Prévention des érysipèles récidivants de jambe : Traitement par Compression vs Antibiotiques
PRESENT
CHRU Tours
VAILLANT Loïc
Centre Hospitalier Régional Universitaire Tours
Patients
Inclusions en cours
À propos
Objectif de l’étude : L’érysipèle est une infection cutanée due à une bactérie : le streptocoque. L’érysipèle se manifeste de façon brutale par de la fièvre, des frissons ou un malaise général (un peu comme la grippe, mais sans signes respiratoires) accompagné immédiatement ou dans les heures qui suivent par une plaque rouge, chaude, douloureuse de la peau d’une jambe, qui s’étend progressivement. Le facteur de risque d’érysipèle le plus fréquent est un œdème, notamment lymphatique. L’érysipèle se traite rapidement par antibiotiques (amoxicilline ou pristinamycine) pendant 7 jours (traitement de la phase aigüe). La complication la plus fréquente de l’érysipèle est la récidive. Elle survient dans 30 à 50% des cas d’érysipèle. L’œdème, notamment lymphatique, favorise une récidive d’érysipèle. Actuellement les modalités de prise en charge pour éviter les récidives sont : 1) Utilisation de pénicilline V (Oracilline®) pour une longue durée (car l’effet protecteur disparait à l’arrêt du traitement), 2) Ou port d’une compression du membre atteint (qui diminue l’œdème et améliore la circulation lymphatique ce qui diminue de façon importante le risque de faire un érysipèle). Des études ont validé chacune de ces 2 options. Mais aucune étude n’a comparé à ce jour ces différentes modalités de prise en charge. Or l’utilisation des antibiotiques pour une longue durée n’est pas anodine car cela peut donner des effets secondaires (allergie, symptômes digestifs) certes rares, et entrainer aussi des modifications du microbiote intestinal. L’impact de la pénicilline pour une longue durée, sur le microbiote intestinal des malades n’est pas encore bien connu, ni son retentissement pour une longue durée sur la santé des populations. De plus on sait que la fréquence d’utilisation des antibiotiques dans une population est un facteur de risque de survenue de résistance de certaines bactéries à l’antibiotique utilisé. Ainsi le but de la recherche que nous vous proposons est de savoir s’il est possible de se passer de pénicilline (dans un 1er temps au moins) pour éviter les récidives d’érysipèle en utilisant de façon systématique et sans antibiotiques une compression supervisée et adaptée par bas à varices. Cette étude est proposée à des malades qui, comme vous, ont déjà fait des érysipèles. Il faudra aussi que vous puissiez porter des bas à varices et ne pas avoir d’allergie à la pénicilline. Ainsi, afin de répondre à l’objectif de la recherche, nous allons comparer un groupe de malades qui portera des bas à varices comme seule prévention des récidives d’érysipèles, et un autre groupe qui portera les bas à varices et prendra également un traitement par pénicilline (deux comprimés d’Oracilline® 1 000 000 UI tous les jours pendant un an).
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Henri Mondor-Albert Chenevier
Adresse :51 avenue Mal de Lattre de Tassigny
94010 CRETEIL CEDEX
France
AP-HP - Hôpital La Pitié-Salpêtrière
Adresse :47 boulevard de l'Hôpital
75651 PARIS CEDEX13
FranceAP-HP - Hôpital Saint Antoine
Adresse :184 rue du Faubourg Saint Antoine
75571 PARIS CEDEX12
FranceAP-HP - Hôpital Saint Louis
Adresse :1 avenue Claude Vellefaux
75475 PARIS CEDEX10
France