Mis à jour le 31/08/2026

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Étude AMUNDSEN : agir rapidement après un infarctus pour mieux contrôler le cholestérol

L’étude AMUNDSEN montre que l’administration précoce d’évolocumab, dès le début de la prise en charge de l’infarctus, permet de réduire plus rapidement et plus efficacement le LDL-cholestérol. Au bout d’un an, les patients ayant reçu de l’évolocumab étaient deux fois plus nombreux à atteindre l’objectif de LDL-cholestérol recommandé que ceux recevant le traitement habituel recommandé par la société européenne de Cardiologie.

Un infarctus du myocarde survient lorsqu’une artère qui alimente le cœur se bouche, empêchant le sang et l’oxygène d’atteindre correctement le muscle cardiaque. Une angioplastie coronaire est une intervention qui permet de rouvrir rapidement l’artère bloquée, généralement en y plaçant un petit dispositif appelé stent afin de maintenir la circulation sanguine. Les patients ayant subi un infarctus du myocarde présentent un risque particulièrement élevé de nouveaux événements cardiovasculaires, notamment au cours de la première année. 

L’étude AMUNDSEN avait pour objectif d’évaluer si l’administration de l’évolocumab avant l’angioplastie coronaire pouvait permettre à davantage de patients ayant subi un infarctus du myocarde d’atteindre leur objectif de LDL-cholestérol un an plus tard. L’étude cherchait également à déterminer si cette stratégie pouvait apporter un bénéfice cardiovasculaire dès les premiers mois, en complément des bénéfices à long terme associés à une diminution durable du LDL-cholestérol. 

L’étude a été menée entre septembre 2021 et mai 2025 dans 48 centres de six pays et a inclus 2 161 patients, âgés en moyenne de 67 ans, ayant tous un infarctus aigu du myocarde et présentant au moins un facteur de risque élevé. Ils ont été randomisés en deux groupes : le premier a reçu immédiatement de l’évolocumab avant l’angioplastie, en complément des soins et médicaments habituels, tandis que le second a reçu les soins et médicament habituels comme recommandé actuellement. Les patients ont été suivis pendant un an, avec des mesures de leur taux de LDL-cholestérol à six semaines, six mois, neuf mois et 12 mois. L’objectif principal était d’évaluer la capacité à atteindre, à 12 mois, une réduction d’au moins 50 % du LDL-cholestérol par rapport au niveau initial et d’obtenir un taux inférieur à 55 mg/dL. 

Les résultats de l'étude ont suggérer que l’évolocumab permet de réduire rapidement et durablement le LDL-cholestérol après un infarctus, mais que les bénéfices cardiovasculaires liés à cette diminution pourraient nécessiter une durée d’exposition plus longue à un faible taux de LDL-cholestérol pour se manifester. L’étude ne met donc pas en évidence de bénéfice cardiovasculaire immédiat indépendant de la baisse du cholestérol.

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