Mis à jour le 10/09/2026

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Vaccination contre le Covid-19 et immunothérapie : une étude française nuance le bénéfice sur la survie des patients atteints de cancer

De récents travaux suggéraient que la vaccination contre le Covid-19 pourrait renforcer l’efficacité de l’immunothérapie chez les patients atteints de cancer et améliorer leur survie. Pour évaluer cette hypothèse à l’échelle nationale, une étude française menée par l’AP-HP, a analysé les données de santé de plus de 95 000 patients ayant débuté une immunothérapie, en étudiant l’association entre vaccination contre le Covid-19 et survie. Les résultats montrent une meilleure survie à court terme chez les patients vaccinés. Toutefois, cet effet reste modeste et transitoire et est également observé avec d’autres vaccins de l’adulte. Il pourrait donc s’expliquer davantage par les caractéristiques des personnes vaccinées que par un effet spécifique des vaccins à ARNm sur l’efficacité de l’immunothérapie. Les résultats de cette étude ont fait l’objet d’une publication parue le 10 septembre dans la revue Nature Medicine.

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) ont transformé le traitement de nombreux cancers avancés en permettant au système immunitaire de mieux reconnaître et combattre les cellules tumorales. Des travaux récents avaient suggéré que la vaccination contre le Covid-19, notamment par vaccin à ARN messager (ARNm), pourrait renforcer l’efficacité de ces traitements.

Pour vérifier cette hypothèse dans une population beaucoup plus large, des chercheurs de l’AP-HP ont analysé les données du Système national des données de santé (SNDS) de 95 015 adultes ayant commencé une immunothérapie entre décembre 2020 et mars 2023. Ils ont étudié l’association entre une vaccination contre la COVID-19 dans les 100 jours précédant ou suivant le début de l’immunothérapie et la survie des patients.

Les résultats montrent une mortalité plus faible chez les patients vaccinés par ARNm au cours des premiers mois suivant le début de l’immunothérapie. Lorsque la vaccination avait eu lieu avant le traitement, le risque de décès était inférieur d’environ 10 % à un et trois mois. Après le début du traitement, il était inférieur d’environ 16 % à trois mois et de 14 % à six mois. Cette association reste cependant modeste, transitoire et également observée avec d’autres vaccins de l’adulte. Elle ne permet donc pas de conclure à un effet anticancéreux spécifique des vaccins à ARNm contre le Covid-19.

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

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