Impact d’une stratégie anesthésique spécifique sur la stabilité hémodynamique peropératoire pendant la procédure de prélèvement multi-organes chez le donneur décédé en mort encéphalique : Essai clinique randomisé contrôlé multicentrique en ouvert

ATROPINE

Promoteur

CHU Grenoble Alpes

Investigateur coordonnateur

CHAMPIGNEULLE Benoit

Centre coordonnateur

Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble

Statut de l’essai

Inclusions en cours

À propos

Contexte et justification de la recherche Lors de l’intervention chirurgicale de prélèvement d’organe(s), des variations importantes de la tension artérielle peuvent survenir, et nécessiter une intervention thérapeutique de la part de l’équipe d’anesthésie. Ces manifestations sont la conséquence d’un réflexe au niveau de la moelle épinière qui persiste après le décès. Ces variations de tension artérielle sont susceptibles d’impacter le futur fonctionnement des greffons. Si la mise en œuvre d’une anesthésie au sens stricte du terme n’est pas requise (c’est à dire l’utilisation de médicaments dans le but de supprimer la douleur et la conscience) lors de la chirurgie de prélèvement d’organes puisque le donneur est mort, certaines classes de médicaments anesthésiques pourraient aider à contrôler ces variations reflexes de tension artérielle. Ces classes médicamenteuses sont : - Les morphinomimétiques (médicaments similaires à la morphine, le plus utilisé actuellement en France au bloc opératoire et en réanimation est le sufentanil). - Les agents halogénés (médicament sous forme de gaz utilisé par voie respiratoire, dont le chef de file en France est le sévoflurane). Actuellement, comme le montre les enquêtes de pratique, la prise en charge varie en France en fonction des équipes d’anesthésie entre utilisation de morphinomimétiques, utilisation d’agents halogénés, ou l’absence d’utilisation de ces deux classes médicamenteuses, lors de la prise en charge d’un donneur décédé en mort encéphalique au bloc opératoire. Cependant, les recherches conduites jusqu’à maintenant ne permettent pas de dire avec certitude quelle stratégie est la meilleure pour assurer une bonne stabilité de la circulation sanguine pendant le prélèvement d’organes. On ne sait pas si l’utilisation d’agents halogénés (sévoflurane), de médicaments dérivés de la morphine (sufentanil), ou l’absence d’utilisation de ces deux classes de médicament est la meilleure option. Il existe des raisons de penser que les gaz halogénés pourraient aider à stabiliser la tension artérielle pendant l’opération. Cette hypothèse va être testée grâce à cette étude que nous proposons, où trois groupes de donneurs décédés en mort encéphalique seront comparés : un groupe recevant des agents halogénés, un autre recevant des médicaments de type morphine, et un troisième ne recevant aucun de ces médicaments. C’est la première fois qu’une telle étude est menée pour évaluer si l’utilisation de ces médicaments pendant une telle opération est vraiment utile. Les résultats permettront de savoir si ces produits doivent être utilisés ou non lors de ces procédures, ce qui pourrait améliorer les pratiques médicales et garantir une meilleure qualité des futurs greffons. Cela permettra également de renforcer les recommandations pour la prise en charge des donneurs décédés dans le futur. Présentation de la recherche L'objectif de l'étude est de montrer que l'utilisation d'agents halogénés pendant la procédure de prélèvement d'organes chez les donneurs décédés en mort encéphalique permettrait une meilleure stabilité de la tension artérielle par rapport à deux autres options : utiliser des médicaments morphinomimétiques (sufentanil) ou ne pas utiliser ni d’agent halogéné, ni morphinomimétiques. Les autres objectifs de l’étude incluent notamment : - une description de la prise en charge globale au bloc opératoire, - des analyses de la variation de la tension artérielle, ainsi que du temps passé avec une tension artérielle trop basse, - une comparaison entre chaque groupe de la quantité de médicaments appelés catécholamines (permettant le maintien de la tension artérielle) et de la quantité de liquides administrés en perfusion pendant l’opération, - comparer la proportion d’organes greffés présentant une défaillance immédiate après la transplantation (coeur, poumons, foie, reins) dans chaque groupe, - comparer, dans le cadre d’une étude ancillaire au projet principal, le devenir à 1 an des organes greffés chez les receveurs. Il s’agit d’une étude prospective, interventionnelle, multicentrique, contrôlée, randomisée en trois groupes parallèles, en ouvert. Nous souhaitons inclure au total 270 sujets sur plusieurs centres hospitaliers français.

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Établissement(s) recruteur(s)

  • AP-HP - Hôpital Saint Louis

    Adresse :

    1 avenue Claude Vellefaux
    75475 PARIS CEDEX10
    France

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