Identification de marqueurs permettant de prédire le risque de mort subite cardiaque chez les patients présentant une fraction d’éjection ventriculaire gauche modérément altérée dans le cadre d’une cardiomyopathie ischémique.
ODISSEY
CHU Clermont-Ferrand
ESCHALIER Romain
Centre Hospitalier Universitaire Clermont-Ferrand
Inclusions en cours
À propos
Contexte et justification de la recherche Bien que les avancées dans les traitements et la prise en charge des patients aient considérablement amélioré le pronostic post-infarctus, le risque de mort subite reste une préoccupation majeure. La mort subite cardiaque (MSC) se définit comme un décès inattendu survenant dans l'heure suivant l'apparition des symptômes, souvent d'origine arythmique. Chez les patients ayant survécu à un infarctus du myocarde, la mort subite représente une menace persistante. Ce risque est souvent associé à des complications telles que la dysfonction ventriculaire gauche, les arythmies ventriculaires malignes, et les altérations structurelles du myocarde, qui peuvent toutes favoriser l'apparition d'événements cardiaques fatals. Parmi les facteurs de risque identifiés, la fraction d'éjection réduite du ventricule gauche, les antécédents d'arythmies ventriculaires et la présence de zones cicatricielles étendues* au niveau du myocarde sont particulièrement significatifs. L'évaluation du risque de MSC chez les patients post-infarctus est cruciale pour déterminer les stratégies de prévention appropriées, telle que l'implantation de défibrillateurs automatiques implantables (DAI). Les outils d'évaluation sont variés mais actuellement seule la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) < 35% est identifiée et validée. Cependant, cette stratification du risque n’est pas satisfaisante du fait notamment de MSC chez des patients aux antécédents d’infarctus du myocarde avec une FEVG modérément altérée (entre 35 et 50%). Bien que le traitement initial de l'infarctus du myocarde soit essentiel pour la survie immédiate du patient, la gestion du risque de mort subite à long terme demeure un défi clinique important. Une approche multiparamétrique est nécessaire pour optimiser le pronostic et prévenir les décès prématurés chez ces patients. Présentation de la recherche Cette étude s’adresse aux patients ayant présentés un infarctus du myocarde, au moins 40 jours auparavant avec une FEVG comprise entre 35 et 50%. Si vous acceptez de participer à cette recherche vous bénéficierez d’une IRM myocardique, d’une échocardiographie transthoracique (ETT), d’un Electrocardiogramme (ECG), d’un prélèvement biologique avec création d’une sérothèque pour explorer la fibrose myocardique et les biomarqueurs inflammatoires, d’un prélèvement génétique, d’un Holter ECG et de l’implantation d’un holter implantable (LUX-DxTM ICM, Boston Scientific). Les différents marqueurs récoltés (fibrose myocardique, biomarqueurs inflammatoires et le prélèvement génétique) vont nous permettre la création d’un score de risque de prédiction du risque de mort subite.
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Europeen Georges Pompidou
Adresse :20 rue Leblanc
75908 PARIS CEDEX15
France