Santé mentale des internes : écoutons-nous

Mis à jour le 19/10/2026

L’internat est une période riche en apprentissages, mais aussi une période exigeante. Alternance des stages, rythme soutenu, responsabilités croissantes, confrontation à des situations médicales complexes ou émotionnellement éprouvantes. Ces réalités peuvent dans certaines conditions avoir un impact sur votre équilibre personnel et votre santé mentale.

Mieux comprendre la santé mentale

La santé mentale correspond à un état émotionnel, psychique à un moment donné. Tout au long de la vie, cet état peut varier du bien-être au mal-être et vice versa.

 

Mieux comprendre la santé mentale permet de détecter chez soi ou chez les autres les premiers signes de difficulté et de s’autoriser à demander de l’aide.

Pour cela, il est essentiel de ne pas minimiser les signaux d’alerte, qu’ils soient d’ordre :

  • psychologiques : anxiété, tristesse, irritabilité, perte de confiance en soi, dévalorisation, difficulté à prendre des décisions, difficulté de concentration, fatigue intense ;
  • comportementaux : démotivation, repli sur soi, perte de goût pour les activités habituelles, discours pessimiste, impulsivité, comportement agressif envers les autres ou soi-même, conduites à risque ; 
  • physiques : prise ou perte de poids rapide et importante, palpitations cardiaques, tremblements, négligence inhabituelle de son hygiène et/ou de son apparence physique.

Les signaux qui indiquent des troubles de la santé mentale peuvent être plus ou moins visibles mais ils doivent toujours alerter, surtout s'ils se manifestent de manière combinée, intense et /ou durable.

Selon l’association Premiers secours en santé mentale (PSSM) France, un trouble psychique est une pathologie durable qui affecte le raisonnement, l’état émotionnel et le comportement d’une personne, et qui peut altérer sa capacité à travailler, à accomplir les tâches de la vie quotidienne ou à entretenir des relations personnelles satisfaisantes. Il en existe quatre grands types :

  • troubles anxieux ; 

  • troubles dépressifs et bipolaires ;

  • troubles psychotiques ; 

  • troubles liés à l’usage de substances.

Il n’est pas rare que ces troubles soient associés. Par exemple, une personne souffrant de troubles anxieux peut également présenter une dépression.

 

>> Ne pas avoir de trouble psychique ne signifie pas forcément être en bonne santé mentale : le stress, l’épuisement, des difficultés personnelles ou professionnelles peuvent altérer temporairement le bien-être psychique.

>> Avoir un trouble psychique ne signifie pas nécessairement être en mauvaise santé mentale : une personne peut être stabilisée, accompagnée par des professionnels et conserver une bonne qualité de vie.

 

Agir pour soi et pour ses co-internes

Dans un environnement exigeant, où l’on apprend à être performant, disponible pour les patients et endurant face aux contraintes du quotidien, il peut sembler difficile de parler de ses difficultés.

 

Affiche-interne santé mentale

Je suis moi-même concerné

Si vous traversez une période difficile et que vous ressentez un mal-être psychique intense et / ou durable, sachez que vous n’êtes pas seul et qu’il existe des solutions.

Quelques premières pistes peuvent aider :

  • ne restez pas seul : échangez avec une personne de confiance (proche, co-interne, collègue, encadrant) ;

  • parlez-en à un professionnel de santé, notamment votre médecin traitant, qui pourra vous écouter, vous conseiller et vous orienter vers un accompagnement adapté.

 

Je m’inquiète pour une ou un co-interne

Si vous pensez qu’un co-interne traverse une période de souffrance psychique, certains conseils peuvent vous aider à adopter une posture adaptée : 

  • prendre le temps d’échanger avec elle ou lui, dans un endroit calme, propice au dialogue, écouter activement sans juger, sans minimiser ses difficultés ou comparer son vécu à celui des autres ;

  • faire preuve d’empathie : « Je comprends que ce soit difficile », valider ses émotions : « Ce que tu ressens est normal », rassurer sans fausses promesses : « Il existe des professionnels qui peuvent t’aider » ;

  • l’encourager à solliciter un professionnel de santé parmi les ressources disponibles à l’AP-HP ou en- dehors ;

  • l’encourager à préserver son équilibre personnel (repos, proches, activités ressourçantes, etc.) ;

  • l’encourager à ne pas rester seul.

 

Trouver de l'aide à l'AP-HP

Quelques premières pistes peuvent aider :

  • ne restez pas seul : échangez avec une personne de confiance (proche, co-interne, collègue, encadrant) ;

  • parlez-en à un professionnel de santé, notamment votre médecin traitant, qui pourra vous écouter, vous conseiller et vous orienter vers un accompagnement adapté.

 

En cas d’urgence :

Si vous avez des pensées suicidaires, si vous craignez de passer à l’acte ou si vous êtes témoin d’une situation présentant un risque suicidaire :

> Rendez vous au service d’accueil des urgences (SAU) de votre site ;

> S’il n’y a pas de SAU sur le site, appelez les secours :

  • 15 – SAMU 
  • 18 – Pompiers

 

Des ressources pour les étudiants et les internes

 

Le Syndicat des internes des hôpitaux de Paris (SIHP) a mis en place SOS SIHP, une cellule de soutien psychologique qui propose écoute et accompagnement aux internes rencontrant des difficultés personnelles ou professionnelles.

Vous pouvez contacter SOS SIHP pour :

  • être écouté dans un cadre confidentiel ;

  • échanger sur une situation difficile liée à votre internat ou à votre vie personnelle ;

  • être orienté vers les ressources adaptées.

3040 : Coordination nationale d'aide aux étudiants (Cnaé) pour écouter et orienter tous les étudiants en situation de mal-être vers des dispositifs adaptés, mais également pour les accompagner dans leurs démarches en cas de signalement de situations de violence, de harcèlement ou de discrimination. Du lundi au vendredi de 10 h à 21 h ; samedi de 10 h à 14 h ; service également accessible par mail à l'adresse 3040@enseignementsup.gouv.fr

 

Pour tous les professionnels de l'AP-HP, une ligne d'écoute :

Grâce à une convention avec la Maison des soignants, des services en libre accès et des ressources en accès privilégié sont également prévues pour tous les professionnels de l'AP-HP.

Pour y accéder, il vous suffit de créer un compte sur le site de la Maison des soignants.

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