Mis à jour le 30/04/2026

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Résistance aux antibiotiques : une nouvelle piste grâce à l’étude du microbiote intestinal

Les résultats de l’étude Arcmi menée par les équipes du CHU de Nantes en collaboration avec l’hôpital Bichat - Claude-Bernard AP-HP et l’Inserm montrent l’importance de la diversité des gènes de résistance aux antibiotiques présents dans le microbiote intestinal dans la protection contre l’acquisition d’une bactérie résistante. Ces résultats tout à fait nouveaux ouvrent la voie à des traitements personnalisés afin de limiter les dommages collatéraux des antibiotiques.

Exposition aux antibiotiques

L’exposition aux antibiotiques est connue pour accroitre le risque d’acquisition d’une bactérie résistante, augmentant ainsi le risque de développer une infection. L’étude Arcmi visait à étudier la proportion de patients qui acquiert une bactérie productrice de bêta lactamases à spectre étendu (une enzyme qui rend la bactérie résistante à certains antibiotiques très utilisés pour traiter les infections sévères) après la prise de l’antibiotique Ceftriaxone. 

 

Une étude pour mieux comprendre les mécanismes de résistance

Les résultats de l’étude Arcmi démontrent que : 

• 15% des patients ont acquis la bactérie multirésistante à 30j ; 
• la composition du microbiote n’est pas différente à J0 entre les patients qui développent la bactérie multirésistante et ceux qui ne la développent pas ;
• l’exposition à l’antibiotique Ceftriaxone a induit une réduction profonde et durable de la richesse et de la diversité microbiennes chez tous les patients ; 
• les patients qui n’ont pas acquis la bactérie multirésistante présentaient à J0 un répertoire significativement plus riche et plus diversifié de gènes codant pour l’enzyme (bêta-lactamases) qui dégrade l’antibiotique. 

 

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

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