Les centres de santé sexuelle et d’IVG de l’AP-HP

Mis à jour le 07/09/2026

L’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) compte 17 centres de santé sexuelle, anciennement nommés « centres de planification et d’éducation familiale » ou « centres de contraception et d’interruption volontaire de grossesse ».

Ces centres de santé sexuelle et d'IVG proposent un accueil avec ou sans rendez-vous pour répondre à toutes les questions liées à la sexualité, la contraception, les interruptions volontaires de grossesse, le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) ou les violences.

Ces centres franciliens ont à cœur d’offrir une prise en charge bienveillante et respectueuse avec une volonté de défendre la liberté de choix, de prendre soin et de soulager autant que possible.

Prévention, information et dépistage dans les centres de santé sexuelle de l’AP-HP

Les centres de santé sexuelle et d’IVG de l’AP-HP sont ouverts à toutes les personnes, mineures et majeures. Ces structures prennent principalement en charge des patientes pour une demande d’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Elles proposent des consultations sur rendez-vous pour tout ce qui concerne la santé sexuelle :

  • écoute, information, prévention ;
  • contraception et contraception d'urgence – « pilule du lendemain » ;
  • suivi gynécologique et de contraception ;
  • vie relationnelle et affective ;
  • difficultés de la vie en famille ou en couple ;
  • prévention des violences.  

Selon le type de consultation, une prise en charge au secret et/ou gratuite est possible.

Lors des consultations, les usagers ayant une couverture sociale sont invités à se munir de leur carte Vitale, leur Aide Médicale d'État (AME) ou leur attestation de droits. Pour les personnes mineures, l'accord des parents n'est pas nécessaire.

Enfin, les centres de santé sexuelle de l’AP-HP assurent également des actions de prévention dans les collèges et les lycées.

Quelles sont les situations prises en charge dans les centres de santé sexuelle de l’AP-HP ? 

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est possible jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée (SA) en France, c’est-à-dire jusqu’à 16 semaines après le début des dernières règles.

Les mineures n’ont pas besoin d’autorisation parentale mais doivent être accompagnées par une personne majeure de leur choix. Les patientes, majeures et mineures, peuvent bénéficier du secret.

Le déroulement de la prise en charge peut varier selon le centre. À titre d’exemple de prise en charge : la patiente sera reçue en consultation par un médecin qui va recueillir les éléments médicaux et lui présenter les différentes méthodes d’IVG. Un entretien psychosocial peut être proposé par une conseillère conjugale et familiale et une infirmière réalise les examens complémentaires, si nécessaire.
La patiente peut être reçue seule ou venir accompagnée d'un proche, si elle le souhaite. L’IVG est ensuite programmée selon le choix de la patiente, en lui permettant de prendre le temps de réflexion nécessaire, dans les limites légales.

Il existe deux méthodes d’interruption volontaire de grossesse (IVG) :

  • L’IVG instrumentale (chirurgicale) peut être réalisée jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le premier jour des dernières règles. Elle se déroule au bloc opératoire ou en salle blanche, sous anesthésie générale ou locale. La technique instrumentale (chirurgicale) consiste en une aspiration de l'œuf, précédée d'une dilatation du col de l'utérus.
    Une consultation préopératoire doit avoir lieu avec le professionnel responsable du geste chirurgical et avec l’anesthésiste. Lors de cette consultation, le déroulement de l’intervention et les risques éventuels associés sont exposés à la patiente. Le geste en lui-même prend 15 minutes environ.
    L’hospitalisation dure d’une demi-journée à une journée en fonction du type d’anesthésie (locale ou générale).  
  • L’IVG médicamenteuse est possible jusqu’à sept semaines de grossesse soit neuf semaines après le début des dernières règles. L’IVG médicamenteuse peut se réaliser à domicile ou en hospitalisation de jour. Elle consiste à prendre deux médicaments : le premier sert à dilater le col de l’utérus et le second à provoquer l’expulsion de l’œuf.

Les infections sexuellement transmissibles (anciennement appelées MST) sont des infections d’origine parasitaires, bactériennes ou virales transmises par voie sexuelle, avec ou sans pénétration.
Toutes ces maladies sont curables (hormis l’infection au VIH) et sans séquelles, à condition d’être traitées suffisamment tôt. C’est pourquoi il est essentiel de les prévenir et de les dépister. En effet, des IST non traitées peuvent avoir des répercussions sur la santé, sur la vie sexuelle, sur la fertilité et même sur l’enfant à venir lorsqu’elles surviennent au cours de la grossesse.

Les IST les plus fréquentes sont :

  • bactériennes : la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et l'infection à mycoplasmes ;
  • virales : l’hépatite B, l’herpès génital, le VIH et le papillomavirus humain (VPH) ;
  • parasitaires : la trichomonase.

La contraception permet d’éviter une grossesse non désirée lors d’une relation sexuelle. Il existe différents moyens de contraception qui s’adressent aux femmes et aux hommes :

  • Les contraceptifs hormonaux, qui empêchent l’ovulation :
    • la pilule : sous forme de comprimés ;
    • les dispositifs intra-utérins (DIU) hormonaux, appelés « stérilets hormonaux » : sous forme de « T » et placés à l’intérieur de l’utérus ;
    • le patch : sous forme de patch que l’on colle sur la peau ;
    • l’implant : sous forme d’un bâton de petite taille que l’on insère sous la peau du bras.
  • Les contraceptifs non hormonaux, qui empêchent la fécondation :
    • le dispositif intra-utérin au cuivre, appelé « stérilet au cuivre » : sous forme de « T » et placé à l’intérieur de l’utérus ;
    • le préservatif externe (dit « masculin ») ou interne (dit « féminin ») ;
    • les spermicides (parfois accompagnés d’un diaphragme) : sous forme de gel ou ovule vaginal ;
    • la vasectomie ou ligature des trompes : ces méthodes de contraception sont permanentes.

Le choix de la contraception dépend du mode de vie et de la santé du patient. Certains moyens de contraception sont disponibles sans ordonnance. Certains contraceptifs sont sans avance de frais pour les moins de 26 ans : pilules de première ou de deuxième génération, implants, stérilets, certains préservatifs.

Les consultations des centres de santé sexuelle ont pour vocation d’écouter et d’informer les femmes et les hommes (même mineurs) ainsi que les couples sur les moyens de contraception à leur disposition.

La contraception d’urgence ne remplace pas une contraception régulière mais elle constitue une méthode de rattrapage à utiliser après un rapport sexuel, en cas de défaillance ou d’absence de contraception.

La contraception d’urgence hormonale se présente sous la forme d’un comprimé à prendre le plus tôt possible, dans un délai de 72 heures maximum après le rapport sexuel à risque. Elle est gratuite pour les mineures et s’obtient avec ou sans ordonnance en pharmacie, dans les centres de santé sexuelle et d’IVG ou auprès des infirmières scolaires.

Un stérilet (dispositif intra-utérin) au cuivre posé dans les cinq jours suivant le rapport non protégé est la contraception d’urgence la plus efficace.

Où trouver un centre de santé sexuelle ou un centre d'IVG de l'AP-HP ?

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