Mucosectomie anti-reflux dans le traitement du Reflux Gastro -Œsophagien réfractaire : Évaluation prospective multicentrique comparative versus SHAM procédure : MARRGO
MARGGO
AP-HM
GONZALEZ Jean-michel
Assistance publique - Hôpitaux de Marseille
Patients
Inclusions en cours
À propos
La fréquence du reflux gastro-œsophagien (RGO) dans la population est de 8%, ce qui est élevé, et on sait qu’environ 1/3 des patients souffrant d’un reflux ne répondent pas de manière satisfaisante au traitement médical. Ce traitement médical associe des mesures posturales (inclinaison de la tête du lit), d’hygiène (perte de poids, éviction de certains aliments) et médicamenteuses, essentiellement représentées par les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Dans ces circonstances, le traitement de référence jusqu’à ce jour est la réalisation d’un fundoplicature par voie chirurgicale le plus souvent laparoscopique. Elle consiste en la confection d’une valve anti-reflux, soit postérieure (intervention de Toupet) soit circonférentielle (Intervention de Nissen). Cette intervention est efficace (environ 80% des patients améliorés), mais présente quelques complications et effets indésirables à moyen long terme. En particulier, 25% des patients peuvent avoir une dysphagie durable qui nécessite une reprise chirurgicale, et certains patients souffrent de blocages gazeux douloureux. Enfin, entre 20 et 50% des patients sont amenés à reprendre des IPP à distance de la chirurgie. Des approches endoscopiques ont été proposées, soit par radiofréquence soit par système de suture endoscopique pour réaliser une valve interne, mais aucune n’a pu à ce jour être validée car n’ayant pas apporté la preuve d’un rapport bénéfice/risque suffisant et présentant un coût très élevé. La mucosectomie œsophagienne est une technique utilisée depuis au moins 20 ans pour la résection de lésion précancéreuses de l’oesophage, appelée endobrachyoesophage. Il s’agit d’une technique connue et validée comme traitement de première intention dans cette indication. Son application pour réaliser une approche anti-reflux (ARMS) en traitement du RGO a été décrite pour la première fois en 2013, sur une série d’une trentaine de patients, avec des résultats prometteurs (efficacité de 70-80% sur les symptômes de reflux). Elle a pour objectif d’enlever la couche superficielle, dite muqueuse, de l’oesophage et de l’estomac de part et d’autre de la jonction oeso-gastrique, sur les ¾ de sa circonférence. La cicatrisation induite par cette résection va induire une rétraction tissulaire qui entrainera un rétrécissement du calibre suffisant pour limiter les remontées acides tout en permettant de manger normalement. Elle pourra aussi induire une désensibilisation de l’œsophage à l’acidité gastrique. . Quel est l’objectif de cette étude ? Nous vous proposons, pour confirmer ces premiers résultats, de participer à une étude évaluant l’efficacité de ce traitement endoscopique ARMS qui a pour objectif de traiter les symptômes associés au RGO qui resteraient réfractaires au traitement médical bien conduit, notamment à la prise d’IPP optimisée à deux, quatre, six mois et un an. L’étude évaluera également la tolérance et la sécurité du traitement lors des visites de suivi. Au total, 130 patients seront inclus dans cette étude dans 10 centres nationaux, donc 65 patients dans chaque groupe. La durée totale prévisionnelle de la recherche : 37 mois Période d’inclusions : 24 mois Durée de participation de chaque personne : 13 mois
Critères d'inclusion:
- Patient de plus de 18 ans
- Patient ayant lu le formulaire d'information et signé le consentement
- Patient couvert par une assurance maladie
- Reflux gastro-oesophagien avec symptôme typique de pyrosis, ou symptômes atypiques avec corrélation symptomatique clinique confirmés par Ph-Impédencemétrie préopératoire réalisée au cours des 6 derniers mois
- Reflux gastro-oesophagien évoluant depuis au moins 1 an, et réfractaire au traitement médical, qui se définit par la persistance des symptômes quotidiens liés au RGO malgré un IPP à 20 mg deux fois par jour associé à des sujets locaux et des mesures hygiéno-diététiques
- Manométrie haute résolution ) pour éliminer les troubles moteurs graves et rechercher l'hypotonie du sphincter inférieur de l'œsophage effectuée au cours des 6 derniers mois
- Oeso-gastro-duodénoscopie pour confirmer l'absence d'oesophagite sévère, de hernie hiatale et d'oesophage de Barret compliqué réalisée au cours des 3 derniers mois
Critères d'exclusion:
- Oesophagite gastro-duodénale de grade C (classification de Los Angeles), persistant malgré les soins médicaux traitement lors d'une gastroscopie préalable à l'inclusion ( 6 mois)
- Hernie hiatale > 2 cm à la gastroscopie préopératoire
- Œsophage de Barret > C0-M2 avec anomalies du soulagement ou confirmation d'un grade élevé dysplasie (2 endoscopies en 6 mois)
- Antécédents de chirurgie œsophagienne ou gastrique
- Trouble sévère de la motilité œsophagienne à la Manométrie haute résolution tel qu'une achalasie ou un trouble spastique (classification de Chicago) ; les troubles mineurs de la motilité peuvent être inclus
- Pas de compréhension de la langue française
- Patient sous tutelle ou curatelle
- Patient déjà inscrit à une recherche interventionnelle
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Cochin
Adresse :27 rue du Faubourg Saint Jacques
75679 PARIS CEDEX14
France