Mis à jour le 24/04/2026
Première année d'existence pour SURFAST, la structure d’urgence dédiée aux fasciites nécrosantes
SURFAST - structure d’urgence de prise en charge des fasciites nécrosantes – est la première filière dédiée à ces pathologies en Île-de-France. Sa création répond à un double objectif de soins et de recherche. Retour sur les jalons posés en cette première année et sur les objectifs à venir, avec le Pr Nicolas de Prost, du service de médecine intensive – réanimation de l’hôpital Henri-Mondor AP-HP.
Quel bilan pour la première année d’activité de SURFAST ?
Pr Nicolas de Prost : SURFAST a été créée avec un objectif premier de soins. Pour les fasciites nécrosantes, des infections relativement rares, on observe une relation positive entre le volume de patients pris en charge par centre et le taux de mortalité hospitalière.
Il s’agissait donc :
- d’améliorer le maillage territorial de la prise en charge en région Île-de-France ;
- de faire émerger des centres experts avec un volume d’activité suffisant.
Pour y parvenir, nous avons sélectionné douze centres experts – onze centres AP-HP, un centre hors AP-HP – qui disposent du plateau technique nécessaire : urgences, réanimation, imagerie, services de chirurgie.
Pour cette première année de fonctionnement, la filière a pris en charge plus de 250 patients. Un peu plus des trois quarts ont été opérés, avec une mortalité hospitalière de 13 %.
Comment la filière SURFAST est-elle animée ?
N.de P. : Une réunion avec les partenaires est organisée tous les trimestres. Elle est l’occasion de présenter des cas de patients pris en charge, de partager les expériences et les difficultés.
Une réunion de concertation pluridisciplinaire d’urgence a été mise en place : tout membre de la filière peut présenter un patient en urgence et bénéficier de l’avis de la collégialité.
Quels sont les objectifs en matière de prise en charge pour 2026 ?
N.de P. : Nous cherchons à augmenter la qualité de la prise en charge des patients. Nous travaillons sur plusieurs indicateurs en ce sens, notamment le délai entre l’admission du patient et sa prise en charge chirurgicale. La réduction de ce délai est un facteur majeur d’amélioration du pronostic du patient.
Nous souhaitons également mettre en place un indicateur de qualité de vie à distance.
Quels sont les objectifs en matière de recherche pour la filière SURFAST ?
N. de P. : Nous travaillons à la constitution d’une « database Surfast », c’est-à-dire une base de données prospectives regroupant les données cliniques et évolutives de chaque patient passant par la filière SURFAST. Cela pour structurer des indicateurs de qualité des soins et à terme, de mener des projets de recherche observationnelle.
SURFAST est lauréate de l’appel à projet RAISE du groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation (GIRCI) Île-de-France, ce qui a permis d’obtenir le financement d’un chef de projet pour le réseau. Cela montre le dynamisme de la filière.