Apport de la xylocaïne intraveineuse dans une stratégie d’épargne morphinique lors de la crise vaso-occlusive de la drépanocytose

LIDOVOC

Promoteur

CHU Nantes

Investigateur coordinateur

DOCTEUR AGBAKOU Maïté

Centre coordonnateur

Centre Hospitalier Universitaire Nantes

Population

Patients

Statut de l’essai

Inclusions en cours

À propos

Contexte et justification de la recherche Cette étude porte sur l’utilisation de la lidocaïne pour soulager la douleur des patients drépanocytaires adultes, hospitalisés en réanimation ou en unité de soins continus, lors de crises vaso-occlusives. Chez les patients atteints de drépanocytose, certaines situations telles que le stress, l’effort, la fièvre ou la déshydratation, peuvent provoquer une modification de la forme des globules rouges. Ceux-ci prennent alors une forme rigide, appelée « en faucille », ce qui perturbe leur circulation dans les vaisseaux sanguins et entraîne des blocages dans les petits vaisseaux. Ces blocages déclenchent une réaction inflammatoire à l’origine de douleurs très intenses, souvent localisées au niveau des os, c’est ce qu’on appelle une crise vaso-occlusive. Le traitement habituel de la douleur pendant une crise vaso-occlusive repose sur l’utilisation de plusieurs médicaments, y compris des opioïdes comme la morphine. Toutefois, même avec ces traitements, la douleur reste souvent difficile à soulager. De plus, la morphine administrée à forte dose peut provoquer des effets indésirables, tels que des démangeaisons, un état de confusion, des nausées, une rétention d’urine, une constipation ou une accoutumance. Elle peut également altérer la respiration et augmenter le risque de survenue du syndrome thoracique aigu, une complication notable de la drépanocytose. La lidocaïne est un médicament anesthésique largement utilisé à travers le monde. Elle est souvent administrée par voie sous-cutanée (sous la peau) pour l’anesthésie locale, mais elle peut aussi être administrée par perfusion intraveineuse pour soulager les douleurs après une opération. La lidocaïne en perfusion a peu été étudiée dans la drépanocytose. Des études ont montré qu'elle pouvait réduire la consommation d'opioïdes et les douleurs lors des crises vaso-occlusives d’enfants et adolescents, avec une bonne tolérance et peu d'effets secondaires. Cependant, ces études sont limitées par leur petite taille et la nécessité de plus de données pour confirmer ces résultats. Nous souhaitons évaluer si l’ajout de lidocaïne aux traitements antalgiques habituels permet de mieux contrôler la douleur pendant les crises vaso-occlusives. Nous faisons l’hypothèse que cela pourrait améliorer le contrôle de la douleur et réduire les doses de morphine et ainsi limiter les effets secondaires liés à son utilisation. Présentation de la recherche L’objectif de cette recherche est d’évaluer l’effet de la lidocaïne, lorsqu’elle est ajoutée aux traitements contre la douleur, utilisés habituellement pendant les crises vaso-occlusives. La recherche est réalisée dans plusieurs centres hospitaliers en France et a pour objectif d’inclure 104 patients. Les participants à l’étude sont des adultes atteints de drépanocytose et hospitalisés en réanimation ou en unité de soins continus pour une crise vaso-occlusive sévère. Cela signifie que leur crise est assez grave pour nécessiter de la morphine en perfusion ou qu’ils souffrent d'un syndrome thoracique aigu. Nous comparons la lidocaïne à un placebo. Un placebo est une substance sans effet, dans ce cas, il s’agira de sérum physiologique. Pour cela, les personnes qui participent à l’étude sont réparties en deux groupes. La moitié des participants reçoit de la lidocaïne, et l’autre moitié reçoit le placebo. Le groupe auquel vous appartenez a été choisi au hasard (par tirage au sort). Ni vous, ni le médecin ne sauront si vous avez reçu la lidocaïne ou le placebo, seul le pharmacien connaît cette information. Cela permet aux investigateurs d’être plus objectifs lorsqu’ils évaluent les effets du traitement. Nous mesurerons l’efficacité de la lidocaïne en quantifiant la quantité de morphine utilisée par les patients durant leur séjour en réanimation, et en comparant cette quantité totale entre chaque groupe. D’autres éléments seront également observés, comme la durée de votre séjour en réanimation ou à l’hôpital, ainsi que la tolérance du traitement, c’est-à-dire les éventuels effets secondaires qui pourraient survenir.

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    4 rue de la Chine
    75970 PARIS CEDEX20
    France

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