant à notre alimentation, notre milieu de vie, nos activités. Ainsi un centimètre de cheveu représentera approximativement un mois de conditions de vie du donneur. Son prélèvement simple et non invasif, sa conservation particulièrement aisée (dans une enveloppe à température ambiante) et sa stabilité exceptionnelle (matrice biologique non biodégradable) font du cheveu une matrice idéale pour la recherche d’expositions aux toxiques

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Établissement(s) recruteur(s)

  • AP-HP - Hôpital Bicêtre

    Adresse :

    78 avenue du Général Leclerc
    94275 LE KREMLIN BICETRE CEDEX
    France

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