Syndrome polyuro-polydipsique de l’enfant : intérêt du dosage de la copeptine après stimulation par arginine dans le diagnostic différentiel entre diabète insipide central et polydipsie primaire :
COPEPCHILD
AP-HM
PR REYNAUD Rachel
Assistance publique - Hôpitaux de Marseille
Patients
Inclusions en cours
À propos
Contexte et justification de la recherche Vous présentez une production d’urines importantes (polyurie) et très diluées associée à une prise de boisson importante définissant (polydypsie) un syndrome polyuro-polydipsique (SPUPD). Les causes probables de ce syndrome sont les suivantes : 1) La polydipsie primaire (PP) : vous urinez beaucoup car vous avez une consommation excessive d’eau. 2) Le déficit en arginine/vasopressine, autrefois appelé diabète insipide central, qui est lié à une sécrétion insuffisante de l’hormone antidiurétique, la vasopressine (AVP). Cette hormone réduit l’élimination de l’eau par les reins et diminue donc la production d’urine. Vous urinez beaucoup et pour compenser cette polyurie, vous devez boire pour ne pas vous déshydrater (polydipsie secondaire). Le traitement résidera à donner cette hormone AVP 3) La résistance à l’AVP, autrefois nommée diabète insipide néphrogénique, qui est liée à une insensibilité à l'AVP. Le corps ne réagit plus à l’action de l’AVP et ne limite plus la perte d’eau par les reins. Vous urinez beaucoup et pour compenser cette polyurie, vous devez boire pour ne pas vous déshydrater (polydipsie secondaire). Le traitement ne comprendra pas l’administration de l’hormone AVP. Le dosage de l’arginine/vasopressine dans le sang est difficile et n’est pas pertinent chez l’enfant car il est long à réaliser et nécessite de prélever un volume important de sang. Ainsi il ne permet pas de pouvoir identifier les différentes causes du SPUPD. Actuellement la distinction entre ces 3 situations se fait par la réalisation d’un test de restriction hydrique d’une durée de 4 à 10 heures, qui peut être difficile à tolérer pour certains et qui nécessite une surveillance médicale en raison d’un risque de déshydratation. Nous avons pour but d’améliorer la démarche diagnostique dans ce contexte, en s’affranchissant complètement de la réalisation du test de restriction hydrique. Pour cela nous étudions les performances diagnostiques d’un nouveau marqueur biologique : la copeptine. Lors de la synthèse de l’AVP, le corps produit également la copeptine en même quantité. La copeptine est facile à doser et permet de bien connaitre la production d’AVP. Ce nouveau marqueur biologique est facile à doser à partir d’un prélèvement sanguin de faible volume et par un test rapide à réaliser. La copeptine est un outil diagnostic validé dans le SPUPD de l'adulte, ce qui a permis d’éliminer le test de restriction hydrique dans la démarche diagnostique de l’adulte. Chez l'enfant, les valeurs basales de la copeptine permettent de diagnostiquer la résistance à l’AVP et d'exclure un déficit en AVP complet. Cependant si la copeptine basale est très basse, il reste difficile de différencier une polydipsie primaire ou un déficit partiel en AVP. Lorsque l’on ne peut pas conclure, un test de stimulation de la sécrétion de la copeptine peut être réalisé : le test à l’arginine. APHM- COPEPCHILD – IDRCB : 2024-A00905- 42- NI-FE Poursuite Version n° 1.3 du 19/12/2024 3 L’arginine est un acide aminé, naturellement actif dans l'organisme et élément de base de nos protéines qui a la capacité de stimuler les secrétions hormonales hypophysaires. Le test à l’arginine est un test connu et utilisé depuis les années 1980 chez l’enfant pour diagnostiquer le déficit en hormone de croissance. Il s’agit d’un test simple, rapide (réalisable en 2 heures) et bien toléré. Chez l'adulte, la mesure de la copeptine basale et après stimulation par l’arginine est maintenant un outil diagnostique validé pour le SPUPD. Le test de restriction hydrique n’est plus recommandé. Chez l'enfant, la mesure de la copeptine basale peut permettre de diagnostiquer la résistance à l'AVP et d'exclure un déficit complet en AVP. Cependant, l’utilisation du test de sécrétion de l’AVP par l’arginine doit être validée comme cela a été fait pour les patients adultes pour pouvoir remplacer le test de restriction hydrique. Nous proposons de maintenir votre participation à une étude de recherche clinique nationale appelée Etude COPEPCHILD. L’objectif de cette étude est d’évaluer les performances du dosage de copeptine stimulée par l’arginine pour différencier les causes de SPUPD chez l’enfant. Présentation de la recherche Les enfants et adolescents âgés de 2 à moins de 18 ans pris en charge dans un des centres investigateurs français pour une première exploration de SPUPD sont susceptibles de pouvoir participer à cette étude. La durée de participation au protocole sera de 10 semaines maximum. Cette étude prévoit d’inclure 148 patients. L’objectif principal de l’étude est de pouvoir identifier la valeur seuil de copeptine stimulée par l’arginine permettant la meilleure discrimination entre les diagnostics de PP et déficit en AVP dans le SPUPD de l'enfant. Les objectifs secondaires sont d’évaluer d’une part les capacités discriminantes du test de stimulation à l'arginine entre la PP et le déficit en AVP dans le SPUPD de l'enfant et d’autre part la rentabilité d'un nouvel algorithme décisionnel pour le diagnostic différentiel du SPUPD de l'enfant et enfin évaluer l'impact du volume de perfusion sur la sécrétion de copeptine. Dans cette étude, la sécrétion de copeptine est stimulée par l’administration d’arginine. L’arginine est administrée en perfusion par voie veineuse périphérique
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Armand Trousseau-La Roche Guyon
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75571 PARIS CEDEX12
FranceAP-HP - Hôpital Bicêtre
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FranceAP-HP - Hôpital Necker-Enfants Malades
Adresse :149 rue de Sèvres
75743 PARIS CEDEX15
FranceAP-HP - Hôpital Robert Debré
Adresse :48 boulevard Serrurier
75019 PARIS
France